Publié le

25.05.2021

Sommaire

Rentrée 2021 : poursuite de la réforme des études de santé

Crédits :
Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

 

17 660 places ont été ouvertes en médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique pour la rentrée 2021, soit +2663 places
+ 17,8 % Progression du nombre d’étudiants dans les filières de médecine, pharmacie, odontologie et maïeutique 
+ 19,4 % Progression du nombre d’étudiants en médecine

 

Mise en œuvre de la réforme de l’accès au 1er cycle des formations de santé

L’année universitaire 2020-2021 a signé la fin de la PACES, un mode de sélection décrié par tous, qui laissait en moyenne 60 % des étudiants d’une promotion sur le bord de la route, sans reconnaissance d’acquis, après un concours basé uniquement sur la mémorisation de connaissances. 

Principes de la réforme : diversifier les profils et valider les acquis tout en maintenant une exigence dans la sélection pour garantir la qualité des futurs praticiens.

 

Objectifs de la réforme de l’accès aux études de santé

  • Faciliter l’implantation territoriale future en initiant des parcours possibles sur tous les territoires,
  • Diversifier le profil des étudiants recrutés dans les formations MPOM,
  • Favoriser la réussite des étudiants, qu’ils soient admis ou non dans les études de santé en reconnaissant les savoirs acquis.

L’accès aux études de santé s’est organisé à partir des 35 PASS proposant 227 mineures disciplinaires et de 457 L.AS répartis sur l’ensemble du territoire, y compris dans les universités qui ne comportent pas d’UFR de santé. 56 800 étudiants dont 16 400 redoublants PACES se sont inscrits.

En savoir plus sur le parcours d’accès spécifique santé (PASS) et la licence « accès santé » (L.AS)

Financement global : 

  • 15,2 M€ pour l’année 2020
  • 20,5 M€ pour l’année 2021 afin de poursuivre la transformation pédagogique.


Préparation de la réforme de l’accès au 3e cycle des études de médecine

La réforme du 2e cycle des études de médecine et de l'accès au 3e cycle est basée sur une stratégie pédagogique rénovée. Elle modifie l'accès au 3e cycle des études de médecine en organisant une nouvelle procédure d'admission et d'affectation dans une spécialité et une subdivision territoriale.

Objectif : améliorer l'adéquation entre les aptitudes et les aspirations professionnelles des étudiants afin de réduire l'insatisfaction ressentie par un certain nombre d'entre eux à l'issue de leur choix de spécialité de 3e cycle.

Ces nouvelles dispositions s'appliquent aux étudiants qui entrent en première année du 2e cycle des études de médecine à la rentrée universitaire 2021 (pour un accès au 3e cycle à la rentrée 2024).

 

Principes de cette réforme

  • Développer les modalités d’enseignement basées sur l’approche par compétences utilisant des techniques pédagogiques actives qui complètent l’apprentissage au lit du malade. La simulation permet l’apprentissage de gestes techniques mais également l’apprentissage de la relation médecin- malade et le travail en équipe. Utilisant la simulation, les examens cliniques objectifs et structurés (ECOS) feront partie des modalités d’évaluation annuelles.
  • Renforcer l’orientation active et personnalisée de l’étudiant, en substituant aux actuelles épreuves classantes nationales (ECN) des épreuves d’évaluation diversifiées : épreuves dématérialisées nationales (EDN), qui évaluent les connaissances avec une docimologie renouvelée, situations cliniques simulées (ECOS), prise en considération du parcours de formation en lien avec le projet professionnel personnel de l’étudiant.

Universitarisation des formations paramédicales et de maïeutique : mise en oeuvre de l’expérimentation de formations communes aux formations médicales et paramédicales

Universitarisation des professions de santé → 20 universités vont, dès l’année 2021-2022, expérimenter des formations transversales entre les métiers, la délivrance du grade master aux kinésithérapeutes et la nomination d’enseignants-chercheurs en sciences infirmières, maïeutique et rééducation- réadaptation.

L’universitarisation des formations 

Ce processus a été formalisé dans le cadre de la grande conférence de santé de 2016, et est passé au cours des 5 dernières années dans une phase de réalisation concrète :

  • création des infirmiers de pratiques avancées, 
  • expérimentation de formations communes aux formations médicales et paramédicales,
  • reconnaissance au grade master du diplôme d’État de masso-kinésithérapeute, 
  • création de trois nouvelles sections de CNU et de postes d’enseignants-chercheurs. 
  • deux autres actions sont engagées : la réingénierie et l’universitarisation de la formation des infirmiers spécialisés de bloc opératoire (IBODE) et la réingénierie et l’universitarisation des formations de techniciens de laboratoire médical, de diététiciens et de préparateurs en pharmacie.

Mise en place de la formation des infirmiers en pratique avancée

Le décret du 18 juillet 2018 établit l’exercice infirmier en pratique et le diplôme d’État d’infirmier en pratique avancée ouvrant à l’exercice, diplôme délivré par les universités avec le grade master. Ce texte très attendu par l’ensemble des professionnels répond à un besoin fort de santé publique. Il constitue également une avancée dans les sens l’universitarisation de la formation paramédicale. 

Depuis, quatre mentions ont été mises en place, « Pathologies chroniques stabilisées » ; « Prévention et polypathologies courantes en soins primaires », « Oncologie et hémato-oncologie », « Maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale » et « Psychiatrie et santé mentale ». Une cinquième mention « Urgences » est en cours de finalisation.

243 étudiants ont été diplômés en 2020 et en 2020-2021, 730 étudiants étaient inscrits en 1ère année et 642 en 2e année indiquant une rapide montée en puissance de la formation qui proposée par 28 universités, à la rentrée 2021.

Mise en œuvre de l’expérimentation de formations communes aux formations médicales et paramédicales

Le décret du 11 mai 2020 a ouvert une expérimentation visant à favoriser les passerelles et les enseignements transversaux entre diverses formations de santé, et à permettre un meilleur accès à la formation par la recherche. 
20 projets d’expérimentation portés par 18 universités étaient autorisés début septembre 2021. La durée maximale de l’expérimentation est de 6 ans. Au terme de l’année universitaire 2025-2026, une évaluation appréciera l’intérêt d’une généralisation d’une ou plusieurs expérimentations.

Reconnaissance au grade master du diplôme d’État de masso-kinésithérapeute

La formation des masso-kinésithérapeutes comprend une année universitaire suivie de quatre années de formation professionnelle, l’ensemble correspondant à 300 ECTS. La reconnaissance au grade master du diplôme d’État de masso-kinésithérapeute est effective pour tous les nouveaux diplômés à partir de 2021.

Création de trois nouvelles sections de CNU 

La création en octobre 2019 de trois nouvelles sections de Conseil national des universités « Maïeutique », « Sciences de la rééducation et de la réadaptation », « Sciences infirmières » a permis la création de 20 emplois d’enseignants-chercheurs.

Réingénierie et universitarisation de la formation des infirmiers spécialisés de bloc opératoire (IBODE) – Réingénierie et universitarisation de la formation de technicien de laboratoire médical, de diététicien, de préparateur en pharmacie

La réingénierie des diplômes de technicien de laboratoire médical, diététicien, préparateur en pharmacie et le passage de ces professionnels de la catégorie B à la catégorie A de la fonction publique hospitalière (FPH), ont été inscrits dans le protocole d’accord de la FPH du Ségur de la santé, le 13 juillet 2020. Les travaux de réingénierie ont débuté en septembre 2021 pour les techniciens de laboratoire et seront poursuivis au cours des mois suivants pour l’ensemble des trois formations avec l’objectif de la construction de formations en trois ans de niveau.

 

En savoir plus :