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La vérité sur la réforme des universités

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Alors que certaines universités connaissent des perturbations, Valérie Pécresse appelle au dialogue et répond aux inquiétudes des étudiants sur la loi relative aux libertés et responsabilités des universités, votée en août dernier.
Discours - 1ère publication : 13.11.2007 - Mise à jour : 22.11.0007
Valérie Pécresse

Des situations de blocage touchent actuellement certaines de nos universités. Je le dis très solennellement : je condamne avec vigueur toute forme de violence et de dégradation. Rien ne justifie la violence, l'université ne la mérite pas, les étudiants ne la méritent pas, les personnels ne la méritent pas.

Je condamne tout autant les blocages qui sont la source d'affrontements et de violence. Les blocages sont contraires à l'intérêt des étudiants, ils entravent leur réussite. Plusieurs jours de blocage à quelques semaines des examens, c'est toute l'année d'un étudiant qui peut être mise en danger.

J'appelle tous les syndicats à dire non à la violence, et à ne pas cautionner les blocages. Pour la réussite des étudiants, la seule méthode c'est le dialogue.

Des craintes s'expriment aujourd'hui à l'université, je les ai entendues, je veux les dissiper. Je veux rassurer tous les étudiants sur l'engagement de l'Etat, la sélection, les droits d'inscription, le soi disant risque de privatisation, le caractère national des diplômes.

D'abord il n'y aura pas de désengagement de l'Etat avec la réforme, bien au contraire, il y aura un investissement sans précédent de l'Etat en faveur des universités. C'est un milliard d'euros de crédits budgétaires supplémentaires pour 2008, 8 % d'augmentation de budget en plus. Cela veut dire concrètement que l'Etat va dépenser cette année 400 euros supplémentaires par étudiant. C'est un engagement financier inédit et c'est la réalité financière de cette réforme. Deuxièmement, il n'y a pas de sélection dans la loi : l'accès à l'université c'est le baccalauréat. Quant aux droits d'inscription: ces droits sont et resteront fixés par le ministère. Ils sont aujourd'hui de 165 euros pour la licence, et de 215 euros pour le master. Quant à la peur de la privatisation : il n'y a aucun risque de privatisation des universités, car elles resteront seules maîtres de l'usage qu'elles feront des dons des entreprises et des particuliers. Enfin, les diplômes sont et resteront nationaux.

Par conséquent, la réforme, ce n'est pas le désengagement de l'Etat, ni la sélection, ni la hausse des droits d'inscription, ni la privatisation.étudiants.

Ma seule préoccupation, c'est celle de la réussite des étudiants. Ma priorité dans les mois qui viennent sera de mener un grand programme de lutte contre l'échec universitaire. II y a urgence à agir et, avec les étudiants, avec les personnels, avec les partenaires sociaux, nous agissons.

 

1ère publication : 13.11.2007 - Mise à jour : 22.11.0007

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