La France poursuit la progression de ses universités au niveau international avec le classement du Times Higher Education 2022 (T.H.E.)

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Université de Paris - Campus Grands Moulins / Bibliothèque Universitaire

"Après le classement général de Shanghai 2021, le classement THE vient confirmer la progression de nos universités dans la comparaison internationale", se réjouit Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, qui félicite les universités françaises et leurs équipes à l'occasion de la publication de ce nouveau classement jeudi 2 septembre.

Produit par la société T.E.S. Global Limited basée à Londres depuis 2004, ce classement porte sur la qualité et les missions dites "essentielles" des établissements d'enseignement supérieur. Plus de 1500 universités mondiales sont classées selon 13 indicateurs répartis en 5 catégories : l'enseignement (30 %), la recherche (30 %), le transfert de connaissances et l'influence de la recherche (30 %), l'ouverture à l'international (7,5 %) et l'innovation (2,5 %).

 

Cette année, le classement T.H.E. comprend 39 établissements français, contre 41 au classement 2021. Cette différence s'explique essentiellement par la prise en compte des nouveaux modèles d'universités créés entre 2019 et 2020 dans le cadre de la politique de regroupement des établissements.

 

La ministre se réjouit ainsi de l'entrée au classement de l'Institut Polytechnique de Paris à la 95e place, de l'Université Paris-Saclay à la 117e place et de CY Cergy Paris Université dans le rang 601-800, qui se substituent respectivement à l'X, Telecom Paris, Telecom SudParis d'une part, à l'université Paris-Sud, CentraleSupélec et l'ENS Paris Saclay d'autre part et enfin à l'Université Cergy Pontoise.

 

La ministre félicite notamment l'Université PSL, première université française du classement, 12e européenne et 40e meilleure université mondiale - une position encore jamais obtenue par un établissement français dans THE.

 

La ministre note également avec intérêt les quatre entrées dans le classement : Arts et Métiers (801-1000), Université Polytechnique Hauts-de-France (1001-1200), Université de Pau (1201+) et Jean Moulin Université - Lyon 3 (1201+). Comme pour l'édition 2021, l'ensemble des régions métropolitaines est représenté.

La France se classe à la 7e place mondiale, gagnant ainsi une place, avec 17 établissements classés dans le TOP 500, 5 dans le TOP 200, 3 dans le TOP 100 et 1 dans le TOP 50.

 

En classant 8 des 9 établissements issus de la politique de regroupement (loi du 12 décembre 2018 relative à l'expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion des établissements d'enseignement supérieur et de recherche), T.H.E. reconnait le succès des nouveaux modèles d'universités françaises.

 

Il conforte également l'impact positif du programme d'investissement d'avenir (PIA) et des dernières évolutions mises en œuvre (déploiement du P.I.A. 4 appuyé par le plan France Relance, confirmation en juillet des IDEX de l'Université de Côte d'Azur et de l'Université Grenoble Alpes et de l'I-SITE de l'Université de Lorraine, après la confirmation fin 2021 des IDEX Universités Paris-Saclay et PSL). Cette année,15 des 17 initiatives d'excellence figurent dans le classement THE et 4 des 9 IDEX apparaissent dans le TOP 500.

 

La France poursuit la mise en œuvre d'une politique volontariste pour la reconnaissance du potentiel scientifique des universités françaises dans le monde entier. Les leviers mis à disposition des établissements dans le cadre de la loi de programmation de la recherche (augmentation du budget, création de "chaires de professeur junior", augmentation des crédits alloués à l'A.N.R., valorisation du doctorat, etc.) permettront notamment d'intensifier la production scientifique et d'améliorer l'attractivité vis-à-vis des chercheurs internationaux.