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Conférence de presse de lancement de la 7ème édition du Concours de création d'entreprises de technologies innovantes

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Discours - 1ère publication : 6.12.2004 - Mise à jour : 3.12.0007
François d'Aubert

 

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,


Créer une entreprise est un véritable défi. Au ministère de la recherche, nous le savons bien et nous avons à cœur d'aider tous ceux qui ont un projet technologiquement innovant et qui voudraient le transformer en entreprise.

C'est pourquoi je suis ravi d'ouvrir, avec vous tous, l'édition 2005 du concours national d'aide à la création d'entreprises de technologies innovantes du ministère de la recherche.

Il s'agit déjà de la septième édition de ce concours qui, comme les années précédentes, sera doté d'un budget de 30 millions d'euros, apportés par le l'Etat avec le soutien du Fonds Social Européen et de l'Anvar.

Je voudrais d'ailleurs remercier très chaleureusement son président-directeur général, Jean-Pierre Denis, d'être présent avec nous cet après-midi.

Sur le terrain, au contact des entreprises, des porteurs de projets et de tous les acteurs institutionnels, notamment des collectivités locales, l'Anvar est un maillon incontournable de la politique de l'Etat en faveur du soutien à l'innovation.
Le Gouvernement a d'ailleurs confirmé toute la confiance qu'il avait envers cette « agence de l'innovation », en engageant une réforme importante la concernant : je veux parler du rapprochement avec la Banque du développement des PME, faisant de l'ensemble de ces deux établissements un grande et unique agence au service du développement des PME-PMI, réforme dont Jean-Pierre Denis dira peut-être quelques mots tout à l'heure.

Je voudrais donc insister sur le fait que, au-delà de sa contribution financière, l'Anvar joue un rôle tout à fait essentiel dans l'organisation et dans le succès du Concours.

Je remercie également Madame FRISEN et Messieurs BUREAU et LABORIE, qui sont trois chefs d'entreprises lauréats d'éditions précédentes du concours et qui ont eu la gentillesse de venir nous faire partager leur enthousiasme de créateurs d'entreprises.

On peut dire sans fausse modestie que le concours est devenu une véritable « institution ».

Mais pourquoi ce dispositif est-il si apprécié ?

Bien sûr, et cela est très important, le concours apporte une bonne partie des moyens financiers nécessaires pour démarrer un projet, pour se lancer.

Dans un contexte où les capitaux permettant de financer des entreprises innovantes ne sont pas très abondants, l'intervention du concours est fondamentale. Recevoir jusqu'à 450 000 euros, permettant de couvrir 50% des dépenses lies au démarrage d'une activité, est loin d'être négligeable !

Mais le Concours apporte plus qu'une subvention. Une fois le prix décerné, les lauréats ne sont pas livrés à eux-mêmes. Ils bénéficient d'un véritable accompagnement, qui s'appuie sur la complémentarité de nos dispositifs : loi sur l'innovation, incubateurs, aides de l'Anvar, mise en réseau.

Et tout ceci permet de constater que, depuis son lancement en 1999, le bilan du Concours est incontestablement très bon : il a déjà suscité 9500 candidats, sélectionné près de 1400 lauréats et a contribué à la création de près de 650 entreprises, qui elles-mêmes ont généré plus de 3000 emplois hautement qualifiés. Et il s'agit d'entreprises à fort potentiel de développement, qui créeront, je n'en doute pas, de nombreux autres emplois dans les années à venir.

Ce qui est remarquable, c'est que plus de 90% des entreprises créées dans le cadre du Concours existent toujours, ce qui constitue un ratio bien supérieur au ratio habituel pour les créations d'entreprises.

Autre motif de satisfaction ; le concours contribue largement à la valorisation économique de la recherche publique, puisque près de 40% des lauréats en sont issus.

Ces 6 premières éditions témoignent donc du dynamisme de l'esprit d'entreprise et d'innovation en France, ce qui me réjouit. Et je suis convaincu que ce Concours contribue à rendre notre économie plus compétitive.

Mais, je l'évoquais à l'instant, le Concours ne constitue qu'un des nombreux dispositifs d'accompagnement des pouvoirs publics en faveur de la création et du développement d'entreprises innovantes. Et même si la panoplie actuelle commence à être bien complète, avec les incubateurs, l'Anvar, le statut favorable de « Jeune entreprise innovante », le crédit d'impôt recherche, les fonds d'amorçage, les FCPI, nous avons encore du pain sur la planche si nous voulons être l'un des pays où créer et développer une entreprise innovante est le plus aisé.

De nouveaux efforts ont encore été accomplis récemment, avec le lancement de l'appel à projet sur les pôles de compétitivité, dont l'innovation et la recherche constituent les composantes principales.

Mais le Gouvernement compte bien aller plus loin dans les prochaines semaines, notamment dans le cadre du volet innovation de la Loi d'orientation et de programmation sur la recherche qui s'appuiera sur les nombreuses consultations que nous avons conduites, et dont nous détaillerons les propositions dès le début de l'année 2005.

Avant de conclure et de donner la parole au président de l'Anvar, je voudrais vous indiquer que toutes les précisions pratiques nécessaires se trouvent dans le dossier de presse.

En cas de besoin, les porteurs de projet peuvent s'adresser aux délégations régionales à la recherche et à la technologie (DRRT) ou des délégations régionales de l'Anvar ou directement au Ministère ou au siège de l'Anvar. Tous les contacts, numéros de téléphone, adresses e-mail, sont accessibles en ligne.

J'encourage donc tous les chercheurs, créateurs, inventeurs, ingénieurs, à se lancer. A tous ceux qui ont toujours rêvé de créer leur entreprise, je dis : « c'est à vous ».

1ère publication : 6.12.2004 - Mise à jour : 3.12.0007
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