Le parcours d’Eva Maire
Chercheuse à l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) depuis 2024, Eva Maire consacre ses recherches à l’étude des socio-écosystèmes tropicaux. Plongeuse professionnelle, elle a réalisé plus de 1 000 plongées scientifiques à travers le monde.
Diplômée de l’École Nationale Supérieure Agronomique de Montpellier, elle s’est spécialisée en écologie marine lors d’une thèse en cotutelle entre l’Université de Montpellier et la James Cook University en Australie. Ses travaux, qui croisent écologie et sciences sociales, lui ont valu le Prix de thèse 2020 de l’Institut Océanographique de Monaco.
Elle est aujourd’hui l’autrice ou coautrice de 43 publications scientifiques. Son parcours à l’international l’a conduite à mener des recherches en Méditerranée, dans l’Atlantique, l’océan Indien et le Pacifique.
Parallèlement à ses activités scientifiques, Eva Maire s’engage pour la transmission des savoirs et l’égalité en science. Elle a dispensé plus de 300 heures d’enseignement, formé des étudiants notamment au Kenya et participe régulièrement à des actions de médiation scientifique en France et à l’international.
Le parcours de Maïmouna Bocoum
Chargée de recherche au CNRS depuis 2018, Maïmouna Amandine Bocoum travaille à l’Institut Langevin à Paris, où elle développe des techniques d’imagerie acousto-optique pour des applications biomédicales in vivo, en combinant optique et ultrasons.
Docteure en physique de l’École Polytechnique, elle s’est spécialisée dans l’étude des lasers femtosecondes et des plasmas denses. Diplômée de l’ENSTA Paris et titulaire d’un master en fusion nucléaire, elle a ensuite réalisé un post-doctorat à l’Institut Langevin et contribué à l’infrastructure laser européenne Extreme Light Infrastructure – Attosecond Light Pulse Source.
Lauréate d’une bourse Marie Skłodowska-Curie Actions en 2023-2024, elle a mené des recherches au Niels Bohr Institute sur les capteurs quantiques appliqués à la détection des ondes gravitationnelles, en collaboration notamment avec Caltech et LIGO.
Très engagée dans la diffusion scientifique et la promotion des femmes en science, elle encadre des étudiants et intervient en milieu scolaire.
Le parcours de Kristel Chanard
Chargée de recherche à l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN), Kristel Chanard mène ses travaux à l’Institut de Physique du Globe de Paris, où elle étudie les liens entre climat, ressources en eau et déformations de la Terre.
Ancienne élève de l’École Normale Supérieure, elle a soutenu en 2015 une thèse en géophysique en collaboration avec le California Institute of Technology. Spécialiste de l’hydrogéodésie, elle a contribué au développement de ce domaine et reçu plusieurs distinctions internationales de l’European Geosciences Union, de l’American Geophysical Union et du Centre national de la recherche scientifique.
Après un post-doctorat à l’Université de Lausanne, elle a choisi de poursuivre ses recherches en France malgré une proposition de poste à l’Université de Californie à Berkeley.
Engagée pour l’égalité et la diversité dans les sciences, Kristel Chanard participe à des actions de médiation, de mentorat et de formation pour encourager les jeunes filles et les publics sous-représentés à s’orienter vers les carrières scientifiques.
Le prix "Jeune Femme scientifique"
Le prix "Jeune Femme scientifique" concerne les femmes ayant soutenu leur thèse depuis moins de 10 ans.
Il met en valeur et encourage une jeune femme qui se distingue par un parcours et des travaux qui en font une spécialiste de talent dans son domaine. Sa dotation est de 15 000 €.