Publié le 20.01.2026

Le MESRE publie une liste des près de 4 600 entreprises innovantes issues de l’ESR

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace annonce la publication d’une liste des startups liées à un établissement de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Ce travail inédit, fruit d’une collaboration étroite avec les acteurs de la recherche et de l’innovation*, permet d’identifier et de suivre l’évolution des entreprises issues de l’écosystème académique. À terme, ce travail permettra de mesurer l’impact économique et sociétal des politiques publiques d’innovation.

Communiqué de presse

Un projet ambitieux pour évaluer l’efficacité des politiques publiques 

Pour mesurer concrètement l’impact des politiques publiques d’innovation menées par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, il est essentiel d’identifier les start-ups en lien avec la recherche académique et de suivre leur croissance. C’est dans ce cadre qu’a été lancé en 2023 un projet de recensement exhaustif des entreprises innovantes issues de l’ESR, piloté par la Direction générale de la recherche et de l’innovation (DGRI), qui poursuit trois objectifs principaux : 

  1. identifier l’ensemble des start-ups ayant un lien avec l’ESR ;
  2. définir la nature du lien entre une start-up et un établissement ESR ;
  3. recenser, pour chaque start-up, l’ensemble des établissements ayant contribué à sa création.

Cette démarche s’inscrit en complémentarité avec l’Observatoire des start-ups, piloté en interministériel et opéré par Bpifrance, qui assure le suivi de la vie des entreprises.

Une base de données inédite de près de 4 600 entreprises 

Une première phase de recensement a concerné les spin-off, définies comme les sociétés créées sur la base d’un actif de propriété intellectuelle – savoir-faire, brevet, matériel biologique, logiciel – détenu par un établissement de l’ESR et transféré via un contrat. Près de 900 spin-off ont été référencées depuis 2012, illustrant le dynamisme de la valorisation de la recherche publique. On estime qu’une centaine de spin-off de l’ESR sont créées chaque année en France.

Le recensement a ensuite été étendu à l’ensemble des start-ups liées à l’écosystème ESR – comme par exemple des entreprises créées par des docteurs ou ayant bénéficié d’un contrat de collaboration avec un laboratoire de recherche pour finaliser leur produit/service – permettant ainsi de recenser près de 4 600 entreprises. Cette liste complète est disponible en open data (https://data.enseignementsup-recherche.gouv.fr/explore/assets/fr-esr-startup-esr-france/).

Des start-ups présentes dans toutes les régions et reliées en moyenne à trois établissements 

Chaque start-up est en moyenne reliée à trois établissements différents, couvrant l’ensemble des organismes nationaux de recherche et des universités, la majorité des écoles d’ingénieurs, et plusieurs instituts de recherche et centres hospitaliers universitaires répartis sur tout le territoire national.

Les entreprises identifiées sont présentes dans toutes les régions, avec une concentration notable en Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. Cette diversité géographique reflète la vitalité de l’innovation issue de la recherche publique sur l’ensemble du territoire.

Une deuxième phase en 2026 pour affiner et compléter la base 

Dès le début de l’année 2026, le ministère engagera une deuxième phase du projet. Les établissements de l’ESR identifiés dans cette première étape seront invités à compléter la liste des start-ups auxquelles ils sont reliés, afin d’enrichir et d’affiner la base de données. En parallèle, les près de 4 600 entreprises innovantes d’ores et déjà identifiées seront injectées dans l’observatoire des start-ups de manière à suivre leur évolution et feront l’objet d’un suivi spécifique dans scanR, l’outil de monitoring de la recherche et de l’innovation en France du MESRE.

 

* L’identification a été réalisée en collaboration avec le CEA, le CNRS, l’INSERM, l’INRAE et l’INRIA, et grâce aux bases de données en provenance des SATT et des incubateurs de la recherche publique (IRP).