Publié le

06.07.2021

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Bilan du Plan national pour la science ouverte : des engagements tenus, des avancées majeures réalisées en 3 ans

Vignette bilan science ouverte (juin 2021)

Lancé en juillet 2018 par la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, le Plan national pour la science ouverte vise trois objectifs : généraliser l'accès ouvert aux publications, structurer et ouvrir les données de la recherche, engager une dynamique durable, européenne et internat. Le ministère dresse un bilan positif de ces trois années de mobilisation, en termes d'actions menées et de respect des engagements pris.

Respect des engagements et nombreuses réalisations en faveur d'une science plus ouverte

Le 4 juillet 2018, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, lançait le Plan national pour la science ouverte à l'occasion des journées LIBER, qui réunissent plus de 400 bibliothèques universitaires européennes, à l'Université de Lille.

Le bilan de la mise en œuvre du plan publié aujourd'hui retrace les nombreuses actions menées durant ces trois années et témoigne avec force du respect des engagements pris.

  • Le Fonds national pour la science ouverte a été créé, il a lancé deux appels à projets en faveur de la publication scientifique ouverte et il a soutenu des initiatives internationales structurantes.
  • Des moyens conséquents ont été déployés pour renforcer et pérenniser l'archive ouverte nationale HAL, tant sur le plan technique que pour sa gouvernance et son modèle économique.
  • L'Agence nationale de la recherche et d'autres agences de financement demandent désormais l'accès ouvert aux publications et la rédaction de plans de gestion des données pour les projets qu'elles financent.
  • La fonction d'administrateur ministériel des données de la recherche a été créée et un réseau est en cours de déploiement dans les établissements. Il s'agit d'avoir une vision stratégique sur la gestion et l'ouverture des données de la recherche.
  • Plusieurs guides et recommandations pour mettre en pratique la science ouverte dans le quotidien de la recherche ont été publiés.
  • Une vingtaine d'universités et d'organismes de recherche s'est dotée d'une politique de science ouverte.
  • La France a pris toute sa place au niveau européen et international pour porter sa vision de la science ouverte :
    • le Fonds national pour la science ouverte à soutenu des initiatives internationales structurantes, comme Software Heritage, l'archive mondiale des logiciels, ou la Research Data Alliance,
    • elle prend toute sa part dans la structuration de l'European Open Science Cloud (EOSC) et participe à sa gouvernance.

Ces réalisations ont été possibles grâce à la mobilisation et au volontarisme de la communauté de l'enseignement supérieur et de la recherche organisée au sein du Comité pour la science ouverte.

Le travail accompli en trois ans a permis de placer la France aux avant-postes de la science ouverte à l'échelle internationale. Le chemin qui reste à parcourir nécessitera la mobilisation de tous les acteurs de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation.

Des impacts positifs, visibles et mesurables

La construction d'outils de mesure d'impact fait partie intégrante des actions du Plan.

Le baromètre de la science ouverte, créé en 2018, constitue une première brique essentielle de ce dispositif d'évaluation.

Le baromètre de la science ouverte mesure le taux de publications scientifiques françaises en accès ouvert en s'appuyant sur des données et une méthodologie entièrement ouvertes. [Le site du baromètre français de la science ouverte]

Il fournit des premières mesures d'impact positives de ces politiques :

  • le taux de publications scientifiques françaises en accès ouvert est passé de 41% en 2017 à 56% en 2019,
  • certaines disciplines ont connu des trajectoires ascendantes remarquables, comme la médecine, passée de de 31% à 51%, ou les mathématique avec 75% d'accès ouvert.

Le Fonds national pour la science ouverte (FNSO)

Inscrite dans les mesures du Plan national pour la science ouverte, la création du Fonds national pour la science ouverte (FNSO) sous la forme d'un groupement d'intérêt scientifique au sein du CNRS a permis de se doter d'un instrument de financement dédié.

Il est alimenté par les apports du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et par d'importantes contributions partenariales. Cumulant 11 670 000 € de ressources sur la période 2019-2021, il intervient sous la forme d'appels à projets, de soutien à des infrastructures de la science ouverte et, plus ponctuellement, de soutien à des actions ciblées.

15,8 M€

Moyens dédiés à la mise en oeuvre du Plan national pour la science ouverte sur la période 2018-2021

  • Le Fonds national pour la science ouverte, instrument de financement dédié créé en partenariat avec le CNRS, est doté à lui seul de 11 millions d'euros.
  • Le Fonds d'urgence Covid-19 a été mobilisé à hauteur de 1 million d'euros pour soutenir des actions de science ouverte propres au domaine de la recherche en santé.

Le baromètre de la science ouverte

  • C'est un outil de pilotage créé en 2018 par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation.
  • Il mesure une progression constante du taux d'ouverture des publications de chercheurs affiliés à des établissements de recherche français parues dans l'année.
  • Ce taux est passé de 41% en 2017 à 56% en 2019.

Le site du Baromètre français de la science ouverte

Le site ouvrir la science

www.ouvrirlascience.f

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