Publié le 06.09.2021

Le Concours i-Lab

Depuis 1999, le concours d'innovation i-Lab, a permis la création de 2 224 entreprises. Véritable tremplin pour les entrepreneurs de la deep tech, il assure avec succès son rôle de détection de projets de création d'entreprises innovantes. Il constitue le premier dispositif d'amorçage en France, avec un montant d’aide distribué par projet qui peut s’élever à 600 000 euros. Pour l'édition 2022, le jury d'experts a distingué 78 lauréats parmi les 395 candidatures, en particulier dans le domaine de la santé, du numérique et des technologies logicielles, de l'électronique, de la chimie et de l'environnement.

Le Concours i-Lab c'est quoi ?

  • Le concours d'innovation i-Lab a été initié en 1999 par le ministère en charge de la Recherche.
  • Il permet de détecter et de faire émerger des projets de création d'entreprises s'appuyant sur des technologies innovantes.
  • Il offre aux lauréats un label précieux pour la recherche de financements.
  • Il soutient les meilleurs projets en offrant une aide financière et un accompagnement.
  • Il favorise le transfert des résultats de la recherche vers le monde socio-économique.
  • À la clé : une aide financière pouvant atteindre 600 000 € sous forme de subventions.

Qui peut concourir ?

Tous les porteurs de projets peuvent concourir, quelles que soient leur nationalité et leur situation (étudiant, salarié du public ou privé, demandeur d'emploi...) à condition que l'entreprise issue de leur projet soit créée sur le territoire français.

Projet concerné

  • Tout projet de création d'entreprises de technologies innovantes. L'innovation se caractérise par l'introduction sur le marché d'un produit (y compris de logiciels), procédé ou service nouveau ou sensiblement amélioré au regard de ses spécifications techniques, ainsi que de l'utilisation prévue ou de la facilité d'usage.
  • Dans le cadre du concours, il s'agit d'un projet de développement d'un nouveau produit ou service préalablement à sa mise sur le marché et qui nécessite pour l'entreprise en création une activité intense de recherche et développement (objet de la subvention pour les projets "création-développement"). Un projet de service innovant n'est éligible au concours que lorsque le service est associé ou s'appuie sur une technologie innovante. Les projets issus ou liés à la recherche publique sont, de par leur lien avec la recherche, particulièrement innovants.Les projets dont la faisabilité technique, économique et juridique est établie et se situant juste en amont de la création de l'entreprise.

Pourquoi se porter candidat ?

  • Véritable accélérateur de croissance pour les entreprises innovantes, le concours i-Lab a permis la création, depuis 1999, de près de 2 100 entreprises, dont 63 % sont toujours en activité. Parmi elles, 25 jeunes pousses sont actuellement cotées sur Euronext ou sur le Nasdaq Europe.
  • Ces belles réussites démontrent qu'i-Lab joue pleinement son rôle d'amorçage et de détection dans le vivier de la recherche française et apporte une réponse adaptée aux besoins de financement des entrepreneurs Deeptech.

i-Lab 2022 : 24e édition

Intervenant 1
Je suis Gaël Matten je suis le CEO et le co-fondateur d'une start up qui s'appelle Vibiscus.

Intervenant 2
Je suis Laure Jamot. Je suis la future CEO d'Huntx Pharma, une société de biotech qui a pour objectif de développer un candidat médicament pour traiter des maladies neurologiques.

Intervenant 1
Poursuit Philippe Écrement.

Intervenant 3
COT d'Orioma et co-fondateur. Nous avons fondé cette société pour créer des caméras autonomes en énergie et en télécommunications.

Intervenant 4
Alors ces concours y sont clés, puisqu'on parle beaucoup de ré industrialisation aujourd'hui. Puis on se rend compte que la base de la ré industrialisation il faut de la recherche et il faut une recherche profonde Deep Tech est plus adéquate. Mais on est là et donc on a besoin de ces chercheurs.

Intervenant 1
Notre activité c'est de laisser circuler l'air mais d'arrêter le bruit. D''apporter de l'air de qualité, dépolluer du silence.

Intervenant 2
Avec mon partenaire Frédéric Seydoux, nous développons une stratégie thérapeutique originale qui va révolutionner la prise en charge de la maladie de Huntington.

Intervenant 3
On crée des caméras autonomes en énergie et en télécommunications.

Intervenant 1
Il y a deux ans, j'étais déjà lauréat du concours i-Phd qui est la première marche du concours d'innovation de Bpifrance. Et aujourd'hui, j'ai la joie d'être le lauréat du concours i-Lab.

Intervenant 4
Il n'y a probablement pas de dirigeants parfait et on a besoin d'apprendre au fil de l'eau. Mais il y a certains critères sur la capacité d'écoute, la capacité de diriger demain, la capacité de s'entourer qui sont importantes et qu'on va évaluer pour la phase du projet.

Intervenant 1
La première manche du concours i-Phd. Je dis ça m'a vraiment permis de me mettre dans la peau du chef d'entreprise. Ça m'a aussi permis de découvrir tout l'écosystème de l'innovation pour aujourd'hui avoir une société qui est créée et d'être lauréat du concours i-Lab.

Intervenant 4
Maintenant, il faut transformer ces technologies en industrie et pour ça, il faut que les chercheurs deviennent des entrepreneurs et c'est un chemin parallèle.

Intervenant 1
Je suis chercheur de formation et en fait le travail d'un chercheur, c'est de chercher et c'est de trouver. Un chef d'entreprise, le métier est un peu différent. Il faut trouver des ressources. Il faut réussir à trouver des gens. Il faut réussir à trouver de l'argent et il faut réussir à ce que tout ça fonctionne ensemble pour trouver des clients.

Intervenant 2
Sur le business model de ce type de maladies qui sont des maladies rares, en fin de compte, on a deux aspects à considérer. Premièrement, les maladies neuro-dégénératives sont des maladies qui durent toute la vie. Ce sont des maladies génétiques. Certes, il y a peu de patients, mais on les traite toute leur vie. Et avec notre stratégie, nous allons adresser non seulement cette première maladie, mais nous avons bien l'intention de nous adresser également à d'autres pathologies neuro-dégénératives, avec donc ce qu'on appelle un scalable business.

Intervenant 2
C'est justement la capacité d'utiliser une technologie, celle qu'on développe pour traiter notre première indication, mais également tout un panel d'autres maladies.

Intervenant 3
Je suis spécialiste en caméras, j'ai passé dix ans, chez ST-Électronique sur les caméras et que mon associé et moi on a pas mal discuté avec des gens qui étaient intéressés sur sur ce type d'objets et on a décidé de se lancer Donc on est un peu comme toutes les startups. Nous avons besoin d'argent et de personnel.

Intervenant 3
Du personnel, ça devrait être à peu près facile de le trouver puisque nous sommes sur la région grenobloise. L'argent, il en faut beaucoup parce que nous faisons de la microélectronique qui est un secteur qui est assez capitalistique.

Intervenant 2
On a besoin de plusieurs aspects. Le premier aspect financier, bien évidemment, c'est le nerf de la guerre. Sans argent, on ne fait rien. Grâce à i-Lab d''ailleurs, on a un magnifique tremplin pour démarrer notre activité. On a besoin de personnel. Mais il faut savoir qu'on a déjà presque huit personnes qui nous accompagnent alors qu'on n'est pas créé. On a besoin d'une structure qui nous accueille et on a LiInksium qui est la SACT e de l'université de Grenoble qui est là et qui est très présent avec nous.

Intervenant 2
Et puis on a besoin à la fois d'investisseurs qui vont aussi nous guider dans la façon d'accroître notre business et de nous développer pour être intéressants pour des big pharmas.

Intervenant 1
La chose dont on a le plus besoin aujourd'hui, c'est les gens. On arrive assez facilement à trouver de l'argent. On a déjà un incubateur. On est hébergé à Besançon dans un écosystème qui a été assez efficace et vraiment très agréable. Maintenant, il nous manque des gens. On doit doubler de taille dans les douze mois qui viennent.

 

Les dernières éditions du concours

Bilan de l'édition 2022 du Concours i-Lab

78 lauréats dont 10 Grands Prix
16 % de femmes lauréates (20 % en 2020)
70 % des projets lauréats sont issus de la recherche publique
55 % des brevets sont déposés par un établissement public
1 projet sur 3ont été maturés dans une SATT
1 projet lauréat sur 2 est accompagnés par un incubateur public
80 % des projets dans les domaines de la santé et du numérique

1999-2022 : 24 ans de succès

23 803 candidatures
3 707 lauréats
2 224 entreprises de technologies innovantes créées
526 millions d'euros mobilisés