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Le portrait contemporain et l'invention du visage / Anne Beyaert-Geslin

Le portrait contemporain et l'invention du visage / Anne Beyaert-Geslin, in "Les enjeux mémoriels du portrait", journée d'étude organisée par le laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire (PLH) sous la direction scientifique de Fabienne Bercegol et Estelle Galbois, dans le cadre du séminaire PLH ...

Date de création :

13.10.2021

Auteur(s) :

Anne BEYAERT-GESLIN

Présentation

Informations pratiques

Langue du document : Français
Type : cours / présentation
Niveau : licence, master
Durée d'exécution : 30 minutes 55 secondes
Contenu : vidéo
Document : video/mp4
Poids : 704.97 Mo
Droits d'auteur : libre de droits, gratuit
Droits réservés à l'éditeur et aux auteurs. Tous droits réservés à l'Université Toulouse Jean Jaurès et aux auteurs.

Description de la ressource

Résumé

Le portrait contemporain et l'invention du visage / Anne Beyaert-Geslin, in "Les enjeux mémoriels du portrait", journée d'étude organisée par le laboratoire Patrimoine, Littérature, Histoire (PLH) sous la direction scientifique de Fabienne Bercegol et Estelle Galbois, dans le cadre du séminaire PLH "L'invention des traces" et de la rétrospective de l'oeuvre du photographe Gilles Pandel. Université Toulouse Jean Jaurès, 13 octobre 2021. Cette journée d’étude a pour sujet la fonction mémorielle du portrait qu’il soit public ou privé, peint, sculpté, photographique ou encore littéraire. Le portrait, polymorphe, répond à des demandes sociales et culturelles, et en tant que médium de la représentation, il fait partie du processus de communication. Si les intentions qui président à la confection d’une effigie sont plurielles, elles visent toutes à combattre la mort et l’oubli, en laissant une trace, pérenne, dans les mémoires. Dès son origine, le portrait, en fixant les traits d’un individu, a un pouvoir mnémonique. L’anecdote de Pline sur l’invention à Corinthe du portrait en argile à partir d’un profil dessiné sur un mur le montre clairement. Le portrait a aussi une fonction de substitution dans la mesure où il rend l’absent présent, que l’absence soit momentanée ou définitive. Dans « La Peinture », poème en trois chants avec notes, 1769, 5-6, Antoine-Marin Lemierre ne dit pas autre chose : « De la mort elle-même, il affaiblit les coups, et lorsqu’elle a rompu nos liens les plus doux, l’objet qui dans la tombe emporta nos hommages, reste encore près de nous et vit dans son image. » Quelle que soit sa nature, le portrait a une valeur commémorative puisqu’il conserve les caractéristiques (physionomie, caractère) des femmes et des hommes après leur mort. Le portrait, littéraire ou plastique, en glorifiant l’individu, en célébrant ses hauts faits et ses vertus, l’érige en modèle pour les générations futures. À contrario le portrait à charge invite à ne pas suivre l’exemple de la personnalité représentée. Dès lors, on comprend bien que le portrait est tout sauf neutre, qu’il oriente le regard du spectateur ou du lecteur, et qu’il ne se borne pas à décrire ou à reproduire de manière servile des traits physionomiques. Il résulte au contraire d’un savant mélange entre ressemblance, idéalisation, esthétique. Le portrait permet aussi la reviviscence puisqu’il peut présenter le défunt dans une posture suggérant qu’il est encore vivant. L’essor du portrait photographique post-mortem au XIXe siècle en est une parfaite illustration. Si le portrait laisse une trace dans la mémoire individuelle ou collective, la destruction volontaire des effigies ou damnatio memoriae, ancrée dans les pratiques depuis l’Antiquité, ou la négation de l’existence d’une personne dans les textes, expriment le refus de mémoire en condamnant irrémédiablement un être à l’oubli. Cette journée d’étude, dont l’approche est interdisciplinaire et transpériode, questionne les potentialités mémorielles du portrait qu’elles aient un impact positif ou négatif, en même temps qu’elle s’interroge sur son avenir à l’heure où, dans notre société, les supports de communication tendent à se dématérialiser.

"Domaine(s)" et indice(s) Dewey

  • Interprétation, signification (philosophie du langage, référence, sémantique, sémiotique) (121.68)
  • Figures humaines en peinture (757)
  • Art contemporain (19-20e siècles) (709.04)
  • Photographie de portraits (778.92)

Domaine(s)

  • Philosophie, éthique, métaphysique, épistémologie
  • Histoire des sciences
  • 757
  • 709.04
  • 778.92

Intervenants, édition et diffusion

Intervenants

Fournisseur(s) de contenus : Bruno BASTARD, SCPAM / Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Édition

  • Université Toulouse-Jean Jaurès-campus Mirail

Diffusion

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Document(s) annexe(s)

Fiche technique

Identifiant de la fiche : 64071
Identifiant OAI-PMH : oai:canal-u.fr:64071
Schéma de la métadonnée : oai:uved:Cemagref-Marine-Protected-Areas
Entrepôt d'origine : Canal-U

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  • peinture de portraits
  • peinture et cinéma
  • corps humain (dans l'art)
  • portrait (au cinéma)
  • paysage (au cinéma)
  • nu féminin (au cinéma)
  • portrait et mémoire
  • souvenir (dans l'art)
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  • portrait (au cinéma)
  • Agnès Varda (1928-2019)
  • portraits (photographie)
  • (JR (1983-....)
  • engrammes
  • souvenir (dans l'art)
  • art dans la rue (France)