Publié le 25.05.2021

Pourquoi réformer les études de santé ?

Le numerus clausus sera supprimé pour cesser d'entretenir une rareté artificielle, et pour nous permettre de former plus de médecins avec un mode de sélection rénové, et de renforcer la dimension qualitative et le niveau de formation des études de santé [...]. Dès la rentrée 2020, il n'y aura plus de concours à la fin de la première année, c'est-à-dire plus de PACES, cet acronyme, synonyme d'échec pour tant de jeunes. 

Emmanuel Macron, Président de la République (18 septembre 2018)

Nous devons remplacer un système unique, qui ne propose aux étudiants qu'une voie d'accès et ne les recrute que sur un type d'intelligence, par un système d'accès multiple permettant à d'excellents étudiants de réussir. 

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (12 février 2019)

 

Constat 

  • L'admission dans les études de santé (médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique) se faisait presque exclusivement via la Première année commune aux études de santé (PACES).
  • Parmi les près de 40 000 nouveaux bacheliers s'inscrivant en PACES, un tiers seulement poursuivait dans les études de santé et les deux tiers se réorientaient dans des filières de l'université ou en dehors.
  • Deux tiers des admis en santé redoublaient leur PACES et un nombre important de réorientations se faisait en perdant le bénéfice de ces deux années universitaires.

Transformer en profondeur l'organisation des études de santé 

La loi du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé a rénové en profondeur l’accès aux formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique (formations MPOM) en supprimant, depuis la rentrée universitaire 2020, le numérus clausus et en permettant l’accès en deuxième ou en troisième année du premier cycle de ces formations à partir d’une pluralité de parcours de formation : la licence "accès santé" (LAS), le parcours d’accès spécifique santé (PASS), ou une formation paramédicale (par exemple, une formation en soins infirmiers.)

Objectifs de la réforme

  • Diversifier le profil des étudiants recrutés dans les formations de médecine, de pharmacie, d’odontologie et de maïeutique (MPOM).
  • Favoriser leur réussite, qu’ils soient admis ou non dans les études de santé. 
  • Adapter les compétences des professionnels de santé aux besoins du système de santé pour soutenir sa transformation
  • Décloisonner les filières de santé et permettre des temps de formation en commun
  • Améliorer la qualité de vie et le bien-être des étudiants en santé
  • Mieux répondre aux attentes des soignés, des soignants et de la société dans son ensemble.

Rentrée 2021

  • Poursuite de la réforme des études de santé, à travers l’augmentation du nombre de places en médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie (MMOP) et la mise en place d’enseignements et de modalités d’évaluations s’appuyant davantage sur des mises en situation pratiques
  • Préparation de la réforme de l’accès au 3e cycle des études de médecine
  • Universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique : mise en œuvre de l’expérimentation de formations communes aux formations médicales et paramédicales

 

Rentrée 2020

  • Fin du numerus clausus
  • Fin la PACES
  • Fin du concours unique

 

Un Vade-mecum pour aider à la mise en œuvre de la réforme

Le Vade-mecum pour les référents enseignants et étudiants vise à partager les objectifs fondateurs de la réforme du 2e cycle des études médicales (R2C).

Les référents 2e  cycle forment un binôme, composé d'un enseignant et d'un étudiant, par UFR de médecine. Ils sont nommés par le directeur de l'UFR, sur proposition des représentants des étudiants pour le référent étudiant.

Leurs missions

  • Aider à la mise en place de la réforme du deuxième cycle des études de médecine, en lien avec la mission ministérielle et l'Université Numérique en Santé et Sport, qui développe et porte les instruments collaboratifs de sa mise en place et de son application technique.
  • Participer aux réunions régulières organisées en partenariat avec la Conférence des doyens et la Coordination nationale des collèges des enseignants en médecine.
  • Alimenter les réflexions relatives à la mise en place de la réforme du second cycle, en tant que membres de l'équipe pédagogique locale dans chaque UFR.
16 millions d'euros consacrés dès 2020 à la transformation de l'entrée dans les études de santé afin de permettre aux universités de développer les nouvelles voies d'accès, d'organiser les épreuves complémentaires et d'accueillir un nombre accru d'étudiants dans les filières concernées.