Publié le 03.03.2026

Le Japon crée son Baromètre de la Science Ouverte, inspiré du modèle français

Le Japon crée son Baromètre de la Science Ouverte, inspiré du modèle français, pour mesurer l'ouverture scientifique et promouvoir les pratiques de science ouverte. Issue d’une collaboration franco-japonaise fructueuse, cette initiative illustre la position de leader de la France dans ce domaine.

Qu'est-ce que le Baromètre de la Science Ouverte français ?

Le Baromètre de la Science Ouverte (BSO) français, créé en 2018, a marqué un tournant dans la politique de science ouverte. Cet outil innovant mesure l’ouverture de la science en France à partir de données fiables, ouvertes et maîtrisées. Conçu en parallèle du Plan national pour la science ouverte, le Baromètre sert à évaluer les impacts de cette politique, à affiner les stratégies et à mieux comprendre les pratiques scientifiques. Il porte sur des dimensions classiques de la science ouverte, comme l’accès ouvert aux publications, mais également sur des dimensions faisant très rarement l’objet d’un suivi en raison d’importants défis méthodologiques : le partage des données et des logiciels, et la communication des résultats des essais cliniques. Le Baromètre de la science ouverte mesure également l’ouverture des thèses en France et l’adoption des politiques de science ouverte par les établissements français. Enfin, il permet à chaque établissement qui le souhaite de décliner à la carte les indicateurs nationaux à son échelle.

Le Baromètre de la science ouverte japonais 

Le Baromètre de la science ouverte japonais est issu de la mise en œuvre des principes de la science ouverte et d'une coopération fructueuse. Dans une logique de science ouverte, la France a rendu publique sa méthodologie, son code, ses données et ses interfaces, dans une licence permettant la réutilisation. Lorsque le Japon a décidé de créer son propre Baromètre, il a décidé de s’inspirer directement du modèle français et de s’appuyer sur son socle technologique et méthodologique. Une collaboration étroite a été établie entre les deux pays, à travers des échanges réguliers, qui a abouti au transfert de technologie et de savoir-faire de la France vers le Japon. 
Le Japon a annoncé la création de son baromètre le 3 mars 2026. Cette initiative symbolise le caractère universel de la science et encourage d’autres pays à suivre cette voie.

En adoptant le cadre du Baromètre français de la science ouverte, reconnu internationalement, et en exploitant des données ouvertes, le Baromètre japonais de la science ouverte fournit des indicateurs fiables et vérifiables par tous. Cela nous permet de comprendre la situation actuelle des activités de recherche japonaises dans un format permettant des comparaisons internationales, et ainsi de favoriser une politique de recherche fondée sur des preuves. 

Mikiko TANIFUJI, Directrice du Centre de recherche pour la science ouverte et les plateformes de données à l’Institut national d’informatique (NII) du Japon.

La France poursuit ses efforts pour maintenir la Baromètre comme référence internationale en matière de science ouverte. Elle continue d’améliorer cet outil en intégrant des mises à jour annuelles, et travaille, pour l’avenir, à l’amélioration de la pertinence des résultats et à l’introduction de nouvelles dimensions à observer, en s’appuyant notamment sur des méthodologies issues de l’intelligence artificielle. 
Le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace remercie ses homologues japonais pour leur collaboration et leur engagement en faveur de la science ouverte. Cette coopération illustre l’importance du partage des connaissances à l’échelle internationale.