Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a présenté les premiers résultats quantitatifs de la réforme 2008 du Crédit impôt recherche (CIR). Ils montrent que le CIR est un amortisseur pendant la crise et un tremplin pour l’après-crise.
Communiqué
- Valérie Pécresse
29 septembre 2009
Les premiers résultats quantitatifs de la réforme 2008 du crédit impôt recherche sont maintenant disponibles. Ils montrent que si le crédit impôt recherche est un amortisseur pendant la crise, il est également un tremplin pour l’après-crise.
En effet, grâce au crédit impôt recherche, le niveau de dépenses de recherche des entreprises en France s’est maintenu en 2008, ralentissant la baisse de R&D dans les secteurs les plus touchés et renforçant la recherche par ailleurs, donnant ainsi aux entreprises les moyens de mieux rebondir après la crise.
1. La réforme 2008 du crédit impôt recherche est plébiscitée par les entreprises
Le nombre d’entreprises déclarantes a très fortement augmenté depuis la réforme de fin 2007 : +24%. En 2009, le nombre de nouveaux déclarants a même doublé par rapport à 2008. Ces nouveaux entrants déclarent aussi une dépense moyenne de recherche et développement deux fois supérieure aux nouveaux entrants de l’année précédente (304 000 euros contre 137 000 euros).
C’est donc une accélération sans précédent de l’utilisation du crédit impôt recherche dans les entreprises. C’est un résultat tangible de la simplification du dispositif, annoncé fin 2007.
De plus en plus d’entreprises déclarantes au titre des années 1998-2008

2. La réforme incite les entreprises à investir en recherche et développement
Malgré la crise, l’effort privé de recherche et développement s’est maintenu en 2008 : 15Md€
Avec 85% des déclarations fiscales 2008 des entreprises déposées, il est aujourd’hui possible d’estimer les dépenses déclarées au crédit impôt recherche pour 2008. On prévoit donc maintenant un maintien de l’effort de recherche des entreprises, malgré la crise.
Plus précisément, les déclarations actuellement dépouillées totalisent 13,4 Md€ de dépenses de recherche, soit une prévision de 15 Md€ (15,2 Md€ en 2007).
C’est un très bon résultat, car les dépenses de recherche des entreprises sont habituellement très pro-cycliques, c'est-à-dire qu’elles amplifient l’évolution de la croissance.
Un effort de R&D maintenu grâce au CIR

Le CIR : un dispositif particulièrement incitatif en matière de dépenses de recherche

3. La plupart des entreprises (53%) ont augmenté leurs dépenses de recherche et développement, notamment grâce au levier du crédit impôt recherche.
Outre deux secteurs particulièrement touchés par la crise dès 2008 (automobile -20% et aéronautique -20%), l’ensemble des autres secteurs a augmenté ses dépenses (+2%). En particulier, le secteur des services de recherche et développement augmente de 11%.
Selon un récent sondage commandé par le ministère,
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90% des entreprises considèrent qu’elles doivent innover particulièrement dans le contexte économique actuel ;
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61% des entreprises disent que le crédit impôt recherche les incite à investir dans de nouveaux projets de recherche ; ce résultat est cohérent avec l’étude précédente qui donnait un chiffre de 58%.
Le crédit impôt recherche accompagne donc les entreprises dans leur préparation de l’après-crise.
Le CIR par secteur

Chiffres 2007
68 % du crédit impôt recherche sont récupérés par le secteur industriel (industrie et services associées)
Mis à jour le 01 octobre 2009