Programme Prioritaire de Recherche (PPR) Sport de très haute performance
En vue des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, le programme prioritaire de recherche (PPR) "Sport de très haute performance" mobilise la communauté scientifique pour répondre aux besoins des sportifs de haut niveau afin d'atteindre la plus haute performance.
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Présentation du PPR "Sport de très haute performance"
Doté de 20 millions d'euros, le Programme prioritaire de recherche (PPR) "Sport de très haute performance" est financé par France 2030. Lancé en 2020, il est opéré pour le compte de l'État par l'ANR et piloté par le CNRS. Son objectif est de financer des travaux de recherche appliquée transposables dans la préparation des sportifs français pour les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.
Les projets proposés associent donc des équipes de recherche reconnues dans leur domaine et des fédérations sportives afin d'accompagner les meilleurs athlètes français vers la haute performance.
Ce Programme prioritaire de recherche a fait l'objet de deux appels à projets. Il se décline en 9 défis thématiques qui couvrent tous les champs de la performance sportive de très haut niveau de manière à accompagner de manière optimisée les athlètes français vers la haute performance :
l'équilibre de vie et l'environnement de l'athlète
la prévention et le traitement des facteurs de risque
cognition et préparation mentale
les interactions homme-matériel et l'optimisation du matériel
apprentissage et optimisation du geste sportif
la quantification des charges d'entrainement
les big data et l'intelligence artificielle au service de la performance
la performance dans son environnement
spécificités du domaine paralympique.
Les lauréats
Après deux appels à projets et une évaluation à mi-parcours, 11 programmes ont été retenus, et un programme (BEST-Tennis) n'a pas été reconduit.
NEPTUNE
Le programme de recherche Neptune accompagne les sportifs de haut niveau en natation et paranatation. Doté d'un financement de 1,5 million d'euros, il vise à développer ou améliorer des outils et des méthodes pour mieux suivre, analyser, optimiser les performances des athlètes.
Le projet FULGUR vise à améliorer la performance et à réduire le risque de blessure des athlètes de haut niveau dans les sports de vitesse en France. Ce programme de recherche rassemble des experts en biomécanique musculaire, en recherche sur la force et le conditionnement, en imagerie clinique, en comportements de santé et en apprentissage automatique.
Doté de 1,38M€, le programme de recherche D-Day veille à ce que les nageurs de haut niveau soient au sommet de leur forme pour le jour J : les Jeux de Paris 2024.
Afin de diminuer le niveau de fatigue sans modifier la condition physique des sportifs, le programme D-Day est articulé autour de trois étapes : estimer le niveau de fatigue cumulée, valider des méthodes de diminution du niveau de fatigue et accompagner les athlètes vers une routine de récupération adaptée.
Doté d'un budget total de 3,9 millions d'euros, ce programme a bénéficié d'un financement de l’État, à hauteur de 1,2 million d'euros.
Le projet vise à mettre la recherche à profit pour optimiser le management sportif dans les sports collectifs et améliorer les performances individuelles au service du groupe.
Doté d'un budget total de 7,5 millions d'euros, ce programme a bénéficié d'un financement de l’État, à hauteur de 2,2 millions d'euros. Le projet cherche à personnaliser les parcours et optimiser les équipements des sportifs paralympiques en vue des Jeux de Paris 2024.
Doté d'un budget total de 4,5 millions d'euros, ce programme a bénéficié d'un financement de l’État, à hauteur de 1,6 million d'euros. Le projet cherche à proposer aux athlètes de voile olympique les moyens d’optimiser le matériel et son adéquation avec le sportif dans des conditions de courses déterminées.
HYPOXPERF, contraction des mots « HYPOXie » et « PERFormance , est un programme de recherche qui vise à tirer pleinement parti des entraînements hypoxiques, en vue des Jeux de Paris 2024. L'état d'hypoxie contrôlé est en effet utilisé par les sportifs pour augmenter leur ventilation, leur fréquence cardiaque et leur débit sanguin. Des défis restent cependant à surmonter, tels que la variabilité des réponses individuelles et la complexité de la planification et du suivi.
Ce projet est porté par l'INSEP et est doté d'un budget de 1,35 million d'euros.
Doté d'un budget de 1,7 million d'euros, ce projet vise à optimiser l'analyse vidéo dans le sport de haut niveau. De nombreuses solutions d'analyse vidéo existent mais les entraîneurs et les athlètes utilisent parfois des outils qui ne sont pas adaptés à leurs besoins spécifiques, par manque d'automatisation et du fait de la complexité des outils.
Basé sur des collaborations avec cinq disciplines olympiques (escalade, BMX, gymnastique, boxe et lutte), le projet PerfAnalytics fournit aux partenaires sportifs une approche scientifique dédiée à l'analyse vidéo.
Porté par l'Université Rennes 2 et associant les fédérations françaises de boxe, d'athlétisme et de gymnastique, REVEA est doté d'un budget d'1,1 million d'euros. Ce programme de recherche utilise la réalité virtuelle pour optimiser les performances des athlètes aux Jeux olympiques de Paris 2024.
La réalité virtuelle offre en effet plusieurs avantages, notamment en permettant un entraînement plus intense et varié sans augmenter les charges physiques associées.
TrainYourBrain est un programme de recherche qui vise à optimiser la préparation mentale des escrimeurs. Doté d'un financement de l’État à hauteur de 764 000 euros, ce projet est porté par Julie Doron de Nantes Université et associe la Fédération Française d'Escrime.
En cyclisme comme en aviron, l'objectif est de maximiser la vitesse, ce qui implique une maximisation de la production de puissance, une minimisation de la dissipation et une optimisation du couplage athlète-machine.
Le programme de recherche « Très haute performance en cyclisme et aviron » doit permettre aux équipes françaises de cyclisme et d'aviron d'augmenter significativement leur nombre de médailles aux Jeux olympiques de Paris 2024.
Le projet BEST-Tennis a pour objectif d’optimiser la performance du service et du retour de service des joueuses et joueurs de la Fédération française de tennis, valides et en fauteuil.
Après un premier financement de 500 000 euros, le projet n'a pas été reconduit à l'issue de la première évaluation mais les recherches se sont poursuivies en-dehors du PPR, autour d'un budget total de 4,5 millions d'euros.