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5 - Quelles ressources et quels soutiens pour accompagner les têtes de cordée ?

5 - Quelles ressources et quels soutiens pour accompagner les têtes de cordée ?

1ère publication : 7.04.2021 - Mise à jour : 3.05.2021
5.1 Les ressources

Des financements ministériels sont dédiés aux cordées de la réussite. Trois ministères participent au financement du dispositif : le MESRI, le MENJS et le ministère chargé de la ville, par l'intermédiaire de l'agence nationale pour la cohésion des territoires (ANCT). Les têtes de cordées, y compris lorsqu'il s'agit de lycées avec CPGE/STS, sont financées par :


  • le budget du MESRI (programme 231), d'un montant annuel d'1,5M€. Le plan de relance affecte 1M€ supplémentaire annuel pour l'année 2021 et 2022,
  • le budget géré par les services politique de la ville qui permet de cofinancer le projet dans son ensemble pour les bénéficiaires issus d'un QPV, dans une logique de valorisation de la diversification des cordées notamment en cités éducatives et d'un effort de développement des cordées de la réussite dans les lycées professionnels.

 

Le budget géré par le MESRI permet :

  • de rembourser les frais de déplacement engagés par les étudiants tuteurs dans le cadre de leurs interventions (pour rejoindre le collège ou le lycée et rencontrer l'élève tutoré ou pour animer un atelier, pour se rendre dans un musée ou une entreprise dans lesquels sont organisées des visites...),
  • de financer des indemnités de rémunération des personnels de la tête de cordée qui interviennent dans le cadre du programme arrêté avec le collège ou le lycée (ex. organisation d'un atelier de découverte disciplinaire, formation/encadrement/suivi des étudiants tuteurs, gestion administrative et budgétaire du programme, conception/réalisation de l'évaluation du dispositif...).


 Nota : lorsque la tête de cordée est un lycée avec des CPGE et/ou STS, la rémunération complémentaire liée à l'activité au sein de la cordée de la réussite est prise en charge par le programme 141 géré par le MENJS, dans le cadre des indemnités pour mission particulière (IMP).

 

Le budget géré par les services politique de la ville permet de cofinancer le projet dans son ensemble pour les bénéficiaires issus ou scolarisés en établissement situé à moins de 300 mètres d'un QPV, dans une logique de valorisation de la diversification des cordées notamment en cités éducatives et d'un effort de développement des cordées lycées professionnels. Ces crédits sont alloués dans le cadre d'une demande de subvention spécifique qui donne lieu à la signature d'une convention

 

Le budget mobilisé par le MENJS est exclusivement destiné aux collèges et lycées encordés.

 

L'ensemble de ces budgets pourront ainsi participer au financement du programme établi conjointement par l'établissement encordé et la tête de cordée. 

 

Les budgets sont ventilés en commission régionale, par les académies pour les crédits émanant du MESRI et du MENJS, et par la Direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS) pour les financements politique de la ville.

 

Un appel à projet commun à l'échelle de la région académique est établi chaque année par le recteur de la région académique et le préfet de région, en lien avec les recteurs d'académie et les DREETS. Une commission régionale examine les dossiers présentés conjointement par l'établissement encordé et la tête de cordée.


La validation du programme porte sur 3 ans, afin de permettre aux parties prenantes de s'engager dans la durée et aux élèves de bénéficier d'une continuité dans leur parcours. Le budget est versé chaque année.

 

Chaque dossier comporte notamment :
 

  • un programme d'actions accompagné des besoins budgétaires correspondants,
  • le nombre d'élèves concernés, et notamment ceux issus de quartier prioritaire de la ville (QPV) ou en zone rurale isolée
  • le nombre d'étudiants tuteurs,
  • les cofinancements lorsqu'il y a lieu,
  • les ressources humaines à prévoir,
  • l'articulation de la cordée de la réussite avec le projet de l'établissement encordé et notamment en matière d'accompagnement à l'orientation,
  • une demande de subvention déposée au titre de la politique de la ville sur le portail de gestion « Dauphin » si le projet concerne des bénéficiaires issus des QPV.

 

L'académie affecte d'une part à l'EPLE et d'autre part à l'établissement d'enseignement supérieur les sommes correspondant aux actions retenues.

La DREETS ventile les crédits en direction des établissements têtes de cordées pour l'ensemble du projet présenté conjointement par l'établissement tête de cordé et celui ou ceux encordés dans une logique de mutualisation.

 

Pour les cordées existantes, le budget est attribué chaque année, après examen du bilan établi conjointement par l'EPLE et la tête de cordée pour l'année précédente. Ce bilan est adressé à l'académie et également renseigné sur le portail Dauphin pour justifier l'utilisation des crédits alloués au titre de la politique de la ville.

 

Lorsque plusieurs établissements d'enseignement supérieur interviennent ensemble dans une même cordée, le budget peut être attribué, s'ils le souhaitent, à l'un de ces établissements, dans une logique de mutualisation, pour réduire les temps et coûts de gestion.

 

D'autres ressources budgétaires externes peuvent être sollicitées, en particulier auprès des collectivités territoriales.  Le mécénat ou des fondations peuvent également abonder les budgets.

 

L'établissement tête de cordée peut bien entendu, au-delà de la mobilisation de ses équipes et de ses étudiants, dans le cadre de sa politique d'égalité des chances, abonder le budget alloué par la commission régionale.

En termes de ressources humaines, les établissements peuvent recourir aux dispositifs existants, notamment le service civique. Ils peuvent également mettre en place une décharge de cours pour les enseignants.

 

5.2 Les soutiens

Un appui méthodologique du rectorat et de la préfecture


 

Les services académiques et préfectoraux (départementaux ou régionaux selon le contexte local), responsables de la gestion du dispositif, sont également en charge de son animation territoriale : mise en relation des acteurs, appui au montage des dossiers, animation du réseau et partage d'expériences. N'hésitez pas à contacter le référent de votre académie ou le référent politique de la ville.

 

L'académie et les ministères en charge de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, ainsi que l'ensemble des ministères intervenant dans le champ de l'enseignement supérieur, s'attachent notamment, à l'échelle territoriale concernée, à animer la communauté des acteurs des cordées de la réussite (sites internet dédiés, espaces partagés, rencontres pour bilan et retours d'expériences...).

 

Des partenaires extérieurs à la communauté éducative


 

Divers acteurs peuvent utilement être associés au programme d'une cordée, notamment des associations et des entreprises. Il importe que leurs interventions soient définies conjointement par le collège ou le lycée et la tête de cordée et que des mesures soient convenues en amont pour d'une part garantir leur intégration dans la politique du collège ou du lycée et, d'autre part, permettre la mesure de leur réalisation effective ainsi que leur évaluation.

Les associations agréées par le MENJS


 

Les associations déjà expérimentées peuvent notamment être sollicitées pour contribuer à la formation et au suivi des étudiants tuteurs.

 

Voir annexe : En savoir plus 5.2 « Les soutiens : les référents en académie et dans les ministères »

1ère publication : 7.04.2021 - Mise à jour : 3.05.2021
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