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Environnement, planète, univers

La France exprime le souhait de devenir membre de SKA Observatory (SKAO)

SKA

A l'occasion de la première réunion du Conseil de SKA Observatory (SKAO) qui s'est déroulée les 3 et 4 février 2021, la France a exprimé le souhait de devenir membre de cette organisation intergouvernementale qui assurera la construction puis l'exploitation de ce qui sera le plus grand instrument de radioastronomie jamais réalisé.

Communiqué - Publication : 4.02.2021
Frédérique Vidal

SKA, Square Kilometer Array, a été conçu par un consortium scientifique international pour étudier des questions scientifiques essentielles allant de la naissance de notre univers aux origines de la vie et est constitué de deux réseaux d'antennes radio fonctionnant en mode interférométrique et s'étendant sur plusieurs kilomètres, l'un en Australie pour la partie basse fréquence (SKA-Low, 50 - 350 MHz), l'autre en Afrique du Sud pour la partie moyenne fréquence (SKA-Mid, 350 MHz - 15 GHz). Le siège du projet est basé au Royaume Uni, sur le site historique du Jodrell Bank Observatory, près de Manchester.

Par des observations sans équivalent, SKA permettra notamment des avancées importantes dans l'étude des âges sombres de l'Univers, de l'énergie noire, de la formation des étoiles, de l'évolution des galaxies, du magnétisme cosmique et des ondes gravitationnelles.

Le C.N.R.S., qui a classé SKA parmi ses priorités, estime qu'après la mise en service de l'instrument, la communauté scientifique française impliquée dans son exploitation dépassera le nombre de 400 chercheurs dans les domaines de l'astrophysique, de la cosmologie et de la physique fondamentale auxquels il faudra ajouter les chercheurs d'autres domaines intéressés par les enjeux numériques, technologiques, méthodologiques et sociétaux de SKA.

La communauté française souhaitant contribuer au projet SKA s'est regroupée dans la « Maison SKA-France » qui rassemble 7 établissements publics (C.N.R.S., Observatoire de Paris, Observatoire de la Côte d'Azur, Université de Bordeaux et Université d'Orléans, INRIA, C.E.A.) et 7 entreprises (Air Liquide, ATOSBull, Callisto, CNIM, FEDD, Kalray, Thalès). Le C.N.R.S. en est chef de file.

Actuellement observateur au Conseil de l'organisation, la France s'engage désormais dans le processus de demande d'adhésion en tant que membre de SKAO, avec pour objectif de soumettre au vote du Conseil, dans les mois à venir, son adhésion en tant que membre.
Sept pays ont déjà signé la Convention internationale qui établit SKAO en tant qu'organisation intergouvernementale : l'Afrique du Sud, l'Australie, la Chine, l'Italie, le Pays-Bas, le Portugal et le Royaume Uni.

Publication : 4.02.2021
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