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Inauguration du nouveau supercalculateur au service de la recherche académique

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Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a inauguré le nouveau supercalculateur du Centre informatique national de l'enseignement supérieur (CINES qui est le centre de calcul national  des universités) basé à Montpellier, acquis suite à un appel d'offres international réalisé par le GENCI (Grand équipement national de calcul intensif, en charge de l'achat, de la coordination et de la gestion des supercalculateurs). D'un montant de 9 millions d'euros, ce nouvel équipement est doté d'une puissance de 147 teraflops. Avec cet équipement, la France rattrape donc son retard, et passe à la 3ème place mondiale en termes de calcul intensif.

Communiqué - 1ère publication : 5.11.2008 - Mise à jour : 5.11.0008
Valérie Pécresse

Avec cet équipement, la France rattrape donc son retard, passant depuis fin 2007, de la 5ème place mondiale en termes de calcul intensif à la 3ème, et ce, en multipliant quasiment par 25 sa capacité de calcul. La recherche académique française va aujourd'hui pouvoir disposer d'une capacité totale de 470 téraflops.

Cette acquisition intervient après les augmentations successives des capacités de l'IDRIS (Institut du développement et des ressources en informatique scientifique) du CNRS, (par deux supercalculateurs de 139 et 68 téraflops) en début d'année, et du C.C.R.T. (Centre de calcul recherche technologie) du C.E.A. en mai dernier (par une extension de 103 téraflops et de 192 téraflops d'accélérateurs graphiques). Elle marque une nouvelle accélération des investissements dans les infrastructures de recherche.

Il s'agit d'un nouvel investissement particulièrement important, car le calcul intensif est un outil incontournable pour notre recherche. En effet, la simulation est maintenant un complément indispensable de l'expérimentation et de la théorie (notamment dans les domaines de la recherche sur le climat, de l'aéronautique, de l'énergie ou encore en biologie).

Enfin, la ministre a rappelé que la prochaine étape sera européenne avec la feuille de route ESFRI (European Strategy Forum on Research Infrastructures) qui devrait être actualisée sous Présidence française de l'Union Européenne lors du Conseil compétitivité des 1er et 2 décembre prochains.

Cette étape s'accompagnera de l'annonce des candidatures des Etats, parmi lesquels figurent la France, dont la candidature sera portée par le GENCI, et l'Allemagne, désireux d'accueillir sur leur territoire des supercalculateurs de puissance pétaflopique, dans le cadre de l'infrastructure de recherche PRACE (Partnership for Advanced Computing in Europe). Ce projet de partenariat lancé par l'Union européenne prévoit l'installation de trois à cinq nouvelles machines pétaflopiques en Europe.

La France et l'Allemagne, à travers le  C.E.A. et le centre de recherche Jülich, ont déjà engagé un partenariat de recherche sur les supercalculateurs du futur, au-delà du pétaflop, en étroite collaboration avec les industriels du secteur.

 

Le GENCI : une structure pour coordonner la
stratégie nationale en calcul intensif

 

Créé en janvier 2007, le GENCI, Grand équipement national de calcul intensif, a pour objectif de permettre à la France de retrouver une puissance de calcul compatible avec son rang de puissance scientifique, notamment en fixant les orientations stratégiques et en réalisant les investissements prioritaires dans le domaine du calcul intensif. Cette structure est destinée à relancer les investissements dans ce domaine, et de remédier à la dispersion des efforts des différents acteurs (organismes de recherche, universités).

Le GENCI est ainsi chargé de :
¿ promouvoir l'utilisation du calcul intensif dans la recherche fondamentale et la recherche industrielle;
¿ mettre en place et assurer la coordination des principaux équipements de calcul nationaux ;
¿ assurer le rôle d'agence de moyens pour la recherche en calcul intensif ;
¿ agir pour le compte de la France dans le cadre de l'espace européen de calcul intensif ;
et ce, à destination de toutes les communautés scientifiques intéressées, académiques ou industrielles, nationales, européennes, ou internationales.

1ère publication : 5.11.2008 - Mise à jour : 5.11.0008

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