Solutions COP21 : thématique "Santé-bien être"

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Les organismes de recherche sont présents du 4 au 10 décembre 2015 au Grand Palais à Paris pour présenter au public l'action collective des scientifiques sur la question climatique à l'occasion de l'évènement Solutions COP21. Voici un panorama des constats et des réponses élaborées par les organismes scientifiques concernant le thème de la santé et du bien-être.

Article - 27.11.2015

Préserver les écosystèmes pour préserver notre santé

Pour l'humanité, la grande rupture du XXe siècle a été d'accepter que son avenir sur Terre soit lié à celui de la biosphère et de la biodiversité. Le grand élan du XXIe siècle sera celui de générations qui décideront, pour leur survie et celle des générations à venir, de prendre en compte le coût économique de la biodiversité ou les conséquences de la réduction de cette biodiversité sur les conditions de vie ou la santé des êtres humains.

 Instituts : CNRS, IRSTEA, MNHN

Lutter contre la pollution de l'air : un triple bénéfice

Une mauvaise qualité de l'air influence notre santé (maladies respiratoires). La plupart des polluants de l'air sont émis par les mêmes sources que les gaz à effet de serre (transports, industrie, chauffage...). Évoluer vers une société sobre en carbone préservera la qualité de l'air et améliorera la santé des populations : un double bénéfice. Le coût des mesures de préservation de la qualité de l'air pourrait être compensé par les bénéfices sanitaires. Un triple bénéfice !

Les instituts acteurs de cette solution

INERIS, INSERM, INRIA.

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par l'INERIS, l'INSERM, l'INRIA et l'ANR et leurs partenaires

En France, le coût total de la pollution sur la santé est estimé à environ 1 milliard à 2 milliards d'euros par an selon une étude menée par les chercheurs de l'INSERM. Cela représente 15 % à 31 % du déficit de 2012 pour la branche assurance maladie du régime général de la sécurité sociale.

  • L'étude MouVIE analyse les effets des pollutions atmosphérique et sonore sur la santé et la qualité de vie des parisiens. Les résultats de cette étude, pourront  s'appliquer à d'autres villes.
  • Le projet MED'HISS auquel participent les chercheurs de l'INSERM, a pour objectif d'estimer les effets sanitaires à long terme de l'exposition à la pollution atmosphérique dans quatre pays méditerranéens (France, Italie, Slovénie et Espagne), afin de fournir de nouvelles preuves à l'appui de la législation de l'UE et de mettre en œuvre un système de surveillance épidémiologique à bas coût pour surveiller ces effets au fil du temps.
  • La Cohorte SEPAGES, suivie par les chercheurs de l'INSERM, étudie les effets sur la santé de l'exposition à la pollution atmosphérique et aux perturbateurs endocriniens durant la grossesse. C'est une plateforme de recherche en épidémiologie environnementale qui prend en compte les origines fœtales des maladies, hypothèse selon laquelle les expositions environnementales subies pendant la vie intra-utérine et les premiers mois de vie pourraient influencer non seulement le développement et la santé du fœtus, mais aussi la santé ultérieure dans l'enfance et à l'âge adulte.
  • Le projet Estimair porté par les chercheurs d'Inria : plusieurs types d'observations permettent de suivre de manière précise la pollution et ses sources,. Ces données viennent nourrir des modèles de simulation numérique qui permettent d'évaluer la qualité de l'air dans les villes avec une précision à l'échelle de la rue.
  • Le projet SALUT'AIR de l'INERIS a pour objectif de développer un système de prédiction de la qualité de l'air sur le long terme. Les chercheurs de l'Institut et leurs partenaires ont développé un modèle qui intègre le facteur « changement climatique » dans l'évaluation sur la longue durée des politiques de gestion de la qualité de l'air.
  • Le projet européen HELIX, auquel participent les chercheurs de l'INSERM, vise à décrire l'ensemble des expositions environnementales des enfants et  à étudier leur effet possible sur différentes composantes de la santé (santé respiratoire, neuro-développement, croissance, ...). Il inclut 1200 enfants. Plusieurs centaines d'expositions ont été caractérisées chez ces enfants et leurs mamans : dans le milieu environnant (polluants de l'air, UV, température, proximité des espaces verts, bruits) ainsi que dans leur organisme (familles des métaux lourds, polluants organiques persistants, pesticides organophosphorés, bisphénols, parabènes, phtalates...)

Changements climatiques : La santé en question

Les changements climatiques mettent à rude épreuve notre santé. Cela peut se manifester au travers de nombreuses maladies : respiratoires, allergiques, infectieuses, cardio-vasculaires, cutanées, cancéreuses, nutritionnelles, mentales...

Ces troubles sont les réactions directes ou indirectes du corps humain à divers "activateurs". Ce sont, par exemple, les chaleurs caniculaires, qui seront de moins en moins exceptionnelles, les fortes concentrations atmosphériques d'ozone, dont le taux varie selon la qualité de l'air ou bien encore les pollens de plantes hautement allergisantes, migrantes et envahissantes... Ces phénomènes ne peuvent être étudiés isolément car ils dépendent d'un grand nombre de facteurs individuels, sociétaux et environnementaux qui s'influencent entre eux. La recherche doit les considérer dans leur totalité. Cela implique la coordination de disciplines très diverses (sciences biomédicales, sciences humaines, sciences du climat, écologie, épidémiologie, santé publique, modélisation mathématique, statistiques) mais aussi une coopération entre instituts de recherche et le développement conjoint d'observatoires de santé et de l'environnement.

Les instituts acteurs de cette solution

CEA, CIRAD, CNRS, INERIS, INSERM, IRD

Projets de recherche développés par le CEA, le CIRAD, le CNRS, l'INERIS, l'INSERM, l'IRD et leurs partenaires

  • L'exposome, étude à laquelle participent  les chercheurs de l'INSERM, englobe l'ensemble des facteurs de risques d'origine non génétique, (environnementaux, sanitaires, alimentaires, ...) qui, au long de la vie, ont un impact sur le développement et la santé de chacun. L'ensemble de ces travaux a pour objectif de guider les pouvoirs publics dans la mise en place de mesures de prévention et la prise de décisions. Mais, au quotidien, chacun peut s ‘approprier certains modes de vie qui diminuent la production de gaz à effet de serre (déplacement en bicyclette plutôt qu'en voiture, réduction de la  consommation de viande). Ces comportements ont aussi, indépendamment de la pollution, des effets bénéfiques sur la santé.
  • Les chercheurs de l'INSERM  sont aussi impliqués au sein du projet HEALS: Health and Environment-wide Associations based on Large population Surveys. Par la prise en compte des expositions pendant une vie entière, cette approche tient compte des variations climatiques au cours de la vie des individus et de leurs interactions avec l'environnement et les effets sanitaires.
  • Les concentrations dans l'air du pollen d'ambroisie, très allergisant, pourraient avoir quadruplé en Europe à l'horizon 2050. Le changement climatique serait responsable des deux tiers de cette augmentation, le tiers restant serait dû, quant à lui, à la colonisation de la plante, favorisée par les activités humaines. Ces estimations, réalisées par des chercheurs du CNRS, du CEA, de l'INERIS et du RNSA permettent un suivi de ces pollens, à l'échelle européenne, sur le long terme et propose une cartographie évolutive de la présence des plantes.
  • Le  concept "One Health - Une seule santé" est développé par des chercheurs du CIRAD. Il part de l'observation qu'un changement de climat ou d'environnement peut modifier les migrations d'animaux sauvages, les types d'élevage ou les populations d'insectes, et influencer indirectement la transmission des maladies aux animaux et aux hommes. C'est pourquoi la santé des milieux naturels, des animaux et des hommes est un tout. C'est le concept « One Health ».

Modèle et scénarios : prévenir les risques

Nos sociétés se trouvent confrontées aux risques climatiques naturels et liés aux activités humaines. Le numérique permet heureusement de développer des outils de simulation et de prévision pour l'anticipation  des risques toujours plus performants, permettant comprendre la propagation des maladies, d'élaborer des scénarios et d'anticiper des réponses aux risques climatiques afin d'alerter les populations et les acteurs de notre économie et de notre santé.

Les instituts acteurs de cette solution

CNRS, INRIA, INSERM, IRSTEA
L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CNRS, l'INRIA, l'INSERM, l'IRSTEA et leurs partenaires

La simulation numérique est un outil essentiel pour car elle permet, par exemple, de simuler le développement d'un éventuel feu dans les conditions météorologiques particulières. Les modèles de simulation pour l'anticipation des risques sont trop lents pour calculer les risques sur toute une région (comme le sud de la France). Les efforts d'Inria et d' Irstea portent donc sur des simulations en temps réel de ces risques, sur des surfaces de plus en plus grandes.

Autour des risques climatiques

  • Le programme Rythmme développé par Irstea est une plate-forme web de services pour prévenir en temps réel les crues soudaines et les aléas en montagne. Il propose une application smart phone qui transmet les alertes en cas de risques d'inondation, avalanches, incendies de forêt... Les prochaines évolutions du système prendront en compte les incertitudes liées au climat en cours.
  • Irstea possède une infrastructure de recherche sous la forme d'un hall hydraulique de grande taille, qui lui permet de simuler les crues extrêmes en laboratoire. Plusieurs configurations de terrain peuvent être testées afin de mieux appréhender les risques sur une région ou une micro région donnée.

Autour des riques littoraux

  • Le programme COCORISCO, financé par l'ANR, porte sur la connaissance, la compréhension et la gestion des risques côtiers en termes d'érosion.
  • Le programme Vulsaco, également financé par l'ANR s'attache à étudier la vulnérabilité des plages sableuses face aux changements climatiques et aux pressions dues à la présence de l'humain et de ses activités.

 Autour des risques sanitaires

  • Le transport routier est l'un des principaux vecteurs de propagation des épidémies animales. Il est donc crucial de comprendre comment des animaux potentiellement infectés sont échangés et transportés dans un pays. Une équipe franco-italienne incluant des chercheurs du CNRS et de l'INSERM ont présenté en juin 2012 des simulations numériques permettant de recréer des scénarios de propagation, à l'échelle d'un pays, d'une épidémie touchant les bovins. Ce modèle pourrait permettre de développer des stratégies de prévention et de surveillance plus efficaces.
  • Le projet HARMSflu de l'INSERM tend à transformer la compréhension et la manière d'appréhender les relations entre une population, une maladie et un environnement donnés. Il s'agit aussi d'améliorer notre capacité à planifier, réagir et contrôler une pandémie émergente. HARMSflu est financé par l'ANR.

Inondations et canicules : comment faire face aux risques ?

Les inondations, l'élévation du niveau des mers et les canicules sont trois risques majeurs liés au réchauffement climatique. Ils ont déjà et auront demain encore davantage de conséquences économiques et démographiques: on estime à 70 000 personnes la surmortalité liée à la canicule de 2003 en Europe et à 200 millions le nombre de migrants climatiques à venir si le scénario d'augmentation de la température moyenne de 4°C se réalise !

Quels moyens faut-il développer pour préserver les populations des risques et gérer les conséquences migratoires ?

Les instituts acteurs de cette solution

CNRS, INSERM

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CNRS, l'INSERM et leurs partenaires

Ingénierie hydraulique : outil de gestion hydraulique de l'inondation dans la ville développé par les chercheurs du CNRS.

La maîtrise des volumes et hauteurs générées par les événements pluvieux extrêmes passe par une connaissance fine des carrefours. En effet, les débits vont se distribuer au sein de la ville à travers ces nœuds. Cet outil de simulation numérique permet de faire des prévisions pour des événements exceptionnels. Les chercheurs portent leurs efforts actuels sur la robustesse des modèles informatiques afin d'offrir aux utilisateurs (municipalités) un outil de simulation fiable permettant de faire des choix en fonction d'objectifs.

  • Le projet Katrina Nola financé par l'ANR qui examine les conséquences sociales des catastrophes écologiques autour de la Nouvelle Orléans, aux États Unis, suite au passage de l'ouragan Katrina.
  • Le projet Miseeva financé par l'ANR évalue la vulnérabilité des zones côtières à la submersion dans un contexte de changement climatique.

Des solutions 2.0 pour l'Afrique

Avec les nombreuses nations qui la composent, l'Afrique est en train d'entrer de plein pied dans sa phase de développement. Ce continent demeure particulièrement sensible aux risques climatiques, aux épidémies, aux famines, aux migrations, le tout étant aggravé par des situations politiques instables. C'est aussi un continent qui bénéficie des dernières avancées de la recherche pour le développement et des technologies les plus pointues en matière d'observation, d'outils de prévisions et d'alertes.

Les instituts acteurs de cette solution

CIRAD, CNRS, IRD

L'ANR (Agence nationale de recherche) finance nombre de leurs projets de recherche dans ce domaine.

Projets de recherche développés par le CIRAD, le CNRS, l'IRD et leurs partenaires

  • Le projet Acasis a pour objectif de mettre en place au Sénégal et au Burkina Faso un système pré-opérationnel d'alerte aux canicules. De façon spécifique, les chercheurs de l'IRD  évaluent la vulnérabilité des populations comme de l'environnement, aux vagues de chaleur,  s'efforcent d' identifier  des indicateurs bio-météorologiques adaptés, d'évaluer et d'améliorer la prévisibilité des vagues de chaleur, et de mieux connaitre leur évolution. Projet financé par l'ANR.
  • Le suivi des pluies est essentiel dans de multiples domaines. Les réseaux de téléphonie mobile, qui couvrent 90% des zones habitées dans le monde sont un excellent moyen d'observation. En plus de transmettre les signaux radios, les antennes relais enregistrent les perturbations du signal en partie dues aux précipitations. L'idée des chercheurs du consortium Rain Cell Africa, auquel participe l'IRD, est de tirer parti de cette quantité de données pour améliorer le suivi et la spatialisation des pluies. Une méthode dont ils ont prouvé l'efficacité, montrant une fiabilité de 95 % pour détecter les événements pluvieux.
  • Au Sénégal, l'éradication des glossines, mouches plus connues sous le nom de Tsé-tsé, est en passe d'être achevée dans la région des Niayes. La trypanosomose animale, transmise par les glossines, est redoutable pour les élevages d'Afrique subsaharienne. Pour mieux cibler les lieux où déployer le dispositif de lutte, les chercheurs du CIRAD et leurs partenaires ont utilisé des modèles de distribution d'espèces. Ces modèles ont permis de caractériser très précisément l'habitat de l'espèce - sa niche écologique - et de prévoir les lieux favorables à sa survie... avec pour résultats une campagne de lutte plus efficace et une réduction substantielle des coûts : on n'intervient que dans les zones ciblées par les modèles.
  • Le projet CAVIARS (Climat, Agriculture et Végétation) étudie les impacts de l'érosion éolienne au Sahel. Il est financé par l'ANR.

L'eau, une ressource à partager

La France bénéficie de conditions climatiques et dispose d'une géographie telle qu'elle n'aura pas de problèmes graves d'approvisionnement en eau. Ce n'est pas le cas partout dans le monde puisque de nombreux pays doivent partager la même source d'eau douce. C'est par exemple le cas du Nil qui traverse onze pays... qui sont donc dépendants les uns des autres pour leur approvisionnement. De manière locale comme à l'échelle de la planète, comment éviter la guerre de l'eau, et faire en sorte qu'elle reste une ressource partagée par tous les habitants du globe ?

Les instituts acteurs de cette solution

BRGM, CNRS, IRSTEA

Projets de recherche développés par le BRGM, le CNRS, IRSTEA et leurs partenaires

  • Dans les régions  à fort déficit pluviométrique (zone sahélienne, Moyen Orient....), les eaux souterraines constituent souvent la seule ressource en eau pour les populations. Mais il s'agit de ressources épuisables. Le BRGM a développé des outils de simulations d'exploitation de ces réserves afin de faire émerger des solutions qui visent à la fois un partage équitable et un usage le plus durable possible dans le temps.
  • Les chercheurs d'Irstea portent des travaux de prospective sur la ressource en eau, menés en collaboration avec les acteurs des territoires. L'institut a également développé des jeux de rôle qui permettent d'identifier et de dénouer les conflits en amont (WatAGam). Toutes ces démarches n'ont qu'un seul but : proposer des solutions technologiques pour économiser l'eau douce.
  • Avec le projet NOWWMA, les chercheurs d'Irstea travaillent également au développement d'une filière sur la réutilisation des eaux usées traitées (ou REUSE) dans les pays méditerranéens. En France, avec le projet R2D22050, l'institut Irstea étudie les perspectives de Risques, de Ressource en eau et de gestion durable de la Durance à l'horizon 2050.

L'Outre-mer : vitrine de notre santé à venir

Toutes les populations ne sont pas égales face aux impacts des dérèglements climatiques. Parmi les facteurs aggravants, il n'y a pas que les facteurs climatiques... La mondialisation des échanges commerciaux et touristiques permettent à des espèces animales et végétales d'envahir de nouveaux territoires. Ainsi un platelminthe qui s'attaque aux vers de terre, un frelon asiatique redoutable prédateur des abeilles et des maladies parasitaires telles que le chikungugnya ou la dengue nous menacent. Il est essentiel d'apprendre à contrôler ces espèces envahissantes et à développer des traitements adaptés.

Les instituts acteurs de cette solution

CEA, CIRAD, CNRS, INSERM, IRD, MNHN

Projets de recherche développés par le CEA, le CIRAD, le CNRS, l'INSERM, L'IRD, le MNHN et leurs partenaires

  • Les chercheurs du CEA développent un vaccin contre la maladie du chikungunya : avec le réchauffement climatique, des enjeux de santé publique vont soit émerger, soit s'amplifier. La plupart de ces risques sont associés à l'extension de l'aire de répartition des insectes vecteurs.
  • Une étude de l'IRD menée en Nouvelle Calédonie met en évidence la corrélation entre des conditions climatiques précises et l'apparition de flambées de dengue. Les travaux des chercheurs ont permis d'élaborer des modèles statistiques des épisodes viraux qui permettent de les anticiper. Alors que les autorités de santé publique calédoniennes ont déjà intégré ces outils dans leurs stratégies d'aide à la décision, une approche similaire dans d'autres pays du Pacifique Sud se développe, avec un nouveau programme régional collaboratif.
  • Pour étudier l'impact des changements climatiques sur les arbres des forêts tropicales, une équipe de recherche du CIRAD a conçu un modèle de bilan hydrique. Ce modèle informatique estime la quantité d'eau disponible dans le sol pour les arbres à partir de données microclimatiques. Les chercheurs ont déployé des stations météorologiques dans tout le nord de la Guyane pour recueillir les données climatiques nécessaires au modèle. Sur le terrain, il a été constaté que les espèces qui résistent le mieux au stress hydrique sont celles qui poussent lentement.
  • Dans le cadre d'un programme de l'Initiative Française pour les Récifs Coralliens (IFRECOR), le ministère des outre-mer a confié aux chercheurs du MNHN l'inventaire des données relatives à la biodiversité des récifs coralliens d'outre-mer.

Ce travail permet d'établir des cartes de répartition des espèces et est essentiellement destiné aux gestionnaires de ces écosystèmes.

Un travail complémentaire à partir de données anciennes relevées dans les collections permettrait de voir si certaines espèces récifales recensées il y a plusieurs décennies sont toujours présentes et si l'on peut corréler leur présence/absence au changement climatique global.

  • Le projet européen PREDEMICS, auquel participent les chercheurs de l''INSERM vise à améliorer la prévision et la prévention de la grippe animale transmissible à l'homme dans un contexte pandémique potentiel. Les maladies infectieuses émergentes peuvent en effet représenter une menace mondiale persistante et leur impact sur la santé des humains ainsi que sur celle des animaux domestiques et sauvages est également susceptible d'être sous-estimée.
Publication : 27.11.2015

4 thématiques = 32 solutions

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Solutions COP21 au Grand Palais

  • Entrée libre
  • Espace de 200 m² dédié aux solutions "Recherche"
  • Le Grand Palais est ouvert à tous pendant 7 jours
  • du 4 au 10 décembre 2015
  • 12h à 18h en semaine et 10h à 20h le week-end
  • 3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris

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