Philippe Baptiste détaille la stratégie nationale d'attractivité scientifique de la France

Alors que la France dispose d'atouts scientifiques de premier rang — des laboratoires d'excellence, des chercheurs de réputation mondiale, des libertés académiques garanties — Philippe Baptiste, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace, a détaillé à l'occasion d'une table ronde la stratégie nationale mise en œuvre pour consolider et amplifier cette attractivité, de l'étudiant post-bac au chercheur confirmé. Dans un contexte de compétition et de recomposition mondiale, la France entend tenir sa place dans la compétition internationale pour les talents.

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Des dispositifs d’attractivité ambitieux :  Choose France for Science et Choose France for Higher Education

Alors que le président de la République avait annoncé le 5 mai dernier lancement de l’initiative Choose France for Science, dotée de 100 millions d’euros sur trois ans, 60 chercheurs de niveau mondial, en provenance des meilleures universités internationales, ont déjà rejoint les laboratoires français. Au tiers du programme, un peu plus d’un tiers de la dotation initiale a été utilisée ce qui permet de poursuivre la mobilisation au cours des années à venir. À l’issue de cette première année, le programme va continuer sa montée en puissance et le dispositif sera prochainement complété par un volet spécifiquement dédié aux jeunes chercheurs et un travail renforcé et concret sur la qualité de l’accueil des chercheurs (titres de séjour, accompagnement des familles, aide à l'installation).

S’agissant de l’attractivité étudiante, le gouvernement a lancé sa nouvelle stratégie : Choose France for Higher Education. Après le plan « Bienvenue en France », lancé en 2019, cette stratégie assume un triple objectif : 

  • Accueillir les meilleurs étudiants
  • Accueillir plus d’étudiants destinés aux filières stratégiques d’avenir pour le pays (IA, quantique, biotechs, énergie, espace…)
  • Accueillir mieux les étudiants qui viennent en France et faciliter le parcours de ceux qui veulent rester à l’issue de leurs études

Alors que la compétition internationale pour les talents se fait de plus en plus intense, la France entend rester une terre d’accueil privilégiée pour les étudiants internationaux sur lesquels elle doit aujourd’hui assumer de s’appuyer, notamment dans les filières techniques et scientifiques, que les étudiants français choisissent aujourd’hui trop peu.

Renforcer la capacité de la recherche à se déployer dans l’environnement européen 

La France doit plus que jamais se positionner comme un acteur majeur de la recherche internationale s’inscrivant directement dans la dynamique d’une Europe qui assume l’ambition d’un leadership mondial. 

Le ministre demande ainsi à l'ANR de lui remettre avant l'été des propositions pour renforcer la cohérence d’action des acteurs entre appels à projets nationaux et européens, afin notamment de maximiser la capacité de la recherche française de bénéficier des financements européens auxquels elle peut prétendre. 
La dynamique européenne de la recherche française doit également reposer sur le renforcement du volet recherche des alliances universitaires européennes, sur lequel le ministère entend également engager un travail de fond. 

La défense de nos valeurs, un objet d’attractivité majeur pour la recherche française

La France et l’Europe assument leurs valeurs sur la scène internationale. C’est le cas en particulier dans le domaine académique. Les libertés académiques sont un atout pour l’attractivité de la France et le ministère veut mobiliser la communauté de l’enseignement supérieur et de la recherche pour les renforcer et les défendre.

Alors que la parole scientifique est aujourd’hui plus attaquée que jamais à travers le monde, y compris au sein de sociétés démocratiques, la France doit assumer de présenter le respect des libertés académiques comme un des éléments clés de son attractivité. 

C’est pourquoi Philippe Baptiste a annoncé le lancement au cours des prochaines semaines d’une convention sur la protection des libertés académiques animée par quatre personnalités du monde universitaire et intellectuel : 

  • Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, conseiller d’État
  • Anne Ephrussi, vice-présidente de l’Académie des sciences
  • Claudio Galderisi, recteur ESRI de la région Grand Est
  • Anne Renault, directrice scientifique de l’IFREMER

Cette convention aura pour mission de faire des propositions opérationnelles de mesures à mettre en place au cours du premier trimestre 2027 pour protéger les libertés académiques.

« L’attractivité de la France à l’international dans le domaine de la recherche est un enjeu majeur pour le pays. Notre autonomie stratégique repose plus que jamais sur notre capacité à être un leader dans la recherche, dans l’innovation, dans la capacité à former et à attirer les meilleurs. Notre pays a des atouts immenses à faire valoir, à nous de déployer notre stratégie pour les faire connaître et attirer les talents du monde entier dans nos universités et nos laboratoires.  »

Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace

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