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L'externalisation de la R&D : quel arbitrage entre sous-traitance et coopération? (NR 06.02, mars)


Un tiers des entreprises françaises ayant une activité de R&D ont au moins une relation de coopération ou de sous-traitance permettant d'accéder aux compétences et aux moyens techniques nécessaires à la création de nouveaux produits ou procédés

Cette externalisation de la R&D est plus fréquente dans les entreprises à dépenses de R&D élevées et dans les secteurs intensifs en technologie. Un tiers de ces relations externes en R&D sont des relations de sous-traitance, par opposition à des relations coopératices. Ces dernières se caractérisent par le souci de mieux valoriser les actifs internes de l’entreprise via l’exploitation d’économies d’échelles, l’accès à de nouveaux marchés et la recherche de compétences complémentaires. Au contraire, les relations de sous-traitance sont plus sensibles aux prix, aux certifications de qualité et à la proximité géographique. De plus, elles impliquent moins souvent des partenaires publics et débouchent plus rarement sur des dépôts de brevets.

La sous-traitance sera plutôt préférée à la coopération lorsque la relation porte sur des savoirs-faire suffisamment génériques pour pouvoir être encadrés par des mécanismes marchands.

 

 

Estelle Dhont-Peltrault, Etienne Pfister, MENESR DEP B3


MAJ 13/04/06