Accueil >  [ARCHIVES des communiqués et des discours, avant mai 2017 >  [ARCHIVES] Discours

[ARCHIVES] Discours

Allocution de François Goulard, ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, lors de son déplacement à l'Ecole généraliste d'Ingénieurs de Marseille

[archive]
Discours - 1ère publication : 6.07.2006 - Mise à jour : 3.12.0007
François Goulard

 

Monsieur le Sénateur Maire de Marseille
Monsieur Le Président du Conseil Régional
Monsieur le Vice-président du Conseil Général
Mesdames et Messieurs les conseillers régionaux
Monsieur Le Recteur
Monsieur le Président de la Chambre de Commerce et d'Industrie
Monsieur le Président du Conseil d'Administration de l'école
Monsieur le Directeur
Mesdames et Messieurs les professeurs
Mesdames et messieurs

 

Première réflexion de ma part, c'est toujours un grand plaisir pour moi d'entrer dans une école d'ingénieurs pour une raison très simple, c'est que ça me rajeunit d'un peu plus de trente ans.
Jean-Claude rappelait que je suis un élu de terrain, j'ai aussi la fierté d'être un ingénieur et d'être un ancien élève d'une école Centrale, l'école Centrale de Paris dont je salue le Directeur, Hervé Biausser.

Et bien, Mesdames, Messieurs, nous célébrons ce matin, enfin, l'avènement d'un long processus et en même temps, le départ d'un nouvel élan, d'une étape, d'une nouvelle époque. Nous célébrons la nouvelle école Centrale de Marseille. Et pour répondre à une interpellation d'il y a quelques instants, peut-être êtes vous, pour certains d'entre vous dans la salle, je voudrais saluer les premiers diplômés, la première promotion de l'école Centrale de Marseille.

Le processus a pu paraître long :

  • Il fallait, en effet, d'abord regrouper des écoles qui, pour être de qualité, n'en étaient pas moins dispersées et en définitive peu connues, peu lisibles, comme on dit aujourd'hui dans le paysage national et international. Vous vous y êtes employés avec énergie, en regroupant d'abord trois écoles universitaires, trois écoles d'ingénieurs universitaires. Ensuite en y adjoignant une école relevant de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Ce travail patient, ce travail de regroupement a été opéré.
  • Il fallait que vous puissiez obtenir non pas seulement le label, parce que le terme "label" est réducteur, mais que les écoles Centrale existantes vous reconnaissent comme étant une école à la fois généraliste, de très haut niveau, capable d'être au premier plan international dans ces formations extraordinairement exigeantes que sont les formations d'ingénieurs. Les écoles Centrale ont décidé que vous pouviez entrer dans ce réseau qui apportera beaucoup à l'école Centrale de Marseille, du fait de l'expérience, du fait également de la capacité à rayonner au plan international. J'en veux pour preuve la création récente de l'école Centrale de Pékin.
  • Il fallait qu'un certain nombre de formalités administratives soient accomplies : le passage au CNESER, c'était il y a moins d'un mois, un arrêté créant un Comité Technique Paritaire, c'était avant-hier ; la réunion de ce Comité Technique Paritaire, c'était hier. Et désormais, le Conseil d'Etat va être saisi du décret qui changera le nom de l'EGIM pour en faire l'école Centrale de Marseille.
  • Il fallait aussi, Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, qu'une convention soit passée entre l'école d'ingénieurs et les universités de Marseille. Et pour ma part, j'y tenais beaucoup et c'est peut-être à la fois une spécificité de l'école Centrale de Marseille et en même temps un gage pour l'avenir. Votre école, par rapport à d'autres, a aujourd'hui des liens extraordinairement étroits avec l'Université et vous pouvez le dire mieux que personne ceci ne se fait ni au détriment de l'Université, bien sûr, ni au détriment de l'école d'ingénieurs. Il y a un enrichissement mutuel des deux grandes institutions, de toutes les grandes institutions d'enseignement supérieur de Marseille.

 

Il y a aussi une originalité que je veux souligner. L'école Centrale de Marseille s'appuie sur des unités de recherche en nombre et en qualité tout à fait exceptionnel. En jargon, nous appelons cela des UMR, des Unités Mixtes de Recherche, dans de nombreuses disciplines. Vous disposez d'UMR de grande qualité avec des branches de la technologie, de la science qui seront demain la garantie que les étudiants de l'école Centrale de Marseille auront dans leur formation l'indispensable contact avec la recherche telle qu'elle se fait. Il n'y a pas d'enseignement supérieur de qualité aujourd'hui sans une proximité avec la recherche.

Alors oui, tout est réuni, tout est réuni pour faire de l'école Centrale de Marseille non seulement la réussite de l'EGIM mais une plus grande réussite encore demain. Ceci se fait à la fois dans le contexte de votre région, de votre ville, et dans un contexte national. Le contexte national c'est celui d'une volonté, de faire plus et pour la recherche et pour l'enseignement supérieur. Nous savons que l'avenir d'un pays comme le notre va dépendre très largement de notre capacité non seulement à avoir une recherche de très haut niveau mais également à faire en sorte que les résultats de la recherche soient valorisés, soient mis à profit par la société tout entière, par notre économie, par nos entreprises. Et qui mieux que les écoles d'ingénieurs qui vivent en relation étroite, depuis toujours, avec le monde de l'économie, le monde de l'entreprise, peuvent assurer ce lien entre la recherche et l'économie.

Le contexte de Marseille et de la région, c'est une région, une ville. Une ville qui est une grande capitale européenne tournée vers la Méditerranée et tournée vers le monde et qui sait que son avenir dépendra de ses capacités technologiques, des industries tournées vers demain et qui repose très largement sur l'enseignement, l'enseignement supérieur, la recherche. Marseille dispose d'une Université de premier plan, dispose de capacités de recherche qui sont notables, s'est engagée à l'échelle de la région, dans les pôles de compétitivité avec des succès qui sont remarqués. Demain, sans doute grâce à de nouvelles initiatives et grâce à des décisions que nous prendrons à l'automne de nouvelles implantations viendront rejoindre ce site de premier plan.

Oui je crois que c'est véritablement l'avenir de cette grande ville, de cette grande capitale, l'avenir de votre région qui se dessine par ces actions décisives, ces actions porteuses d'avenir.

Je voudrais très simplement vous dire que le travail accompli est remarquable, que la voie qui a été suivie est la voie du succès.
Je voudrais très simplement dire que l'école Centrale de Marseille, cette grande école d'ingénieurs qui permettra que Marseille soit connue aussi par une grande école d'ingénieurs qui aura une dimension internationale. Je voudrais vous dire que cette voie est véritablement une voie d'avenir, une voie de succès et je voudrais exprimer des vœux pour cette grande institution qui, grâce à votre travail à tous, grâce au concours des collectivités, grâce aux décisions que nous avons prises successivement sera demain un fleuron de votre ville et de votre région.

Je vous remercie.

1ère publication : 6.07.2006 - Mise à jour : 3.12.0007
Retour haut de page