Financement de la R&D industrielle en Polynésie française

Les projets financés par le Ministère des Outremer en Polynésie française

R&D industrielle en polynésie française

Le ministère des Outre-mer apporte chaque année son soutien à la recherche opérationnelle dans les Outremer par le lancement d’un appel à projets spécifique. L’objectif est d’assurer le développement de nouvelles filières ultramarines.

Article - 29.08.2014

Les appels à projets constituent un moyen d’assurer le développement durable des outremer en améliorant la connaissance dans des domaines prioritaires tels que la gestion des ressources naturelles, la biodiversité, la santé ou encore les déchets, l’eau et la pollution.

Cette démarche repose en grande partie sur la remarquable mobilisation des différents organismes de recherche implantés en outre-mer. Grâce au financement complémentaire qu’il apporte, l’appel à projets recherche du ministère des Outremer permet chaque année à une vingtaine de projets de voir le jour alors même qu’ils n’auraient pas pu être financés par d’autres canaux.

Polynésie 

Plusieurs projets financés par le biais de l'appel à projets du ministère des Outremer

En Polynésie française, plusieurs projets ont été financés par le biais de cet appel à projet. Il s’agit notamment du :

  • Projet TRIDENT (Triple localisation pour la détection du Nodavirus Tropical) : "réalisation d’un kit de dépistage du nodavirus chez différentes espèces de poissons tropicaux" financé à hauteur de 10% en 2007. Ce projet concernait plusieurs outre-mer : la Polynésie française, Mayotte, la Martinique et La Réunion. Ce kit permet de tester la contamination ou pas d’un poisson (Ombrine, Cobia ou Platax) par la nodavirose par un simple prélèvement au niveau de la nageoire caudale. Cette prévention zoosanitaire, remplace à moindre coût, la méthode PCR réalisée en laboratoire. Le kit est commercialisé et la Polynésie l’utilise afin de protéger les cheptels de poissons d’élevage.
  • Projet sur la prévention des tsunamis en océan profond intitulé "amélioration de la prévention des tsunamis en Polynésie française" porté par le C.E.A.. Il a été financé à hauteur de 50% par l’appel à projet MOM. L’ensemble des outils élaborés dans ce projet ont pu être utilisés en situation d’alerte effective lors du tsunami du japon du 11 mars 2011. Les hauteurs de tsunami attendues ont pu être estimées très rapidement ce qui a permis aux autorités en charge de l’alerte tsunami (Haut-commissariat et Direction de la protection civile) d’assurer la sécurité des biens et des personnes.
  • Projet  "La dengue sous surveillance : surveillance des insectes vecteurs de maladies tropicales en Polynésie française"  financé en 2006 à hauteur d’environ 20% et porté par l’Institut Louis Malardé (ILM). Les outils moléculaires mis en place ont amélioré le système de surveillance biologique existant et les mesures de lutte anti vectorielle visant à minimiser les risques d’épidémisation. Les recherches de détection d’autres arbovirus ont rendu le diagnostic du Chikungunya opérationnel en Polynésie. Les méthodes d’échantillonnage et de capture de moustiques validées au cours de ce projet sont appliquées dans le cadre de programmes menés par l’ILM sur les stratégies innovantes de lutte anti vectorielle. Les outils moléculaires, quant à eux, sont employés dans le cadre d’une étude pilote pour une surveillance régionale de la dengue.
  • Projet "La ciguatera, passagère des bénitiers : Evaluation des risques d’intoxication par les bénitiers (grands mollusques)" : le cas de Raivavae (îles Australes)" financé en 2007 à plus de 50% et soutenu par plusieurs organismes dont l’I.L.M.. Ces travaux ont permis de confirmer une corrélation entre les zones ciguatériques, la dégradation du récif corallien et la prolifération des cyanobactéries. Ce constat implique une remise en cause totale du processus de surveillance des poissons vecteurs de la ciguatera ainsi que de la prise en charge de la maladie. Ce projet a initié de nombreuses recherches sur cette question.
  • Projet "Le nourrissage des requins plats : Etude des raies pastenagues en Polynésie française, recommandations pour leur protection et leur valorisation touristique" financé en 2003 et porté par le CRIOBE EPHE.
    L’analyse socio-économique initié par ce projet a clairement identifié l’atout économique du tourisme lié aux raies pastenagues : plus de 60 000 touristes par an et un chiffre d’affaires de 10 000 euros par raie. Ce travail de recherche a permis de caractériser les zones de vie, la vitesse de déplacement et le temps de stationnement de cette variété de poisson. Le bilan de cette étude a également favorisé la rédaction de la "charte de bonnes pratiques de nourrissage des raies" et l’identification de quatre sites de nourrissage, mesures qui s’inscrivent dans le Plan de Gestion de l’Espace Maritime de Moorea. Une brochure de vulgarisation a été éditée afin de sensibiliser les opérateurs touristiques à la fragilité des écosystèmes et à l’adoption de pratiques adaptées à sa préservation. L’étude génétique a révélé le faible flux d’individus entre les archipels ce qui impose une gestion lagonaire spécifique afin de sauvegarder cette espèce ainsi que les retombées économiques qu’elle génère. Enfin, ce projet faisait partie d’un doctorat conjoint de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes et de l’Université de la Polynésie française.

D’autres projets financés en partie par cet appel à projets sont encore en cours et les résultats ne sont pas encore connus. Ce sont par exemple les projets :

En 2011 :

  • Approche intégrée de la filière d’exploitation du bénitier (Tridacna maxima) en Polynésie française – IBENI soutenu par l’Université de la Polynésie française ;
  • Etude hydrogéologique du bassin versant de la Punaruu (Tahiti) pour une gestion durable des ressources en eau soutenue par l’Université de la Polynésie française ;
  • Systèmes class='img-responsive' alternatifs pour une filière durable d’élevage de crevettes en Polynésie française – SADEC- soutenue par IFREMER.

En 2012 :

  • Evaluation des risques environnementaux issus de l’utilisation de pesticides dans l’agriculture sur les coraux et les poissons de Polynésie française soutenue par le CNRS ;
  • Ecloserie et valorisation génétique des huîtres perlières de l’archipel des Gambiers (RikiGEN) porté par IFREMER.

En 2013 :

  • Mise en place de traitements écoresponsables pour la lutte contre les parasitoses en aquaculture : application à l’aquaculture de platax orbicularis en Polynésie française, soutenue par le CNRS ;
  • Outil d’aide à la conception bioclimatique des bâtiments en Polynésie française porté par l’Université de la Polynésie française.
Publication : 29.08.2014

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