Droits LGBT+, lutte contre les violences et les discriminations LGBTphobes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace est engagé dans la lutte contre les violences et les discriminations liées à l’orientation sexuelle, l’identité de genre et l’intersexuation (personnes intersexes). Les mesures pour lutter contre ces discriminations et garantir l’accès et l’effectivité des droits des personnes LGBTQI+ (lesbiennes, gays, bisexuelles, trans, queers, intersexes) dans l’enseignement supérieur et la recherche sont inscrites dans un plan interministériel porté la DILCRAH : le Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti LGBT+ (2023-2026).

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Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti LGBT+

Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti LGBT+ (2023-2026)

La politique de lutte contre les discriminations LGBTphobes du MESR est mise en œuvre dans le cadre d’un plan interministériel triennal porté par la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT+ (DILCRAH) et par le ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, et de la lutte contre les discriminations.

Guide pour lutter contre la haine et les discriminations anti-LGBT+

Lutter contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ dans l’enseignement supérieur et la recherche

Accompagner les personnels et les étudiantes et étudiants dans la lutte contre les LGBTphobies, telle est la vocation de ce guide.

Lutter  contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ - Couverture

Questionnaire 2024 sur les actions des établissements d’ESR

Le MESR est engagé dans la lutte contre les LGBTIphobies dans le cadre du Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ (2023-2026). Un questionnaire, conçu fin 2024 par le groupe de travail sur le respect de l’identité de genre piloté par le ministère, a été déployé pour recenser les actions menées par les établissements en matière de lutte contre les LGBTIphobies.

Cet état des lieux constitue une étape essentielle pour partager un ensemble de bonnes pratiques et identifier des pistes d’amélioration, dans le but de renforcer la politique nationale. Les réponses collectées contribueront également à la mise à jour du guide ministériel de 2021 sur la lutte contre la haine et les discriminations anti-LGBT+ dans l’ESR.

Respect de l'identité de genre

Le respect des droits des personnes trans et non-binaires et la prévention des agissements transphobes au sein des établissements d’enseignement supérieur et de recherche représentent des engagements essentiels dans le processus de lutte contre les violences LGBTphobes.

La reconnaissance de l’identité de genre d’une personne est un enjeu de respect de sa vie privée, conformément aux articles 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, 9 du Code civil, ainsi qu’à la circulaire du 20 juin 2023 relative à la prise en compte de la diversité des familles et au respect de l’identité des personnes transgenres dans la fonction publique de l’État.

Reconnaissance du prénom d'usage


Les personnes trans et non-binaires en milieu académique peuvent se retrouver en possession de documents internes sur lesquels figurent un prénom et/ou une mention de sexe et un titre de civilité qui ne correspondent pas à leur identité de genre. Cela les contraint à dévoiler leur identité de genre à leur entourage professionnel et/ou estudiantin, les exposant à des comportements discriminatoires voire violents qui sont légalement répréhensibles.

Dès lors, les établissements d’enseignement supérieur et de recherche ont pour responsabilité de permettre l’utilisation du prénom d’usage dans les documents et pièces internes pour les personnes qui souhaitent entamer cette démarche. En effet, la modification de l’identité interne des agentes et agents ou des étudiantes et étudiants ne requiert pas de changement d’identité légale dans les registres de l’état civil (en savoir plus sur les demandes de changement de prénom(s) à l’état-civil). Les CROUS sont également concernés par cette procédure.

Dans un courrier du 17 avril 2019 adressé à l’ensemble des présidences d’universités et directions d’établissements, le ministère invite l’ensemble des établissements à faciliter l’utilisation du prénom d’usage sur les documents et pièces internes à l’établissement pour les personnes transgenres. Le guide LGBTQI+ (2026) actualise ce courrier et complète les recommandations ministérielles. Le guide contient en annexe la liste des documents concernés par l’utilisation du prénom, genre et pronom d’usage.

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Lexique et précisions