Rentrée 2016 : le Gouvernement poursuit l'effort sans précédent engagé depuis 2012 pour l'amélioration des conditions de vie des étudiants

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Étudiants devant des ordinateurs© M.E.S.R./PICTURETANK

À la veille de la rentrée universitaire, Najat Vallaud-Belkacem rappelle la mobilisation du Gouvernement en faveur de l’amélioration des conditions de vie étudiantes conformément aux engagements du Président de la République.

Communiqué - 17.08.2016
Najat Vallaud-Belkacem

Une rentrée 2016 marquée par une faible inflation du coût de la vie pour les étudiants

L’indicedes prix à la consommation constatée sur les 12 derniers mois est globalement de 0,2% pour l’ensemble des ménages selon l’INSEE. Parmi les postes de dépenses les plus importants pour la population étudiante, le prix des loyers évolue sur un an de manière modérée (+0,9 %), les prix de l’énergie sont largement en retrait (-3,3 %), la hausse du prix des produits de l’alimentation est très modérée (+0,1 %), le prix des produits de santé baisse (-2,7 %), celui des services de transports en commun baisse significativement (-2,1 %).

L’inflation ressentie par les étudiants en cette rentrée est proche de celle ressentie par l'ensemble des ménages, même si elle est légèrement supérieure lorsque le poste "loyer" pèse sur le budget ou lors d’un recours à un véhicule personnel.

Le Gouvernement agit dans la durée pour améliorer les conditions de vie des étudiants 

Depuis 2012, plus de 500 millions d'euros ont été mobilisés en faveur de la vie étudiante, soit 40 % de plus qu'entre 2007 et 2012.

La réforme ambitieuse des bourses sur critères sociaux mise en œuvre en 2013 et 2014 s’est traduite par la création de deux nouveaux échelons de bourses : l’échelon"0 bis" (qui a déjà permis à 174 600 étudiants issus des classes moyennes et précédemment boursiers à l’échelon 0 de bénéficier d’une bourse annuelle de 1 000 euros) et l’échelon 7 (qui a permis à 43 000 étudiants les plus modestes et précédemment boursiers à l’échelon 6 de bénéficier une bourse annuelle de 5 500 euros, soit une revalorisation de 800 euros annuels de leur bourse). Parallèlement, 2 000 nouvelles allocations annuelles accordées dans le cadre du dispositif des aides spécifiques ont été créées en faveur des étudiants en situation d’autonomie avérée. Depuis 2012, le nombre de boursiers a progressé de 5,4 %, ce qui porte désormais le taux de boursiers à 35 %.

Cette réforme des bourses sera poursuivie à la rentrée 2016 : 25 000 nouveaux étudiants, qui ne bénéficiaient que de l’échelon 0, c’est à dire d’une exonération des droits d’inscription sans toucher d’aide financière, bénéficieront à la rentrée d’une bourse échelon "0 bis" de 1 009 euros annuels.

Pour préserver le pouvoir d'achat des étudiants boursiers, le montant des bourses a été indexé sur l'inflation depuis 2012 : +0,1% à la rentrée 2016 et à la rentrée 2015, après +0,7 % en 2014 et +0,8 % en 2013.

Pour préserver le pouvoir d’achat de l’ensemble des étudiants, les ministres ont également décidé, pour la seconde année consécutive, de geler le montant des droits d’inscription dont s'acquittent les étudiants non-boursiers pour la prochaine rentrée universitaire : 184 euros pour la licence, 256 euros pour le master, 391 euros pour le doctorat et 610 euros pour les diplômes d'ingénieur. Pour la première fois en cette rentrée, le Gouvernement a par ailleurs décidé de maintenir le prix du ticket de restauration universitaire (ticket RU) à 3,25 euros à la rentrée prochaine, et de geler le montant de la cotisation d’assurance maladie des étudiants pour l’année universitaire 2016/2017 qui restera stable à 215 euros.

Avec ces décisions fortes et inédites, le Gouvernement agit pour préserver le pouvoir d'achat de tous les étudiants à la rentrée et améliorer leurs conditions de vie.

Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2016, près de 100 000 étudiants qui travaillent parallèlement à leurs études pour une rémunération au moins égale à 0,8 Smic (soit environ 900 euros nets mensuels) bénéficient de la nouvelle prime d'activité pour compléter leur revenu.

Enfin, pour accompagner financièrement l'insertion professionnelle des jeunes diplômés, une aide à la recherche du premier emploi (ARPE) sera également créé à la rentrée 2016 pour les jeunes diplômés de moins de 28 ans disposant de faibles ressources, afin d’accompagner financièrement la période d’insertion professionnelle qui sépare la sortie des études et l’accès au premier emploi. Versée pendant 4 mois, son montant sera équivalent à celui de la bourse sur critères sociaux perçue au cours de la dernière année d’études (de 100 euros à 550 euros par mois). Toutes les informations sont disponibles sur le site.

Le logement étudiant, priorité de l'action du gouvernement

Alors que le logement représente le premier poste de dépense des étudiants, 20 722 nouveaux logements sociaux étudiants ont été construits de 2013 à 2015, et la construction de 40 000 nouveaux logements d’ici fin 2017 est poursuivie. Le rythme de construction des logements sociaux étudiants s'est ainsi accéléré : 6 700 logements sociaux étudiants ont été construits en moyenne par an depuis 2013, dont 3 800 logements confiés en gestion aux CROUS, contre 2500 logements en gestion CROUS construits chaque année entre 2004 et 2012.

Pour les étudiants logés dans le parc locatif privé, la généralisation depuis la rentrée 2014 de la Caution Locative Etudiante (CLÉ) permet d'aider les étudiants dépourvus de garant personnel à accéder à un logement. 16 % des étudiants indiquent avoir eu des difficultés à trouver un logement sans garant (source : observatoire de la vie étudiante). Fin juin 2016, plus de 10 000 étudiants avaient déjà pu bénéficier de ce dispositif contre près de 4600 en 2015.

Lesfrais d'agence ont été limités à 15 euros/m2 par la loi ALUR : ils pouvaient représenter dans certains cas jusqu'à un mois de loyer.

Enfin,pour les critères d'attribution des logements sociaux étudiants de l'ensemble des bailleurs seront clarifiés dès la rentrée 2016, afin d'améliorer le taux de satisfaction des demandes et de donner là priorités aux étudiants les plus en difficulté.

Ces décisions cohérentes préservent le pouvoir d’achat de tous les étudiants, boursiers et non-boursiers, limitent le coût des études et concourent à la démocratisation de l’enseignement supérieur. Elles confirment le choix du Gouvernement de la priorité à la jeunesse et à la justice sociale.

Publication : 17.08.2016

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