Tous les adultes peuvent aujourd'hui alterner des périodes de formation et des périodes d'activité professionnelle dans une perspective d'évolution "tout au long de la vie".
Deux récents textes législatifs (loi n° 2004-392 du 4 mai 2004 pour les salariés du secteur privé et loi n° 2007-148 du 2 février 2007 pour les agents des fonctions publiques) amplifient les opportunités et les droits en matière de formation continue.
Mais la complexité du système nécessite un éclairage sur les responsabilités des différents acteurs dans l'impulsion et le financement des formations. L'Éducation nationale est globalement très impliquée dans la formation d'adultes.
La validation des acquis de l'expérience est un droit individuel désormais inscrit au livre IX du Code du travail et dans le Code de l'éducation (L613-3; L613-4, L613-5).
C'est un acte officiel qui reconnaît les acquis de l'expérience soit pour accéder à une formation, soit pour obtenir, en totalité ou en partie, un diplôme ou titre de l'enseignement supérieur.
La validation des acquis dans l'enseignement supérieur repose sur un dispositif réglementaire diversifié :
L'université apprécie globalement les connaissances et les compétences du candidat en fonction de la formation qu'il souhaite suivre :
Ces deux dispositifs peuvent être utilisés conjointement pour réduire le plus possible les parcours de formation.
Le décret n° 2001-274 et l'arrêté du 30 mars 2001 instituent une procédure particulière de validation des acquis professionnels réservée aux ingénieurs, permettant l'obtention du titre d'ingénieur diplômé par l'Etat dans une spécialité donnée, à l'issue d'une double évaluation effectuée par des jurys d'écoles et un jury national. Les candidats doivent être âgés d'au moins 35 ans et justifier d'au moins 5 années de pratique professionnelle dans des fonctions d'ingénieurs.
Un accès facilité à la reprise d'études et aux diplômes et titres nationaux.
Chaque établissement d'enseignement supérieur est compétent pour valider des acquis dans le cadre des formations qu'il assure.
La demande de validation est présentée par le candidat à l'établissement qui délivre le diplôme ou le titre souhaités.
La demande doit préciser la formation ou le diplôme postulés. Elle doit être accompagnée d'un dossier indiquant les formations suivies, les diplômes obtenus et les activités et fonctions exercées.
La demande d'accès à une formation ("validation décret 1985") est examinée par une commission pédagogique qui propose au président la dispense à accorder.
La validation des acquis de l'expérience en vue de l'obtention d'un diplôme ("V.A.E. décret 2002") relève d'un jury qui vérifie, évalue et atteste les connaissances et acquis de l'expérience, déterminant ainsi l'étendue de la validation : certains éléments ou la totalité du diplôme.
Dans les deux types de validation, le candidat peut bénéficier du conseil du service compétent de l'établissement (le plus souvent le service de formation continue) pour choisir la formation ou le diplôme qui correspond le mieux à son parcours. Pour une V.A.E., il peut, s'il le souhaite, solliciter un accompagnement qui le guidera dans l'analyse et la description de son parcours professionnel.
Il s'agit d'une procédure nationale nationale organisée annuellement par l'Etat :
Aux services universitaires de formation continue.
Les universités et les écoles d'ingénieur disposent :
Au bureau des formations d'ingénieurs pour les titres d'ingénieurs D.P.E.
Direction Générale de l'enseignement supérieur - 110, rue de grenelle - 75357 Paris 07 SP
Inscription auprès des écoles d'ingénieurs autorisées à organiser les épreuves conduisant au titre d'ingénieur diplômé par l'État.
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