Solutions COP21 : thématique "Planète"

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Les organismes de recherche sont présents du 4 au 10 décembre 2015 au Grand Palais à Paris pour présenter au public l'action collective des scientifiques sur la question climatique à l'occasion de l'évènement Solutions COP21. Voici un panorama des constats et des réponses élaborées par les organismes scientifiques concernant le thème de la planète.

Article - 27.11.2015

Capter et stocker le CO2

La quantité considérable de CO2 émise dans l'atmosphère du fait des activités humaines depuis presque deux siècles est la grande responsable de l'accélération du changement climatique, mais ce n'est pas une fatalité ! Les recherches sont nombreuses pour développer des solutions qui permettront de capter le CO2 au niveau des installations industrielles ou directement dans l'atmosphère, puis de le stocker dans le sous-sol, le sol ou la végétation et peut-être même d'en valoriser une partie en l'utilisant comme matière première pour la synthèse de nouveaux produits.

Les instituts acteurs de cette solution

BRGM, CIRAD, CNRS, IFPEN ET INRA

Projets de recherche développés par le BRGM, le CIRAD, le CNRS, l'IFPEN, l'INRA et leurs partenaires

  • Le captage du CO2 : Les chercheurs de  l'IFPEN  travaillent également sur cette technique au sein du projet européen CASTOR.  Ce projet a permis de lancer en 2006, à Esbjerg au Danemark le premier pilote mondial de captage du CO2  des fumées d'une centrale thermique au charbon. Il a démontré depuis la possibilité de capter 90 % du CO2 émis par une centrale à charbon, grâce à l'utilisation de solvants adaptés.
  • Le stockage du CO2 : Le principe en est simple : Au-delà de 1000 mètres de profondeur de grandes quantités de CO2 peuvent être stockées et piégées dans des roches poreuses (calcaire ou grès), appelées réservoirs, recouvertes par une roche imperméable (argile) pour empêcher sa remontée vers la surface.

Les chercheurs du BRGM, à travers de nombreux projets nationaux et européens, développent des méthodes, outils et modèles pour identifier les sites favorables à un stockage, prévoir et surveiller le comportement du site lors de l'injection de CO2, assurer l'efficacité et la sécurité sur le court et le long terme.

  • Le projet CARPAGG : les chercheurs du CIRAD ont découvert  que les prairies peuvent participer à la captation et au stockage du CO2. Elles jouent le rôle de puits de carbone, en le  stockant  sous forme stable dans la matière organique du sol. Ainsi, en Guyane, les prairies issues de déforestation datant de plus de 30 ans ont stocké une quantité de carbone équivalente ou supérieure à celle des sols forestiers d'origine (135 contre 100 tonnes/ha environ). A condition de les pérenniser sur plusieurs décennies, les prairies sont  des écosystèmes stockeurs de carbone naturels et efficaces.

Climat et forêts : un lien indissociable

Les forêts participent à l'équilibre naturel du système Terre  (par exemple : production d'oxygène et absorption du CO2, maintien de la biodiversité, maintien des sols, humidité ...) et rendent aux êtres humains un ensemble de services dits «  services écosystémiques » (par exemple la production de bois, les loisirs..). Le changement climatique peut gravement affecter les forêts et donc les services qu'elles nous rendent.

En effet, sous les latitudes européennes, on prévoit une vitesse de remontée des isothermes vers le nord de l'ordre de 300 km par siècle (courbes reliant les lieux où la température est égale à une période donnée). En France, à la fin du siècle, on trouvera par exemple des forêts de pins maritimes dans le Jura... Nos forêts, dans leurs formes traditionnelles, sont-elles condamnées à se transformer ou à disparaître sous l'effet de l'augmentation globale de température ?

Pas sûr ! Car la forêt recèle des ressources inattendues, des capacités de régénération, que nous n'avons pas fini de comprendre et de découvrir... C'est le rôle de l'ingénierie écologique de mettre à profit ces capacités pour préparer les forêts de demain.

Les instituts acteurs de cette solution

CNRS, CIRAD, INRA, IRSTEA, MNHN

Projets de recherche développés par le CNRS, le CIRAD, l'INRA, IRSTEA, le MNHN et leurs partenaires

  • Le projet FORADAPT porté par l'INRA : vise à évaluer les stratégies d'adaptation des forêts face au changement climatique. Il s'agit d'abord d'approfondir les connaissances fondamentales  actuelles concernant  la plasticité phénotypique (expression visible des gènes), la migration éventuelle, l'évolution génétique, mais aussi le réarrangement des communautés d'arbres et la gestion forestière. Ces connaissances  permettent de compléter les bases de données et de construire des modèles plus efficaces pour déterminer où les forêts sont menacées et identifier quelles stratégies d'adaptation mettre en place.
  • L'unité Ecosystèmes Forestiers d'Irstea a installé un dispositif expérimental, OPTMix (Oak Pine Tree Mixture), constitué d'un réseau de placettes instrumentées en forêt domaniale d'Orléans. Les chercheurs étudient les conséquences de la composition de la forêt (chêne, pin, mélange), de sa densité (nombre d'arbres/ha), et de la présence de gros animaux (ongulés sauvages : sangliers, cerfs, chevreuils), sur le fonctionnement de la forêt (bilan hydrique, régénération, biodiversité, croissance du peuplement). Ce dispositif vise à améliorer les connaissances sur le fonctionnement des forêts mélangées en région tempérée avec des applications directes pour la gestion forestière en prenant en compte les  changements climatiques.
  • Les chercheurs de l'INRA étudient également les pathogènes - champignons, bactéries, insectes - qui s'accroissent avec la hausse des températures et remontent vers le nord. Car même si les arbres s'adaptent au climat, ils resteront menacés par ces nouveaux agents pathogènes venus du sud.

Les chercheurs testent aussi l'adaptation génétique des générations futures. Certaines espèces d'arbres présentent des caractéristiques d'adaptation à des milieux plus secs, car elles ont résisté à la sélection naturelle.  On peut alors supposer qu'en quelques générations, la population d'arbres aura acquis ces nouvelles caractéristiques  et sera adaptée à la sécheresse.

  • Afin de lutter contre le dépérissement massif des forêts dû au stress hydrique, mais aussi contre les attaques de parasites et de ravageurs, les chercheurs d'Irstea encouragent les mélanges d'essences (forêt de plaine et de montagne). Cela permet d'adapter les densités de plantation pour limiter la concurrence vis à vis des ressources en eau. Des campagnes d'actions incitent les forestiers à  planter et à semer sous couvert d'arbres, dans les zones incendiées ou arides, pour aider les plantes à migrer (migration assistée).
  • Le CIRAD coordonne l'Observatoire des forêts tropicales aménagées : la moitié du carbone de la forêt amazonienne est stockée par 1 % des espèces d'arbres seulement : celles qui parviennent à la canopée  et qui, malheureusement sont aussi les espèces  les plus recherchées pour être commercialisées, donc qui font l'objet de coupes à grande ampleur.  L'Amazonie est donc en train de perdre sa capacité à absorber le carbone atmosphérique ! Or les chercheurs ont mis en évidence que, lorsqu'elles sont exploitées selon des techniques minimisant l'impact environnemental, les forêts de l'Amazonie sont capables de retrouver leur stock de carbone initial en 7 à 21 ans ;
  • Toujours en zone tropicale, les épiphytes (orchidées, broméliacées, fougères, bryophytes, lichens, etc.) sont des plantes très sensibles aux changements environnementaux. Les chercheurs du MNHN dans les forêts primaires, les forêts secondaires et les plantations tropicales, à travers des études réalisées de 2000 à 2010, tout autour de la planète, ont révélé des pertes importantes de la diversité des épiphytes dues à la transformation des forêts. Les résultats des études indiquent qu'un retour à la diversité est un processus très lent qui peut prendre plus d'une centaine d'années. La préservation de l'humidité est cruciale pour ces plantes. L'une des solutions est de replanter des arbres utiles dans les zones où le réchauffement est le plus critique (sous les tropiques sèches à humides) pour retenir l'eau et les nuages, recréer les pluies à l'échelle locale, etc.

Quel avenir pour nos territoires ?

Les changements climatiques ont ou auront des impacts directs sur les territoires où nous vivons : érosion des littoraux, rétrécissement des plages, retrait ou gonflement des sols argileux, instabilité des flancs montagneux du fait de la fonte des sols habituellement gelés, modification du débit des fleuves, avec des sécheresses estivales ou des débordements suite à des pluies d'intensité exceptionnelle, forêts devenant plus vulnérables aux incendies... Or nos maisons sont bâties sur ces territoires et nos industries et y sont implantées !

Nous allons devoir changer certaines habitudes, modifier certaines implantations afin de conserver nos activités et nos emplois, afin de préserver notre cadre de vie et la biodiversité...

Les instituts acteurs de cette solution

BRGM, CNRS, INERIS, INRIA, IRD, IRSTEA

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le BRGM, le CNRS, l'INERIS, INRIA, l'IRD, IRSTEA et leurs partenaires

  • Le projet ADAPTEAU porté par  Irstea a pour principal objectif d'anticiper les changements globaux posés aux territoires fluvio-estuariens et de proposer des stratégies d'adaptation. Les chercheurs appréhendent à la fois  la question de l'adaptation des systèmes naturels et celle des systèmes sociaux (socio-éco-systèmes)  en étudiant les variations des régimes hydrologiques (crues/étiages) à l'échelle de l'environnement fluvio-estuarien de la Garonne-Gironde et de leurs conséquences. Le projet nécessite une approche interdisciplinaire intégrant des chercheurs en sciences exactes et sciences de la vie ainsi qu'en sciences humaines et sociales, des acteurs des parties-prenantes et de la société civile des territoires.
  • Modélisation des phénomènes physiques pour les différents types de mouvements de terrain : une  démarche conjointe des équipes de chercheurs  du BRGM, d'Irstea et d'Inria: pour analyser et modéliser les risques de glissements de terrain, de coulées de boue.
  • Le projet SAMCO lancé par l'ANR étudie les différentes stratégies d'adaptations face aux risques hydro-gravitaires en milieu montagneux dans un contexte de changement global. Ce projet examine tout particulièrement trois sites d'étude dans les Alpes (vallée de l'Ubaye et Queyras) et les Pyrénées (Cauterets).Le comportement des zones côtières: Comment les zones côtières réagissent-elles au changement climatique ? Quelles sont leurs perspectives d'adaptation et quelles en seront les conséquences pour la sécurité liée à l'eau douce ? Le projet MAGIC, aidé par des fonds ANR est un ambitieux projet de recherche sur la vulnérabilité côtière et la sécurité liée à l'eau douce, associant universités sud-africaines, britanniques et américaines, ainsi que le CIRAD, le CNRS et Irstea.
  • L'élévation du niveau des mers  Le projet Miseeva lancé par l'ANR et auquel participent le BRGM, Irstea et Inria met en œuvre des modèles informatiques qui présentent tous les phénomènes impliqués lors d'une tempête (baisse de la pression atmosphérique, vents, vagues, écoulements des eaux en milieu urbain ou périurbain, etc.).

Ces outils aident aux décisions de prévention des risques, d'aménagement du territoire et d'adaptation au changement climatique. Depuis 2011, une élévation du niveau de la mer de 60 cm est prise en compte dans les plans de prévention des risques littoraux.

  • Maîtrise des risques majeurs :: La stabilité des versants est menacée par le changement climatique, les experts  prévoient une intensification des sécheresses, des pluies diluviennes, des tempêtes, avec pour conséquences des glissements de terrain, des coulées de boues, des éboulements de terrain. Les activités humaines, et notamment l'urbanisation, accentuent ces phénomènes. Les événements extrêmes peuvent aussi avoir des conséquences  sur les sites industriels : incendies, explosions, fuite de produits toxiques ou polluants...  La maitrise des risques est donc nécessaire pour limiter accidents et catastrophes. Les chercheurs de l'INERIS proposent aux décideurs politiques et économiques des actions à mettre en œuvre : par exemple promouvoir les politiques publiques limitant  le réchauffement par la réglementation de l'urbanisation dans les zonés à risque ou la lutte contre l'émission des gaz à effet de serre ; ou encore,  se prémunir des risques industriels par le durcissement des  barrières de sécurité , qu'elles soient techniques, humaines ou organisationnelles.
  • Fonctionnement des écosystèmes d'altitude andins : dans la Cordillère des Andes, la fonte des glaciers consécutive au réchauffement global fragilise les écosystèmes andins qui migrent vers les altitudes moins vite que ne fondent les glaces. Or, ces écosystèmes jouent le rôle de réservoir d'eau dont dépendent le bétail et des centaines de millions d'habitants sur l'Altiplano. Les chercheurs de l'IRD et leurs partenaires du programme multidisciplinaire BIO-THAW, transfèrent les résultats acquis par leurs recherches depuis 2012 sur le sujet afin d'aider les décideurs et les communautés mises en danger.

Observer, mesurer, modéliser la planète

La planète est désormais sous surveillance : on n'a jamais disposé d'autant d'outils (satellites d'observation, capteurs...) pour l'observer sous toutes les coutures, du visible à l'invisible, en surface comme en profondeur et le moindre de ses sursauts n'échappe pas à la sagacité des instruments d'investigation. Mais, que fait-on de ces données observées ? Sous leur forme brute, elles ne nous parlent pas ! Il faut les traiter et les modéliser pour faire apparaître la complexité de notre planète. Il faut aussi actualiser constamment nos modèles informatiques afin qu'ils intègrent de nouveaux types de données... C'est ainsi que le numérique nous permet aujourd'hui de mieux comprendre ce merveilleux vaisseau spatial dont nous sommes les passagers : la Terre !

Les instituts acteurs de cette solution

CNES, CNRS, INRIA, INRA, IRD, IRSTEA

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés parLE CNES, LE CNRS, INRIA, L'INRA, L'IRD, IRSTEA et leurs partenaires

  • Les systèmes spatiaux d'observation de la Terre : Les chercheurs et ingénieurs du CNES disposent d'un moyen d'observation de la Terre privilégié : l'Espace ! De là, ils  observent les phénomènes permettant une étude du climat  et de son évolution à l'échelle planétaire, régionale et locale. Sur les 50 variables essentielles à étudier pour suivre le changement climatique, la moitié est obtenue grâce à des systèmes spatiaux ou des satellites,  que ce soit pour le suivi de l'atmosphère (par exemple des nuages, des gaz à effet de serre,...), des océans, des surfaces (humidité, occupation des sols, glaciers...), des calottes polaires... Ou que ce soit pour déterminer des  stratégies d'atténuation et d'adaptation les plus pertinentes.
  • Les  systèmes de  mesure :  Au niveau du sol, des capteurs radar, à haute résolution spatiale et haute résolution temporelle, permettent aux chercheurs d'INRIA de mesurer la réflectivité de l'atmosphère à l'échelle péri-urbaine et d'avoir des mesures des quantités de pluie. Il est possible, à partir de ces données, de prévoir les précipitations à des horizons temporels de 15 minutes à 2 heures afin d'alimenter des systèmes de gestion des crues rapides et de prendre les mesures d'urgence nécessaire.
  • Le programme Pirata, initié en 1997 avec l'IRD, est un observatoire dédié à l'étude des interactions océan-atmosphère dans l'Atlantique tropical. Pirata maintient un réseau de 18 bouées météo-océaniques,  2 courantomètres et 1 marégraphe. Les mesures sont transmises quotidiennement par satellite et sont utilisées pour la prévision climatique, pour des études de processus et l'amélioration des modèles numériques du système couplé océan-atmosphère. 
  • La modélisation : Elle est un outil essentiel pour tous les chercheurs sur tous les domaines qui concernent le climat. Nous la retrouverons au centre de nombreuses solutions présentées. Citons ici le programme ROMS_AGRIF qui est un outil de modélisation océanique régionale, auquel participe l'IRD, et un code numérique de nouvelle génération, spécialement conçu pour la simulation à haute résolution de la dynamique océanique, des interactions océan/atmosphère et des écosystèmes marins, aux échelles régionales et locales. Cet outil, portable et facile d'accès est plus particulièrement orienté vers les pays du Sud. Il compte aujourd'hui près de 1 000 utilisateurs recensés, dont la moitié dans l'hémisphère Sud.

Autour de l'ensemble des observations et des mesures recueillies s'organisent de nombreux autres projets :

Les chercheurs de l'INRA établissent le bilan Gaz à Effet de Serre des différents usages des terres (cultures, forêts, prairies...), pour en suivre l'évolution et en comprendre les déterminants.

Le programme GEOSUD, porté par Irstea, le CIRAD, l'IRD, et le CNRS, facilite l'accès aux données satellitaires pour la recherche et pour les politiques publiques et renforce les partenariats avec les pays du Sud dans le domaine de l'information territoriale.

L' ANR finance d'autres projets comme OUTSPACE, HEAT et bien d'autres !

Le climat : un système complexe à décoder

Gaz à effets de serre, augmentation des températures, changement climatique... Des mots qui dérangent ... Nous assistons à de nombreux débats, parfois contradictoires. Pourquoi autant de controverses autour de l'impact de l'activité humaine sur le réchauffement de la planète ? Pourquoi certains continuent-ils à douter ?

Parce que le climat est un système d'une complexité extrême. Même aujourd'hui, malgré toute la panoplie de moyens qui sont à notre disposition, nous n'avons pas fini de comprendre tous ses mécanismes !

Les instituts acteurs de cette solution

CEA, CNRS, IFREMER, INRA, IRD

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés parLE CEA, LE CNRS, L'IFREMER, L'INRA, L'IRD et leurs partenaires

  • Le projet européen ICOS, auquel participent les scientifiques du CEA, du CNRS et de l'INRA, a pour but de mesurer les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre (GES) et les impacts sur les écosystèmes et l'océan grâce à 60 stations réparties en Europe.

L'augmentation des GES étant la principale cause du changement climatique, l'intérêt d'ICOS est de permettre à terme, une surveillance aussi bien de leurs sources que des puits de captation.

  • Créée en 2011, EcoClimaSol  propose des solutions technologiques d'aide à la décision, qui permettent de prévoir et mesurer l'impact du climat sur les activités économiques. Trois produits sont actuellement commercialisés en Argentine et au Brésil, issus de travaux réalisés par les chercheurs de l'IRD et des instituts de recherche latino-américains.
  • Créée par des chercheurs de l'IRD, BLUECHAM est une entreprise innovante qui conçoit et déploie des solutions opérationnelles pour l'aide à la décision environnementale. Partant du constat que les données environnementales sont complexes et détenues séparément par différents acteurs, BLUECHAM propose une gamme de solutions croisant  les différentes données environnementales pour  les rendre accessibles à différents acteurs tels que les collectivités publiques, les industriels miniers et agricoles et les observatoires de l'environnement. BLUECHAM s'appuie sur des données géographiques satellitaires pour développer ses services.
  • Mercator Océan est une société financée par les cinq grands acteurs nationaux de l'océanographie opérationnelle: CNRS, Ifremer, IRD, Météo-France et SHOM.  Mercator Océan s'appuie sur des systèmes complexes de simulation de l'océan développés par les chercheurs et couvre l'ensemble de la chaîne de valeur d'un centre d'océanographie opérationnelle de très haute technicité. La start up propose des services de R&D, d'opérations, d'expertise de prévisionnistes et des services aux utilisateurs.

Les océans : acteurs majeurs du climat

Les océans couvrent plus de 70% de la surface de la Terre. D'où son surnom de planète bleue ! En mouvement permanent, les océans sont le théâtre de cycles dont certains s'étalent sur des milliers d'années. Comprendre leur fonctionnement est donc une tâche ardue mais un défi indispensable pour la planète ! Les océans sont en effet un marqueur essentiel pour suivre et prévoir les évolutions du climat, car ils régulent la répartition de la chaleur sur la planète ainsi que les excès de gaz à effet de serre dans l'atmosphère, en absorbant le CO2.

Parce que l'océan abrite près du quart des espèces recensées sur la planète, et parce qu'il est le partenaire indissociable de l'atmosphère, milieu dans lequel nous vivons, il est plus que jamais nécessaire de le surveiller avec la plus grande attention.

Les instituts acteurs de cette solution

CNES, CNRS, IFREMER, IRD

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CNES, le CNRS, l'IFREMER, l'IRD et leurs partenaires

  • Des satellites d'altimétrie océanographiques ont  été mis en orbite par la NASA et le CNES au cours des vingt dernières années. En mesurant, au centimètre près, la hauteur des océans sur l'ensemble de la planète, les satellites collectent quotidiennement des données essentielles à la connaissance de ces milieux difficiles à étudier sur site. Ces mesures ultra précises permettent non seulement d'attester de la montée continue du niveau des océans (3 mm/an) mais aussi d'en déduire les courants, les marées, les vents de surface et même le relief sous-marin qui se traduit  par une élévation à la surface.
  • Le programme ARGO est un réseau global d'observation in situ des océans  qui déploie plus de 3800 flotteurs autonomes et mesure  en temps réel la température et la salinité des mers, jusqu'à 2000 mètres de profondeur.

Ce programme, porté par l'Ifremer et le CNES, en partenariat avec Météo France, SHOM, IPEV, a permis aux chercheurs d'affiner considérablement les estimations du stockage de chaleur par les océans. Ce paramètre est un facteur déterminant pour estimer l'ampleur du réchauffement climatique et pour mieux comprendre les mécanismes de la hausse du niveau moyen des mers.

L'IRD est partenaire des missions SMOS2 et Aquarius. Ces satellites (lancés par ESA, NASA et l'agence spatiale argentine) ont permis pour la première fois de mesurer la salinité des océans avec une très grande précision. Cette surveillance permet de suivre l'évolution de la « couche barrière de sel ». En effet, elle influence les échanges entre l'océan et l'atmosphère et joue un rôle majeur sur le déclenchement d'El Niño et la variabilité climatique globale.

La chaleur de la Terre pour produire de l'électricité

La Terre nous offre son eau, son air, ses sols, ses minerais... Et si notre planète nous offrait aussi une énergie renouvelable et vraiment inépuisable ? Sous nos pieds, au cœur de la Terre, se trouve de la chaleur à profusion. Ne suffirait-il pas de creuser suffisamment profond pour trouver de quoi se chauffer éternellement, de quoi produire de l'électricité sans avoir recours ni aux carburants fossiles, ni aux énergies nucléaires, ni même aux énergies alternatives ? Peut-être encore utopique... mais une solution à... creuser !

Instituts acteurs de cette solution : BRGM

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Quelques projets portés par le BRGM et ses partenaires

Les scientifiques du BRGM travaillent depuis 50 ans sur les technologies de la géothermie. Les sites qui utilisent la géothermie (Île-de-France, Guadeloupe, Soultz-sous-Forêts...) permettent aujourd'hui d'économiser 1 million de tonnes de CO2 et le potentiel est bien supérieur ...

  • Le projet MicroGéo, financé par l'ANR, vise la mise au point d'une solution géothermique pour l'habitat individuel neuf de type BBC (Bâtiment basse-consommation). La géothermie  assure les trois usages thermiques principaux, eau chaude sanitaire, chauffage et rafraîchissement pour un coût net de 10 000 €. Les produits développés dans le cadre de ces travaux sont aujourd'hui commercialisés.

Partenaires : Terrendis France (ex-RYB Terra, fabricant d'échangeurs géothermiques enterrés), CIAT (pompes à chaleur), EDF, le CEA-INES, le centre technique CETIAT et Proxiserve (chauffage).

Le projet Gecko, financé par l'ANR vise deux objectifs : optimiser la production d'électricité (meilleur rendement électrique des panneaux photovoltaïques s'ils sont refroidis) et d'améliorer le coefficient de performance de la pompe à chaleur. La technique mise en œuvre  par les scientifiques consiste à  coupler des panneaux solaires hybrides (photovoltaïque et thermique) à des fondations thermoactives (fondations de bâtiments équipées d'échangeurs géothermiques et associés à une pompe à chaleur). Un couplage qui associe le BRGM, Ecome, Ifsttar, Lemta et LGCGE.

La Biodiversité : Trame verte/ Trame bleue

La diversité de la vie (ou biodiversité) sur terre est étonnante: il y aurait 8,7 millions d'espèces sur notre planète. On n'en connaitrait que 14 %. Ce qui veut dire qu'il resterait 7,5 millions de formes de vie à découvrir, à mesurer, à recenser... Or cette biodiversité est menacée par nos villes, nos autoroutes, nos voies de chemin de fer, nos barrages qui fractionnent les espaces naturels, morcellent les territoires des animaux, les empêchant de circuler, de se nourrir, de se reproduire, de polliniser. Il faut donc veiller à préserver leur liberté de circulation en rétablissant la continuité entre leurs territoires terrestres (champs, forêts, etc...) ou aquatiques. C'est d'autant plus une nécessité qu'avec les changements climatiques, les animaux terrestres ou aquatiques auront besoin de cette trame, de ce réseau pour migrer vers des contrées plus propices à leurs modes de vie.

Les instituts acteurs de cette solution

CNRS, CIRAD, INRA, IRSTEA, MNHN

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CNRS, le CIRAD, l'INRA, IRSTEA, le MNHN et leurs partenaires

  • Les chercheurs du  MNHN ont constaté les nouvelles répartitions territoriales de certaines espèces animales, comme par exemple, l'arrivée dans le nord de la France d'espèces méditerranéennes. Elles se sont déjà 'adaptées pour "suivre" les évolutions du climat. Malheureusement, ce ne sera pas le cas de beaucoup d'autres, qui ne se déplaceront pas assez vite pour suivre le réchauffement actuel. En 2014 Les chercheurs ont publié leurs études dans un rapport intitulé  "Le changement climatique et les réseaux écologiques" et remis au Ministère en charge de l'Ecologie.

Ce rapport servira de base à la révision des politiques nationales de la Trame verte et bleue. Cette politique en résolvant  le problème de la fragmentation des habitats, en restaurant des continuités écologiques, induit aussi de nouvelles politiques d'aménagement du territoire...

  • Irstea apporte son expertise aux politiques publiques pour le déploiement à l'échelle nationale de la Trame verte et bleue avec la création d'un centre de ressource TVB, en ligne, à destination des acteurs des territoires. Dès aujourd'hui, les projets de TVB sont approuvés et en cours de déploiement dans la moitié des régions françaises. 

Le projet SalTemp concernant la migration des saumons est financé par l'ANR.

  • L'INRA s'attache à favoriser une autre facette de la biodiversité : Les abeilles domestiques et sauvages contribuent à la pollinisation de 80 % des espèces de plantes à fleurs. Les travaux des chercheurs de l'INRA visent à mieux connaître l'état des populations des insectes pollinisateurs et à évaluer les risques que fait peser leur déclin sur la faune et la flore des milieux cultivés et naturels.
  • Une étude réalisée par le CIRAD et ses partenaires montre que les zones identifiées comme importantes pour la biodiversité peuvent aussi l'être pour d'autres services éco-systémiques, comme le stockage du carbone, la conservation de l'eau et la qualité paysagère.
Publication : 27.11.2015

4 thématiques = 32 solutions

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Solutions COP21 au Grand Palais

  • Entrée libre
  • Espace de 200 m² dédié aux solutions "Recherche"
  • Le Grand Palais est ouvert à tous pendant 7 jours
  • du 4 au 10 décembre 2015
  • 12h à 18h en semaine et 10h à 20h le week-end
  • 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

Les recherches les plus fréquentes :

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