Accueil >  [ARCHIVES des communiqués et des discours, avant mai 2017 >  [ARCHIVES] Discours

[ARCHIVES] Discours

Visite du futur site de l'Ecole de cinéma Louis Lumière

[archive]
Discours - 1ère publication : 11.06.2009 - Mise à jour : 12.06.0009
Valérie Pécresse

Mesdames et Messieurs les ministres,
Monsieur le Président de la Communauté d'Agglomération de Plaine-Commune,
Monsieur le président d'Europacorp,
Monsieur le directeur général de la Caisse des Dépôts,
Monsieur le président directeur général de Vinci Immobilier,
Madame la directrice de l'École Nationale Supérieure Louis Lumière,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d'abord de vous dire combien je suis heureuse d'être à vos côtés ce soir, pour lancer avec vous ce grand et beau projet qu'est la Cité du cinéma ; et de le faire ici, à Saint-Denis, au cœur de cette région capitale qui a tout pour devenir l'une des plaques-tournantes du cinéma mondial et un lieu de création à nul autre pareil.

D'emblée, je veux donc saluer l'audace sans laquelle un tel projet n'aurait pu voir le jour. Car si chacun connaît la richesse de la création cinématographique française, il manquait encore à notre pays un lieu pour incarner cette tradition et cette excellence. Avec la Cité du cinéma, ce sera bientôt chose faite et en 2012, nul ne pourra plus découvrir le cinéma français tel qu'il se fait sans passer par Saint-Denis.

* * *

C'est pourquoi je ne peux  que saluer l'excellent choix qui a été le vôtre, cher Luc Besson, chère Francine Levy : celui d'installer l'École nationale supérieure Louis Lumière au cœur de la future Cité du cinéma. Vous teniez à ce que l'avenir du cinéma français puisse aussi se préparer là où ce cinéma s'invente. C'est désormais chose faite et dès 2012, la Cité et l'École vivront en parfaite symbiose.

A vrai dire, l'École de Louis Lumière et de Louis Gaumont ne pouvait manquer ce nouveau tournant : en 1926, elle était pionnière en matière de formation aux métiers de l'image et du son et depuis lors, elle a été de toutes les révolutions. Pour continuer cette belle aventure et préparer le renouveau de notre création cinématographique, il lui fallait donc rester au contact du cinéma tel qu'il se fait.

Au moment où une nouvelle révolution technologique transforme le 7e art, rien n'était plus nécessaire. J'ai donc souhaité que l'État s'engage aux côtés de l'ENS Louis Lumière et tienne toute sa place dans la future Cité du Cinéma. Et je me réjouis chère Francine Lévy, qu'il y a quelques jours à peine, cet engagement ait pris chair : vous venez en effet de signer l'accord qui offre à votre école près de 8 000 m2 du temple du cinéma qui bientôt s'élèvera ici.

Pour tous les étudiants de l'École, il s'agit là d'une incroyable opportunité : dès les premiers jours de leur scolarité, ils seront déjà aux portes de l'industrie du cinéma et pourront côtoyer chaque jour les professionnels, ne serait-ce – mais c'est déjà un début ! – au sein du restaurant que partageront les différentes entreprises. Et à l'évidence, cette proximité multipliera leurs chances de rejoindre le milieu professionnel dont ils rêvent.

L'ENS Louis Lumière pourra donc rester fidèle aux deux maître-mots qui font sa force et sa renommée : excellence des formations et priorité à l'insertion professionnelle.

* * * *

Quant aux entreprises, elles seront-elles-mêmes aux premières loges pour repérer les meilleurs profils et contribuer à former les professionnels d'excellence dont elles ont besoin pour briller.

Pour le cinéma français, il s'agit donc là d'une bonne, d'une très bonne nouvelle : au cœur d'une Plaine-Saint-Denis qui joue déjà un rôle-clef dans la création cinématographique et audiovisuelle, le 7e art va trouver un nouvel élan grâce à cette Cité que rejoindront bientôt certaines des plus grandes entreprises du secteur, et au premier rang d'entre elles, bien sûr, Europacorp.

Aujourd'hui, nous posons donc la première pierre, certes encore virtuelle, de ce cluster des industries de la création que le Président de la République appelait de ses vœux. Avec ses 8 000 m2 de locaux neufs, ses deux propres studios de tournage et ses espaces de vie étudiante, l'ENS Louis Lumière sera non seulement un lieu de formation, mais aussi un espace d'innovation.

Rien n'est plus essentiel, car chacun le sait, le cinéma est désormais entré dans l'ère du numérique. Il s'agit là d'une révolution dont nous commençons à peine à mesurer les effets, mais je sais que grâce à Europacorp, qui a pris la tête de ce renouveau, la Cité du cinéma sera l'un des laboratoires de ce nouveau 7e art.

C'est pourquoi je veux, cher Luc Besson, vous remercier d'avoir accepté que les étudiants de l'ENS Louis Lumière aient accès à nombre de vos installations et de vos studios. Pour eux, ce sera une occasion unique de découvrir les nouvelles technologies qui ne cessent désormais de se multiplier.

Au cœur de ce futur épicentre de l'innovation cinématographique, il y aura aussi, et j'y vois un très beau signe, plusieurs de nos universités : Paris VIII et Paris XIII, bien sûr, mais aussi le futur campus Condorcet, qui verra le jour à Aubervilliers. Ce sont ainsi des chercheurs venus de tous les horizons – du droit, des sciences humaines et sociales ou des technologies et des sciences dites « dures » - qui vivront à deux pas de l'industrie cinématographique et qui pourront ainsi, chacun à leur manière, contribuer à son développement.

Une alliance est ainsi en train de sceller : les élèves pourraient y prendre part avant même de venir sur le site en réalisant des documentaires sur la naissance de la Cité du cinéma ou sur celle du Campus Condorcet. Quelque chose comme une communauté est donc en train de naître et c'est à mes yeux une excellente nouvelle.

Car c'est bien là que réside la radicale nouveauté de la vision que nous a proposée le Président de la République : le pôle de développement économique des métiers de l'image et du luxe qui verra bientôt le jour sera plus qu'un espace où se concentrent les professionnels, ce sera aussi et surtout un lieu de rencontre, d'échange et d'interactions entre les acteurs de notre vie économique et le monde de la recherche et de l'innovation, qui ensemble inventeront le cinéma de demain.

Et c'est ainsi, en abattant ces murs de Berlin qui séparaient artificiellement des mondes qui ont tout intérêt à travailler ensemble, que nous donnerons à l'économie française ce nouvel élan, cette nouvelle croissance dont elle a besoin. Car ici, dans le droit fil des projets du pôle de compétitivité régional Cap Digital, ce sont des savoir-faire et des innovations qui vont circuler et permettre ainsi un développement accéléré non seulement de la création cinématographique, mais de la Plaine-Saint-Denis tout entière.

* * * *

C'est donc une très belle histoire qui commence aujourd'hui et je suis fière de savoir que nos universités et nos grandes écoles seront de ceux qui dès la première page l'auront écrite. A la Caisse des dépôts et consignations, sans qui rien n'aurait été possible, je me dois donc d'adresser mes remerciements les plus chaleureux : une fois de plus, cher Augustin de Romanet, la CDC est aux côtés de nos établissements supérieurs et accompagne leur modernisation. Soyez en très sincèrement remercié !

Mais ce projet n'aurait jamais vu le jour sans votre ténacité, cher Luc Besson : à aucun moment votre enthousiasme n'a fléchi et vous êtes resté fidèle à votre rêve, celui d'offrir au cinéma français une cité qui lui soit entièrement consacrée et qui incarne, aux yeux, l'excellence artistique. Merci donc infiniment à vous : sachez que nous serons à vos côtés jusqu'au bout et qu'ensemble, nous allons donner chair à ce rêve.

Je vous remercie.

1ère publication : 11.06.2009 - Mise à jour : 12.06.0009

Actualité en images

Valérie Pécresse, Luc Besson, Francine Lévy
Valérie Pécresse, Luc Besson et Françoise Lévy (directirice de l'E.N.S. Louis Lumière)

 

Voir l'actualité en images

Retour haut de page