Le gouvernement annonce la poursuite du soutien aux IHU et des mesures pour renforcer l'accès plus rapide à des traitements innovants, la compétitivité et l’attractivité de la France dans le domaine de la recherche clinique
1. Soutien aux Instituts hospitalo-universitaires
A l’occasion d’une visite à l’Institut du Cerveau de Paris, les ministres Stéphanie RIST, Philippe BAPTISTE et Sébastien MARTIN ont dressé un bilan des Instituts hospitalo-universitaires (IHU) de la vague 1, 15 ans après leur création. Ils ont confirmé la pertinence et la valeur du modèle des IHU, ainsi que leur contribution au rayonnement de la recherche biomédicale française. Les IHU se caractérisent par une recherche fondamentale d’excellence, des priorités scientifiques clairement identifiées, une capacité à valoriser et transférer les découvertes, et une politique assumée d’attractivité des talents.
Les ministres ont annoncé la poursuite du soutien de l’Etat aux IHU via le programme France 2030 à hauteur de 45 M€ pour les 3 ans à venir. Afin que chaque euro investi produise le meilleur impact possible pour la science, pour notre économie et pour la santé de nos concitoyens, le financement de certains IHU sera conditionné à l’atteinte d’objectifs précis.
2. Plan en faveur de la recherche clinique
Au cours de cette même visite au sein du centre d’investigation clinique de l’Institut du Cerveau et de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, les ministres Stéphanie RIST, Philippe BAPTISTE et Sébastien MARTIN ont annoncé une série de mesures fortes pour améliorer la compétitivité de la France dans le domaine de la recherche clinique. La recherche clinique n'est pas une fin en soi mais c'est son application et ce qu'elle permet qui est important.
Ces mesures font suite à plusieurs mois d’une concertation inédite, pilotée par l’Agence de l’Innovation en Santé, de tous les acteurs de la recherche clinique : promoteurs, centres hospitaliers, industriels et administrations, afin de permettre une véritable accélération de toutes les étapes: autorisation, contractualisation, recrutement et analyse des données.
- Sur le volet des autorisations de recherche clinique, l’ANSM renforcera son accompagnement des porteurs de projets en amont des dépôts de demande d’autorisation via son guichet Innovation et Orientation. Par ailleurs, l’ANSM met en place une procédure accélérée (fast-track) pour autoriser le lancement des essais de phase précoce en 14 jours seulement, contre 106 jours à l’heure actuelle. Le pilotage et le fonctionnement des Comités de Protection des Personnes (CPP) et de la CNRIPH sera renforcé à la fois pour harmoniser les pratiques et ainsi permettre aux porteurs de projets de mieux anticiper leurs attentes, mais aussi pour leur permettre de s’approprier les outils d’intelligence artificielle et les nouvelles méthodologies de recherche clinique,
- Sur le volet de la contractualisation, des mesures incitatives seront proposées pour réduire le délai de signature des conventions entre les industriels et les centres et permettre ainsi d’accélérer le lancement effectif des essais cliniques au sein des établissements de santé.
- Sur le volet du recrutement, la décentralisation de la recherche clinique permettra le suivi de patients hors des murs de l’hôpital pour faciliter le recrutement de patients éloignés des grands centres de recherche, participant ainsi à améliorer l’égalité des chances. La mise en œuvre du consentement électronique permettra de faciliter l’inclusion effective des patients dans les essais et leur permettre d’accéder plus rapidement à des traitements innovants.
- Enfin, sur le volet de l’analyse de données, les outils d’intelligence artificielle, combinés à la massification des données de santé permet de développer des nouvelles méthodologies de recherche clinique, qui présentent le potentiel d’accélérer la démonstration de la preuve clinique. Les travaux menés depuis 2024 dans ce domaine(appel à manifestation d’intérêt AIS-ANR-FCRIN) ont pour objectif d’évaluer le niveau de preuve de ces outils afin qu’ils puissent être utilisés en pratique courante.
Ces mesures, co-construites avec l’ensemble des parties prenantes et portées par l’interministériel visent à accélérer tous les maillons de la recherche clinique et ainsi renforcer son attractivité, dans l’objectif de mettre la France au premier plan des pays leaders de ce domaine en Europe.
Leur mise en œuvre sera pilotée par la nouvelle Direction générale de la recherche, de l’innovation et du numérique en santé, sous la Direction de Mme Lise Alter.
« « Le soutien aux IHU et ce plan répondent à l’ambition de faire de la France une grande nation de recherche clinique, compétitive, attractive et capable d’offrir plus rapidement aux patients l’accès aux innovations dont ils ont besoin ». »
Stéphanie Rist, ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes Handicapées
« « Nous avons aujourd’hui tous les ingrédients pour réussir : des chercheurs de très haut niveau, des établissements solides, des infrastructures d’excellence, des entreprises innovantes. C’est le sens du soutien renouvelé aux IHU et des mesures annoncées aujourd’hui pour la recherche clinique ». »
Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace
« « La recherche clinique est aussi un enjeu industriel majeur pour notre pays. En renforçant la rapidité, la lisibilité et l’attractivité de notre environnement de recherche, nous créons les conditions pour que les découvertes issues de nos laboratoires se transforment en innovations, en investissements et en emplois sur notre territoire. C’est ainsi que nous renforcerons notre souveraineté sanitaire et notre capacité à produire en France les solutions de santé de demain. » »
Sébastien Martin, ministre délégué chargé de l’Industrie