Le président de la République française, Emmanuel Macron, a signé les documents d’adhésion en mars, achevant ainsi le processus national de ratification, et l’adhésion est désormais entrée en vigueur.
Avec l’adhésion de la France, le nombre de membres de l’Observatoire a doublé depuis sa création en 2021.
Le président Emmanuel Macron avait annoncé l’intention de la France de rejoindre le SKAO en 2021 lors d’une visite d’État en Afrique du Sud, l’un des deux pays hôtes des télescopes SKA avec l’Australie, après l’inscription du projet dans la feuille de route française des infrastructures de recherche.
Après de nombreuses années de contributions au projet SKA, c’est un grand plaisir d’accueillir la France en tant que membre de l’Observatoire. Outre un héritage national d’excellence en astronomie qui s’étend sur plusieurs siècles, l’expertise des institutions françaises en calcul intensif au service des grands projets scientifiques fait de la France un partenaire inestimable, alors que le SKAO progresse vers ses premières opérations scientifiques dans les prochains mois.
Le projet SKA constitue depuis plus d’une décennie une priorité nationale majeure pour la communauté astronomique française. Cela a été une nouvelle fois illustré par la forte mobilisation de la communauté scientifique française lors de la conférence nationale SKA, organisée à Meudon en mai 2026, qui a réuni environ 200 participants, s’inscrivant dans la continuité d’une série de rencontres réussies liées au SKA en France.
La coordination nationale des activités SKA en France est assurée par SKA-France, qui réunit neuf partenaires académiques : le CNRS, Inria, le CEA, l’Observatoire de la Côte d’Azur, l’Observatoire de Paris-PSL, l’Université de Bordeaux, l’Université d’Orléans, l’Université Paris-Saclay et l’Université de Strasbourg.
La France est fière de rejoindre SKAO, qui construit les plus grands réseaux de radiotélescopes au monde dans cette gamme de fréquences. Cette collaboration internationale ambitieuse illustre ce que les pays peuvent accomplir ensemble, bien au-delà de ce que chacun pourrait réaliser seul. La France contribue à ce projet via son industrie et sa communauté scientifique — astronomes, spécialistes du calcul et scientifiques des données — en s’appuyant sur des décennies d’investissement dans la radioastronomie et sur des efforts nationaux coordonnés pour soutenir la mission du SKAO.
L’expertise française en calcul exascale a joué un rôle déterminant dans le développement de solutions de calcul à haute performance pour les télescopes SKA. En 2025, la France a obtenu son premier contrat de construction SKAO, confié aux spécialistes du calcul de Bull, chargés de fournir le matériel du Science Data Processor, SDP, de l’Observatoire SKA. Le SDP traitera et réduira les immenses volumes de données produits par chacun des télescopes de SKA afin de générer des images détaillées du ciel. Les premiers déploiements de matériel commenceront plus tard cette année en Australie.
La France a également créé l’Extreme Computing Lab for Astronomical Telescopes, ECLAT, un laboratoire de recherche et développement qui réunit des partenaires publics et privés afin de relever les grands défis de calcul et de traitement des données posés par les télescopes SKA. En parallèle, la France participe activement à SCOOP, un groupe technique au sein du projet SKA consacré notamment aux efforts visant à minimiser la consommation énergétique des activités de calcul du SDP. L’industrie française pourrait également contribuer au projet dans d’autres domaines à l’avenir.
Parallèlement, la communauté scientifique française s’est fortement impliquée dans la préparation de la science SKA, avec une représentation dans 13 des 14 groupes de travail scientifiques, y compris des rôles de coprésidence dans les groupes « Cradle of Life » et « Cosmology ». La France apporte également une expertise solide dans le domaine du milieu interstellaire, un champ transversal qui concerne plusieurs groupes de travail scientifiques.
Le pays accueille aussi NenuFAR à Nançay, un précurseur du SKA qui prolonge le télescope international LOFAR, ainsi que le Radiotélescope de Nançay, qui a joué un rôle important dans de grandes découvertes liées à la détection du fond d’ondes gravitationnelles grâce à la chronométrie des pulsars.