Rentrée universitaire

La rentrée étudiante 2020-2021

dp rentrée etudiante 2020

À l'occasion de la rentrée étudiante 2020, Frédérique Vidal a tracé la feuille de route de l'enseignement supérieur pour les mois à venir autour de trois défis : l'accès, l'accueil et l'accompagnement. Dans le cadre de cette rentrée atypique et inédite, il s'agit en effet d'accueillir des effectifs en hausse dans le respect des contraintes sanitaires, de répondre au besoin accru d'accompagnement et de soutenir les étudiants les plus fragiles. Tous les efforts ont convergé vers un même objectif : maintenir autant que possible le face-à-face pédagogique et le lien entre étudiants, tout en les protégeant ainsi que les personnels.

Actualité - Publication : 15.09.2020

Près de 2,8 millions d'étudiants sont attendus lors de cette rentrée universitaire 2020 soit + 2,1 % par rapport à 2019.

A l'occasion de cette rentrée inédite et alors la crise sanitaire continue de peser fortement sur l'organisation des enseignements et de la vie de campus, Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a souligné l'action essentielle de la communauté universitaire "qui n'a eu de cesse de se mobiliser au service d'un objectif : réussir cette rentrée 2020, en redoublant d'efforts et d'ambition pour la jeunesse."

Les 3 défis de la rentrée universitaire 2020 :
- l'accès
- l'accueil
- l'accompagnement

Focus sur quelques orientations de la rentrée étudiante 2020

Création de 30 000 places sur les années 2020-2021 dans le cadre du Plan Jeunes portant sur des formations de licences universitaires, des formations paramédicales et des formations courtes de type bac + 1. Sur les années 2020 à 2022, le budget correspondant est de 180 M€.

Création de 21 500 places supplémentaires dès la rentrée 2020, dont 5 700 en STS, 2 000 dans de nouvelles formations courtes, 4 000 dans les licences les plus demandées ou 3 800 dans les formations paramédicales... afin de pouvoir apporter une solution adaptée à chaque jeune.

Développement d'un dispositif expérimental de Campus connectés internationaux sur le modèle des Campus connectés en France dans 7 pays (Tchad, Sénégal, Tunisie, Algérie, Burkina Faso, Mexique et Kazakhstan).

Des mesures fortes afin de soutenir les étudiants les plus fragiles : gel des frais d'inscription à l'université ; augmentation du montant des bourses sur critères sociaux de 1,2 % ; abaissement du ticket U à 1 euro pour les étudiants boursiers ; augmentation des prêts-études garantis par l'État de 16 millions d'euros afin de soutenir 58 000 bénéficiaires potentiels. De nombreuses aides complémentaires sont par ailleurs toujours mobilisables et représentent une enveloppe de plus de 2,3 milliards d'euros qui viennent s'ajouter à la prise en charge de la majeure partie du coût de la scolarité étudiante, à laquelle l'État consacre en moyenne 10 000 euros par an et par étudiant.

rentrée étudiante chiffres

Une offre de logements renforcée : 35 000 nouveaux logements mis en service d'ici 2022 et 25 000 chambres rénovées d'ici 2025.

Le plan "Bibliothèques ouvertes" : plus de 60 000 heures d'ouverture supplémentaires financées entre 2020 et 2023 (85 000 heures d'ouverture mises en place entre septembre 2016 et juin 2019).

Un accès à la santé facilité : 57 services de santé universitaires sur le territoire national et 26 services de santé universitaires érigés en centres de santé en 2020.

Accompagner et faire réussir des étudiants en situation de handicap : de nouvelles modalités pour faciliter l'orientation et l'accompagnement des étudiants sur Parcoursup ; 7,5 M € mobilisés chaque année pour mettre en place des aides spécifiques dédiées ; 11 M€ par an afin de permettre la mise en accessibilité des bâtiments universitaires, auxquels s'ajoutent 3,7 M€ pour rendre accessibles les locaux de vie étudiante. Près de 34 000 étudiants se sont déclarés en situation de handicap dans les établissements d'enseignement supérieur en 2019, soit 1,71 % des étudiants

L'engagement en faveur de la transition écologique, une priorité pour 2020
L'enseignement supérieur est tout particulièrement concerné par la proposition de la Convention citoyenne, approuvée par le président de la République, de développer les actions d'information, de communication, d'éducation, de formation aux enjeux de la transition écologique. Il s'agit également d'accompagner la mutation écologique des établissements à travers la rénovation thermique des bâtiments (le plan de relance du Gouvernement finance à hauteur de 4 milliards d'euros un vaste programme de rénovation des bâtiments publics afin de réduire leur empreinte énergétique).

Soutenir l'entrepreneuriat étudiant
Le MESRI poursuit son effort pour développer la création d'entreprises, notamment technologiques, et amplifier le transfert de technologie depuis la recherche publique, afin de contribuer à une économie plus innovante.
Le plan « Esprit d'entreprendre », qui encourage la conduite de projets entrepreneuriaux durant les études, monte en puissance (120 000 étudiants sensibilisés à l'esprit d'entreprendre en 2019 - objectif à terme : 100 % des étudiants sensibilisés). L'appel à projets « L'esprit d'entreprendre » a été lancé en juin 2020 pour soutenir les projets les plus ambitieux de développement des PEPITE de France Métropolitaine et d'Outre-mer. Un financement spécifique du ministère de 2,5 M€ par an sur deux ans viendra en complément de financements locaux. Par ailleurs, le concours d'innovation i-PHD vise à encourager les jeunes chercheurs à créer leur start-up. En amont des deux autres concours publics destinés aux entreprises innovantes, i-Lab et i-Nov, i-PhD incarne la volonté du Gouvernement de promouvoir l'innovation à travers la création de start-up et d'encourager la valorisation entrepreneuriale des travaux de recherche au sein des laboratoires.


Des mesures concrètes pour les personnels et les carrières

- Le projet de loi de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030, initié début 2019 par le président de la République et porté par Frédérique Vidal, dessine le paysage de la recherche française pour les dix prochaines années. Il entend susciter des vocations vers les métiers de la recherche et redonner l'envie de devenir chercheur en permettant à la jeunesse de poser un autre regard sur les carrières scientifiques. Présenté au parlement courant septembre, la future loi doit entrer en vigueur début 2021.
- La programmation de la recherche prévoit 25 Mds € d'investissements supplémentaires tout au long des 10 prochaines années. Cet effort historique en faveur du financement de la recherche publique représente une nouvelle donne au profit de tous les métiers de la recherche dans les organismes, les universités, les écoles et l'ensemble des laboratoires. C'est le plus grand mouvement de revalorisation consacré à l'ensemble des personnels des organismes de recherche, des universités et des écoles depuis l'après-guerre.
- La programmation vise également à sécuriser les débuts de carrières (via l'augmentation progressive de 20 % du nombre de contrats doctoraux et la hausse de la rémunération minimale des contrats doctoraux de 30 % à l'horizon 2027, qui seront portés à 2 300 € brut mensuel), à promouvoir de nouveaux talents et à faciliter la carrière des maîtres de conférences et des chargés de recherche (création des créer des chaires de professeur junior, mesures spécifiques permettant d'augmenter les promotions des maîtres de conférences vers le corps des professeurs des universités afin d'améliorer leurs perspectives professionnelles).


REDOUBLER D'EFFORTS ET D'AMBITION POUR LA JEUNESSE

Le gouvernement a décidé de consacrer à la jeunesse le premier acte de son Plan de relance avec l'ambition de ne laisser aucun jeune sans solution.

La future loi de programmation de la recherche
, grâce à un investissement de 25 milliards d'euros sur 10 ans, donnera aux établissements les moyens de libérer encore davantage leur potentiel scientifique, au bénéfice du rayonnement de la France parmi les grandes puissances de la science, des capacités d'innovation de nos entreprises et de la qualité de nos formations.

Le Classement de Shanghai 2020 place la France en 3e position mondiale
 : la 14e place est décrochée par l'Université Paris Saclay. A noter, les résultats remarquables de l'Université Paris Sciences et Lettres, de Sorbonne Université, de l'Université de Paris et de l'Université Grenoble Alpes. Ces résultats montrent que le modèle français est enfin reconnu, notamment grâce à l'ordonnance du 12 décembre 2018 qui a permis aux universités, aux grandes écoles et aux organismes de trouver les formes d'organisation les plus à même de servir leur stratégie scientifique.

Publication : 15.09.2020

"Non seulement il nous faudra nous adapter au contexte sanitaire, mais nous devrons aussi redoubler d'ambition et d'engagement envers les étudiants afin d'amener chacun d'entre eux vers la réussite. C'est un immense défi, d'une complexité inédite, sur le plan logistique, sanitaire, pédagogique, humain. Mais je peux vous assurer qu'à l'aube de cette rentrée, l'ensemble de la communauté universitaire est profondément déterminé à relever ce défi et je tiens à la remercier."

Le discours de Frédérique Vidal - Rentrée étudiante 2020 (15 septembre 2020)

Guide de la rentrée 2020

Ce guide détaille les mesures en faveur des étudiants applicables à la rentrée : gel des frais d'inscription à l'université, revalorisation des bourses sur critères sociaux, aides sociales et dispositifs d'aide pour trouver un logement, CVEC...


Télécharger le guide de la rentrée étudiante 2020

chiffres clés

2 783 000

étudiants attendus
+ 2,1 % par rapport à 2019
+ 57 700 étudiants



1 542 300

étudiants dans les universités  (hors IUT)
+ 2,9 % en licence,

+ 0,8 % en master

- 1,8 % en doctorat



85 200

étudiants estimés en classes préparatoires



123 300

étudiants en IUT

+ 1,3 % par rapport à 2019



266 700

étudiants en sections de techniciens supérieurs
+ 1,6 % par rapport à 2019

Développer l’hybridation des formations : 34 projets soutenus

Lancé en juin, l'appel à projets "hybridation des formations d'enseignement supérieur" vise à accompagner les établissements dans la perspective de cette rentrée et à permettre à chacun de poursuivre ses études, indépendamment de l'évolution de la situation sanitaire.
15 projets réunissant près de 90 établissements ont été sélectionnés, proposant hybridation des formations, diffusion et réutilisation plus large des contenus au profit des étudiants. En complément, le ministère a choisi de doter 19 autres projets de qualité d'un fonds d'amorçage d'1 M €.

Rénovation du 2e cycle des études de médecine et de l’accès au 3e cycle

En raison de la crise sanitaire liée à l'épidémie de la Covid-19, la mise en oeuvre de ce nouveau dispositif repensant les modalités d'évaluation du 2e cycle, supprimant les Épreuves classantes nationales (ECN) et réformant l'accès au 3e cycle des études de médecine est reportée d'une année et sera en application à la rentrée universitaire 2021-2022.

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