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Education et Formation - N° 59 Recherche et innovation

SOMMAIRE
Recherche et innovation : la France dans la compétition mondiale
La recherche, le développement et l’innovation dans les grandes entreprises françaises : dynamiques et partenariat
L’organisation du processus d’innovation dans les services : les résultats d’une enquête postale
La globalisation de la recherche-développement : le cas des entreprises françaises
Transformations de l’activité de R&D et compétences des chercheurs des entreprises
Évolution et rôle des financements publics de la R&D des entreprises
Les docteurs en sciences et la création d’entreprises
L’organisation de la R&D sur le sida en France dans le cadre du réseau de R&D
Système national d’innovation : caractéristiques et perspectives pour les industries de santé en France
Les dépenses de R&D en santé en France en 1998
Les indicateurs bibliométriques en recherche
 


 

Recherche et innovation : la France dans la compétition mondiale

Mohamed Harfi
Chargé de mission, Service des Études et de la Recherche
Commissariat général du plan

Brigitte Rémy
Chef du Service des Études et de la Recherche
Commissariat général du plan

L'internationalisation croissante de l'activité de recherche et développement, l'accentuation de la concurrence entre les grands pays développés et le renforcement de l’intégration européenne constituent autant d’éléments nouveaux auxquels doit faire face le système d’innovation. Dans ce contexte de mondialisation, où la compétition économique repose de plus en plus sur les capacités des pays à innover, quel diagnostic porter sur le système de recherche et d'innovation français et quelles adaptations promouvoir pour en accroître l'efficacité ? Cet article présente les principales conclusions du rapport Majoie (Recherche et innovation : la France dans la compétition mondiale, octobre 1999) qui, sur la base d'un diagnostic porté sur le système national, comparé à celui de dix pays industrialisés, et de l'analyse des scénarios d'évolution probables, identifie trois leviers à mobiliser. Ils visent à améliorer le mode de gouvernance du système de recherche et d'innovation, à promouvoir la responsabilisation des acteurs et enfin à rendre l'espace national et européen plus compétitif.

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La recherche, le développement et l’innovation dans les grandes entreprises françaises : dynamiques et partenariat

Philippe Larédo, Philippe Mustar
Centre de sociologie de l'innovation
Ecole des mines de Paris

Pendant cinq ans, deux grandes revues (La Recherche et L’Expansion)ont organisé une enquête sur l’organisation de la recherche-développement (R&D) et de l’innovation dans les grandes firmes françaises. Cet article rend compte des évolutions très fortes vécues sur cette période. Parmi les grandes tendances qui se dégagent, les principales concernent les coopérations avec les partenaires verticaux, les coopérations de recherche (associées à une externalisation grandissante), la prise en charge, au niveau de la direction générale de l’entreprise, des enjeux liés à l’innovation, enfin une internationalisation massive des activités de R&D et d’innovation. Ce travail souligne ainsi la pénétration très forte du modèle en réseau de l’innovation, une pénétration qui concerne la moitié de l’échantillon enquêté et tous les secteurs économiques. Il montre enfin la difficulté qu’ont les indicateurs traditionnels utilisés (intensité de la R&D et brevets pris) à rendre compte de ces mouvements.

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L’organisation du processus d’innovation dans les services : les résultats d’une enquête postale

Faridah Djellal, Faïz Gallouj
CLERSE, Université de Lille I
et IFRESI-CNRS

Une enquête postale consacrée à l’innovation dans les services a été effectuée en 1997 auprès de 3 500 entreprises en France. Il est rendu compte dans cet article des modalités de l’organisation des processus d’innovation. Les différentes thématiques suivantes sont abordées : les sources de l’information, les acteurs internes et externes de l’innovation, les coûts des projets, la réalisation d’une activité de recherche et développement, les systèmes de protection de l’innovation.
Les données statistiques sont utilisées pour tester la validité d’un certain nombre de modèles théoriques d’organisation de l’innovation, en particulier le modèle des professionnels associés, le modèle managérial, le modèle industriel traditionnel, le modèle néo-industriel, le modèle entrepreneurial et le modèle artisanal. Ce travail quantitatif semble confirmer les résultats déjà établis par la littérature qualitative.
Des enquêtes de plus grande ampleur sont envisagées : elles permettraient de mieux connaître l’innovation et la recherche dans les services, qui sont désormais des activités primordiales pour la création de richesses et d’emplois.

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La globalisation de la recherche-développement : le cas des entreprises françaises

Bernadette Madeuf
Professeur
FORUM-CEREM, Université de Paris X

Gilliane Lefebvre
Ingénieur d'étude
CNRS

Cet article présente quelques-uns des résultats d’une enquête conduite au cours du premier semestre 2000 par une équipe de FORUM (Université de Paris-X) à la demande du ministère de l’Éducation nationale. Cette enquête, réalisée par entretien direct auprès de vingt-sept groupes industriels, appartenant à la population des entreprises ayant les budgets de recherche et développement les plus élevés, visait à effectuer une première estimation de la globalisation de la recherche et développement des entreprises françaises, ainsi qu’à dégager ses caractères et tendances principaux. L’article examine d’abord trois caractéristiques générales de la recherche et développement conduite à l’étranger : la concentration sectorielle, la concentration géographique, et son développement récent. Dans un deuxième temps, il traite de trois dimensions de la stratégie de globalisation de la recherche industrielle des groupes. Dimensions qui incluent la prédominance du rachat sur la création de centres, les principaux motifs de constitution des centres et la domination, dans les fonctions des centres, des attributions caractérisant le " laboratoire global ". Enfin, les perspectives de développement futur de la recherche et développement à l’étranger sont brièvement présentées : ce développement devrait s’accroître pour la majorité des groupes ; la croissance devrait concerner l’Amérique du Nord plus que l’Europe, et s’accompagner d’une plus grande spécialisation des centres de recherche.

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Transformations de l'activité de recherche–développement et compétences des chercheurs des entreprises

Pierre Béret
Chargé de recherche
Laboratoire d'Économie et de Sociologie du travail-CNRS

Le poids plus important des connaissances de base dans l'innovation des entreprises, la forte hausse des effectifs universitaires, et l'émergence de nouveaux modèles d'entreprises sont à l'origine des évolutions récentes du marché du travail des chercheurs des entreprises. Cet article analyse les changements qui découlent de ces transformations à partir des enquêtes réalisées par le ministère de l’Éducation nationale depuis 1984. D'une part, les besoins accrus des entreprises en recherche fondamentale, couplés à la forte augmentation en France des diplômes universitaires, impliquent des concurrences avec les autres titres, notamment ceux d'ingénieur. Ainsi, entre 1984 et 1997, les diplômes des chercheurs ont varié dans le sens d'une augmentation relative du poids des doctorats et des diplômes bac +  3 à + 5, et d'une diminution relative des diplômes d'ingénieurs et des titres les plus faibles (bac + 2 ou moins). En lien avec une hausse importante des effectifs de chercheurs, ces modifications se sont opérées principalement dans les années 80. D'autre part, l'émergence de nouveaux modèles d'entreprises qui impliquent une intégration plus forte de la recherche et développement et des autres activités productives, dont témoigne l'évolution des mobilités durant les années 90. Ainsi, la part du marché interne dans les sorties de la fonction recherche (vers d'autres fonctions de l'entreprise) passe de 20 % en 1984 à 30 % en 1991 et à 51 % en 1997 (pour les entrées, on a respectivement 19 %, 21 % et 26 %). Tous ces changements sont très liés à la taille de la firme.

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Évolution et rôle des financements publics de la R&D des entreprises

Dominique Francoz
Chef du bureau des études statistiques sur la recherche
DPD

Yves Jacquin
bureau des études statistiques sur la recherche
DPD

Le financement public de la recherche et développement (R&D) dans les entreprises, qui comprend à la fois les contrats de R&D commandités par les administrations publiques et les aides incitatives pour la R&D, ne cesse de se réduire depuis près de 10 ans.
Les contrats civils et de la Défense constituent la part la plus importante (70 % en 1998) de ces financements publics : leur effondrement a donc une incidence forte sur l’évolution d’ensemble du financement public de la R&D des entreprises.
Les entreprises bénéficiaires de contrats publics, dont notamment celles qui contractent avec la Défense, le sont régulièrement. Elles sont un petit nombre qui réalisent une part importante de la dépense intérieure de recherche et développement des entreprises (DIRDE).
En revanche, les crédits incitatifs, dont le crédit d’impôt recherche, sont répartis auprès d’un grand nombre d’entreprises, dont beaucoup de petite taille en terme de dépenses de R&D. L’existence ou non d’un crédit incitatif a une incidence sur la permanence de l’activité de R&D de l’entreprise, et la régularité d’une telle aide a un effet positif sur la croissance de l’entreprise et sur son activité de R&D. Cet impact est d’autant plus fort que les entreprises ont une faible dépense de R&D.

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Les docteurs en science et la création d’entreprise

Élisabeth Reignier
Mission Éducation-Économie-Emploi
DPD

Aujourd’hui, la prospérité économique d’un pays n’est plus fondée sur le seul développement des innovations au sein des grandes structures publiques ou privées. Il est nécessaire de posséder " un vivier de créateurs d’activités  pour faire face au besoin constant de création d’entreprise, de produits, de services issus d’innovations souvent radicales " (Rapport sur la formation entrepreneuriale des ingénieurs, rapport au secrétaire d'État à l’Industrie, octobre 1998).
Dans ce nouveau contexte, le rôle des jeunes docteurs en sciences est essentiel, car ces derniers sont crédités de fortes capacités d’innovation technologique. En France, la création d'entreprises par les jeunes diplômés au niveau bac + 5 minimum apparaît très faible. Le nombre de docteurs récemment diplômés dans le domaine des sciences exactes et naturelles est en forte croissance depuis quelques années (les disciplines prises en compte ont été : mathématiques et informatique, physique et sciences de l'ingénieur, sciences de la Terre et de l'univers, chimie et sciences des matériaux). Ils représentent 5 000 personnes environ par an. Mais la grande majorité s'orientent à la fin de leurs études vers les emplois dans le secteur public et dans les grandes entreprises. Des mesures d’accompagnement sont indispensables pour les aider à tenter une aventure encore trop souvent jugée par eux-mêmes très risquée. Ces besoins se situent dès la phase de préparation de la thèse : en effet les " docteurs-créateurs ", interrogés dans le cadre de cette étude, soulignent tous le rôle essentiel du laboratoire dans lequel ils ont préparé leur thèse.

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  L’organisation de la recherche-développement sur le sida en France dans le cadre du réseau de recherche et développement

Claude Mfuka
Chercheur
CEPN-CREI - Université Paris-Nord

Dans une économie basée sur la connaissance, les relations science-industrie sont déterminantes pour la dynamique du processus d’innovation. Le consensus est assez large sur ce sujet. Quel peut être, quel doit être le rôle des pouvoirs publics ? L’État peut intervenir en organisant ces interfaces science-industrie, à l’intérieur de réseaux de recherche et développement (R&D), pour dynamiser le processus de découvertes. Ce type de politique scientifique et technologique peut même se révéler primordial dans les domaines qui touchent directement au bien-être de la population. La prise en charge de l’épidémie du sida par les pouvoirs publics a nécessité une telle intervention. L’exemple du réseau sida français montre alors l’importance du réseau de R&D en tant qu’instrument de politique scientifique et technologique, et illustre parfaitement l’évolution de ces politiques. L’argent ne suffit pas. Une action en faveur de l’établissement de ces relations science-industrie si cruciales pour l’innovation est requise, ce qui nécessite la mise en place d’incitations particulières.

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Système national d’innovation : caractéristiques et perspectives pour les industries de santé en France

Fabienne Bartoli
IRIS-IMRI
Université de Paris IX Dauphine

L’analyse des rapports entre science et technique démontre une arrivée plus tardive en Europe qu’aux États-Unis du changement de paradigme de recherche à l'œuvre dans le secteur pharmaceutique depuis le développement de la génomique, du criblage à haut débit et des biotechnologies dans les processus de recherche. En France, ces relations sont marquées par des partenariats science-industrie en développement mais encore faibles, ainsi que par l'importance d'acteurs du milieu associatif comme l'Association française contre les myopathies.
Le rôle de l'État se manifeste au travers de trois axes : le soutien à la science et à la technologie au travers des universités et des instituts ; la protection de la propriété industrielle ; et, (une forte spécificité française) la réglementation sanitaire et la politique de prix ou de remboursement.
Enfin, les modes de financement spécifiques de l'innovation, en particulier ceux dédiés aux start-up de biotechnologies relevant du capital-risque se révèlent peu développés au regard du monde anglo-saxon, alors que le financement public de la protection sociale joue au contraire un rôle positif pour la grande partie de la recherche qui est autofinancée.

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Les dépenses de recherche-développement en santé en France en 1998

Monique Bonneau
Bureau des études statistiques sur la recherche
DPD

Le calcul des agrégats standards de la recherche et développement (R&D) est réalisé le plus souvent pour l’ensemble du système national de R&D, secteur des entreprises et secteur des administrations confondus. Si cette connaissance est indispensable, elle est loin de répondre à de nombreuses questions, notamment celle sur le niveau de dépenses nationales dans tel ou tel domaine d’activité scientifique. On se propose ici de présenter une évaluation des dépenses de R&D dans le domaine de la santé pour l’ensemble des acteurs de la recherche en France, qu’il s’agisse des entreprises ou des administrations. On entend par là les travaux de R&D qui ont un objectif d’amélioration immédiat ou à plus long terme de la santé de la population ; cet objectif intègre donc toutes les recherches dans le domaine disciplinaire des sciences de la vie.
La France a dépensé 27,9 milliards de francs (4,25 milliards d’euros) en 1998 pour la recherche et développement dans le domaine de la santé. Cette dépense représente 15 % de la dépense intérieure de R&D (DIRD) constatée la même année. Pour obtenir un tel résultat, l’ensemble des données d’enquêtes disponibles au Bureau des études statistiques sur la recherche (ministère de l’Éducation nationale) ont été utilisées : enquête sur les moyens consacrés à la R&D dans les entreprises et dans les administrations, dans les centres hospitaliers universitaires et dans les centres de lutte contre le cancer mais aussi enquête sur les objectifs socio-économiques du budget civil de recherche et développement (BCRD).

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Les indicateurs bibliométriques en recherche

Ghislaine Filliatreau
Directeur de recherche-INSERM
Chef du bureau DR-B2 - ministère de la Recherche

La bibliométrie est une méthode de construction d’indicateurs servant à décrire, suivre et analyser le travail des chercheurs, au travers des articles qu’ils publient dans les revues scientifiques internationales.
Le présent article propose quelques exemples de cartes bibliométriques simples de la France, où certaines données de production des laboratoires de recherche-développement sont regroupées par académie. Ces cartes, élaborées à partir de données commercialisées par l’Institute for Scientific Information, mettent en évidence des résultats attendus, comme la prédominance de l’Ile-de-France, mais elles illustrent aussi l’activité scientifique d’autres régions, comme l’Alsace par exemple. De plus, ces données vérifient que les différentes disciplines ont chacune des caractéristiques bibliométriques propres, d’où une limite dans la possibilité des comparaisons directes. Enfin, la présentation de ces cartes donne l’occasion de rappeler des généralités sur l’obtention et le maniement des indicateurs bibliométriques quantitatifs, à la fois fréquemment invoqués et mal connus.

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  MAJ 16/10/02