Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche

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Doctorat Doctorat

Chiffres Clés
  • 295 écoles doctorales existaient en France au 1er septembre 2007.

 

  • En 2005 :
    9 587doctorats ont été délivrés en France métropolitaine et DOM.
    68 190 doctorants .
    46% des doctorants étaient des femmes.

Pour cent

 

 

encadre-en-savoir
A noter

Assouplissement de la procédure de la co-tutelle internationale de thèse

Pour favoriser l'ouverture internationale des écoles doctorales, le dispositif de préparation des co-tutelles internationales de thèse a été assoupli. L'arrêté du 6 janvier 2005 confère aux établissements la capacité d'en organiser le déroulement dans le cadre d'une convention entre les établissements engagés en adaptant, lorsque c'est nécessaire, la réglementation nationale aux exigences de la coopération internationale.


arrêté du 6 janvier 2005 relatif à la co-tutelle internationale de thèse.

 

Le saviez-vous ?

Les conventions industrielles de formation par la recherche (C.I.F.R.E.) permettent à de jeunes chercheurs de réaliser leur thèse en entreprise, en liaison avec une équipe de recherche extérieure et en étant rémunéré par l'entreprise.

Pour faire une demande de convention, adressez-vous à l'association nationale de la recherche et de la technologie (A.N.R.T.)

Logo ANRT
site de l'A.N.R.T

 

Textes de référence

En 2006, la formation doctorale a été profondément renovée afin de se conformer aux orientations européennes en garantissant une formation de très haut niveau.

loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006

arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale

Le doctorat se prépare en trois ans après un master. Point d'aboutissement des études supérieures, il correspond à un niveau bac + 8 années d'études.
Le doctorat est une formation à et par la recherche, et à l'innovation.

 

 

Une formation doctorale profondément rénovée et en phase avec les orientations européennes

Les 18 et 19 mai 2005, à Bergen, les ministres en charge de l'enseignement supérieur des quarante-cinq pays engagés dans le processus de Bologne ont confirmé le caractère central de la formation doctorale pour l'avancement de la connaissance au travers d'une recherche innovante. Ils ont recommandé aux établissements d'enseignement supérieur des États membres de prendre les mesures appropriées pour que leurs programmes doctoraux garantissent l'acquisition d'une formation interdisciplinaire et le développement de compétences transférables, répondant ainsi aux besoins du marché de l'emploi le plus large possible.

La France a pris la mesure de ces enjeux à travers les orientations de la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006 et l'arrêté du 7 août 2006 relatif à la formation doctorale. L'objectif est de garantir aux doctorants une formation de très haut niveau et une meilleure reconnaissance de leur diplôme tant au plan académique que dans l'industrie ou les services. Fondée sur les compétences scientifiques avérées des établissements, la formation doctorale offre aux doctorants l'état le plus récent des connaissances.

Elle s'effectue au sein d'écoles doctorales accréditées par le ministre en charge de l'enseignement supérieur dans le cadre du contrat d'établissement. D'une durée de trois ans après l'obtention du diplôme national de master ou sur la base de la reconnaissance d'un niveau équivalent, elle permet d'obtenir, après soutenance d'une thèse, le grade de docteur.

Le nouvel arrêté relatif à la formation doctorale se caractérise par quatre orientations majeures :

  • confirmation des écoles doctorales comme lieux de structuration de l'offre de formation doctorale, contribuant à sa visibilité et à son attractivité aux plans national, européen et international. Une école doctorale fédère, sur un site donné, des forces scientifiques de qualité dans un ensemble cohérent de thématiques. L'existence de ces écoles est désormais inscrite dans la loi.
  • accréditation par l'État des écoles doctorales après évaluation par l'agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (A.E.R.E.S.). Une telle accréditation définit les champs scientifiques de compétence et permet l'inscription des doctorants et la délivrance du doctorat.
  • reconnaissance de la formation doctorale comme une "expérience professionnelle de recherche".
  • possibilité donnée à l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur de participer à la formation doctorale dès lors qu'a été démontrée, dans le cadre d'une évaluation nationale, leur capacité à apporter une contribution significative à l'animation scientifique et pédagogique d'une école doctorale.

 

Préparé sur la base d'une large concertation nationale et en adéquation avec les orientations énoncées dans la Charte européenne du chercheur notamment pour ce qui concerne le statut du doctorant, ce texte ouvre la formation doctorale à l'ensemble des partenariats scientifiques avec le seul souci de la recherche de l'excellence.

 

Les écoles doctorales

Généralisées à la rentrée 2000, les écoles doctorales rattachées aux établissements d'enseignement supérieur, fédèrent un ensemble d'équipes de recherche qui prennent en charge la formation et le devenir des doctorants. Elles offrent au futur docteur un encadrement scientifique de haut niveau ainsi qu'une préparation à l'insertion professionnelle.

Les liens avec la recherche et la qualité scientifique des laboratoires, la procédure de recrutement des doctorants et la politique de financement des thèses, le potentiel d'encadrement et la politique de formation, les partenariats avec le monde socio-économique et l'incitation à la mobilité et à l'ouverture européenne et internationale sont autant de critères déterminants pour l'accréditation des écoles doctorales.

L'attention attachée à la mise en oeuvre de la charte des thèses, véritable contrat moral conclu entre le doctorant, son directeur de thèse, le directeur de l'école doctorale et celui du laboratoire d'accueil, constitue une garantie de qualité dans la mesure où elle définit les droits et les devoirs de chacun. La préparation d'une thèse doit en effet s'inscrire dans un projet personnel et professionnel clairement défini dans ses objectifs et ses moyens.

 

Les aides à la formation doctorale

Les allocations de recherche

Après obtention du diplôme national de master ou d'un diplôme de niveau équivalent et sur la base de critères scientifiques, un certain nombre de doctorants peuvent bénéficier d'une allocation de recherche. Cette allocation permet au doctorant de se consacrer pleinement à ses travaux de recherche et à la préparation de sa thèse.

Elle est attribuée pour une durée de trois ans. Le ministère attribue ainsi 4 000 nouvelles allocations chaque année ce qui représente près de 22 % des étudiants inscrits en première année de thèse. Le montant mensuel brut de cette allocation versée à 12 000 doctorants est de 1 658 euros.

Dans le cadre du Pacte pour la recherche attaché à la loi de programme pour la recherche, l'Etat augmenté sensiblement, dès 2007, le financement des doctorants.

L'étudiant qui souhaite bénéficier d'une allocation de recherche doit en faire la demande auprès de son école doctorale durant son année de master. Dans le cadre du Pacte pour la recherche attaché à la loi de programme pour la recherche, l'État augmentera sensiblement, dès 2007 le financement des doctorants.

Campagne 2008 d'attribution des allocations de recherche

 

Nouvelle mesure : Le contrat doctoral, pour plus de simplicité et plus de garanties pour les doctorants

Dans le cadre des mesures en faveur de l'attractivité des métiers de l'enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse a annoncé le 7 octobre 2008 la mise en place d'un contrat doctoral unique et identique pour tous les établissements de recherche et d'enseignement supérieur : un contrat ouvert à tous les étudiants en thèse, d'une durée de 3 ans qui offre toutes les garanties sociales  ainsi qu'une rémunération avec un minimum garanti (1985€  brut).
En savoir plus

 

Les conventions industrielles de formation par la recherche (C.I.F.R.E.)

Les CIFRE permettent aux doctorants de préparer leur thèse en entreprise en menant un programme de recherche et développement en liaison avec une équipe de recherche extérieure à l'entreprise. L'entreprise reçoit une subvention annuelle forfaitaire d'un montant de 14 000 € et verse au doctorant un salaire brut annuel minimum de 23 484 € (1957 €/mois). Un contrat de travail, CDI ou CDD de trois ans, est conclu entre l'entreprise et le doctorant.

Compte tenu de l'intérêt des CIFRE tant pour le développement de la recherche que pour les rapprochements entre entreprises et recherche publique et pour l'emploi des docteurs, un développement de ce dispositif a été engagé : avec environ 1200 CIFRE conclues annuellement, les efforts conjugués du ministère chargé de la recherche et de l'Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT), en charge de la gestion des conventions, ont permis de doubler le nombre de CIFRE en dix ans.

Pour pouvoir bénéficier d'une CIFRE, il faut être titulaire d'un diplôme récent conférant le grade de master et s'inscrire en doctorat, sans condition de nationalité. L'étudiant qui souhaite en bénéficier doit en faire la demande auprès de l’ANRT.
Site de l'association

 

La professionnalisation

Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche met en oeuvre des dispositifs visant à assurer la formation professionnelle des futurs enseignants-chercheurs et à favoriser l'insertion professionnelle des docteurs. Des dispositifs de professionnalisation des formations doctorales sont de plus développés en relation avec certains partenaires.

 

Le monitorat d'enseignement supérieur

Les quatorze centres d'initiation à l'enseignement supérieur (C.I.E.S.) accueillent les moniteurs pour les former au métier d'enseignant-chercheur. La formation des moniteurs a été élargie depuis la rentrée 2004 et sensibilise à la diffusion de la culture scientifique et technique et au monde de l'édition scientifique.

Le monitorat d'enseignement supérieur place les doctorants en situation d'enseigner à l'université. Ils bénéficient pour cela du soutien d'un tuteur et suivent dix jours par an une formation organisée par les C.I.E.S.

Pour devenir moniteur, le candidat doit en faire la demande en début de thèse et bénéficier d'une allocation de recherche ou d'une aide financière équivalente.

Les moniteurs perçoivent un revenu complémentaire à l'allocation de recherche. En 2007, plus de 60 % des allocataires sont également moniteurs.

 

Les doctorants-conseils

Partant du constat qu'un tiers des docteurs rejoint le secteur privé trois ans après la soutenance, le ministère a souhaité diversifier l'objet du monitorat et offrir ainsi aux doctorants la possibilité d'enrichir leur formation par la mise en application de leurs compétences au sein du monde socio-économique. Visant un rapprochement de la sphère académique du monde de l'entreprise et une amélioration de leur connaissance réciproque, l'expérimentation du dispositif des « doctorants-conseil » menée à compter de la rentrée universitaire 2007 s'est traduite par l'attribution de 500 nouveaux supports de monitorats à 66 établissements d'enseignement supérieur. Les moniteurs recrutés par ces établissements, dénommés « doctorants-conseil », se sont vus confier la réalisation d'une mission d'expertise au sein d'une entreprise, une administration ou une collectivité territoriale, en parallèle à la réalisation de leurs travaux de recherche.

 

Les attachés temporaires d'enseignement et de recherche (ATER)

Les fonctions d'ATER permettent à des doctorants en fin de thèse, ou à des docteurs en attente de recrutement dans l'année qui suit leur thèse, d'obtenir un contrat à durée déterminée pour enseigner dans une université pour une durée normale d'un an. Les ATER constituent l'une des sources principales de renouvellement des corps d'enseignants-chercheurs. Ils peuvent demander à exercer leurs fonctions à temps partiel. Ce dispositif vise à permettre une transition vers des emplois d'enseignants-chercheurs au sein des établissements d'enseignement supérieur.

 

Des outils au service de la professionnalisation des doctorants

  • Les doctoriales

Des séminaires de sensibilisation et d'initiation au monde des entreprises ont été développés sous l'appellation de "doctoriales". Leur objectif principal est de créer un lieu de rencontre entre doctorants et acteurs économiques afin d'améliorer la communication entre les différents partenaires et de favoriser la prise de conscience, par les doctorants, de l'importance de leur projet personnel et professionnel.

Ces séminiares sont complétés par des formations spécifiques mises en place par les écoles doctorales (communication, langue étrangère, conduite de projet) destinées à aider le doctorant à préparer son avenir professionnel et à valoriser sa formation à la recherche au moment de son insertion professionnelle.

 

  • Valorisation des compétences, un nouveau chapitre de la thèse

L'objectif de ce programme est de préparer le doctorant à la démarche de recherche d'emploi en le conduisant à identifier les compétences multiples mises en oeuvre au cours des trois années de thèse et à les valoriser dans des situations professionnelles diversifiées. Ce travail, encadré par un tuteur généralement issu d'un cabinet de recrutement, donne lieu à l'élaboration d'un document de quelques pages, véritable bilan de compétences.

Des renseignements concernant les outils au service de la professionnalisation des doctorants peuvent être obtenus auprès de l'association Bernard-Gregory (A.B.G.). Celle-ci a notamment pour mission de favoriser l'insertion des jeunes docteurs en entreprise.

Association Bernard Gregory

Site de l'association

 

Mis à jour le 10 juin 2009