Égalité et lutte contre les discriminations

Frédérique Vidal rappelle son engagement pour favoriser la place des femmes dans les filières scientifiques

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À l'occasion de la journée internationale des droits des femmes, à quelques jours de la fin de la phase de formulation des vœux sur Parcoursup, et alors que les filières scientifiques peinent encore à se féminiser, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, a souhaité rappeler son engagement en faveur de la place des femmes dans les filières scientifiques.

Communiqué - Publication : 8.03.2021
Frédérique Vidal

La ministre s'est entretenue ce lundi avec cinq personnalités engagées au sujet des leviers à mettre en œuvre pour favoriser la place des femmes dans les filières scientifiques de l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation : une lycéenne élève élue au CNVL, une étudiante présidente de l'Association Fédérative Nationale des Etudiantes Universitaires Scientifiques, Sandrine Lévêque-Fort, Docteure en optique, directrice de recherche au CNRS, directrice scientifique de la startup Abbelight et lauréate du Prix Irène Joliot Curie 2020, Frédéric Fotiadu, directeur de l'INSA de Lyon et Philippe Mauguin, Président directeur général de l'INRAE.

En matière de féminisation des filières, la ministre relève que des améliorations sont indéniablement à l'œuvre depuis quelques années, notamment sous l'impulsion du ministère en la matière. Mais ce constat doit le plus souvent être tempéré par le chemin qui reste à accomplir :

  • 56 % des étudiants de l'enseignement supérieur sont des femmes et pourtant, elles restent minoritaires dans de trop nombreux parcours.
  • La part des filles dans les filières ingénieurs et technologiques reste faible et peine à progresser : en dix ans, cette proportion a certes augmenté de 2,3 points mais elle atteint seulement 28 %.
  • En 2019, 39 % des enseignants-chercheurs titulaires dans la filière universitaire sont des femmes. Elles représentent 63 % des enseignants-chercheurs titulaires dans les disciplines des langues et littératures et 19 % dans celles des sciences de l'ingénieur.
  • En 2017, dans le domaine des mathématiques et de l'informatique, 15 % des chercheurs sont des femmes.
  • La part des femmes parmi les chercheurs en entreprise enfin dépasse à peine 20 %.

Depuis 2017, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a fait de la promotion de l'égalité femmes-hommes dans l'enseignement supérieur, la recherche et l'innovation un des piliers de sa politique et mène un véritable travail de fond pour favoriser la mixité des filières de formation des métiers et des postes à responsabilités et lutter contre les stéréotypes par la promotion de l'image des femmes dans les sciences et par la valorisation des travaux des chercheuses avec de nombreux dispositifs :

  • La mise en lumière de femmes modèles pour faire évoluer les représentations avec le Prix Irène Joliot Curie ;
  • La lutte contre l'autocensure sur le terrain avec le soutien financier du ministère aux associations qui mènent des opérations de sensibilisation dans les classes et de mentorat auprès des femmes pour les accompagner dans leur progression de carrière ;
  • Le soutien aux initiatives de terrain avec un appel à projets en faveur de l'égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles ; 24 projets ont été sélectionnés en 2020 ;
  • Le renforcement de l'attractivité des carrières scientifiques avec la mise en œuvre de la loi de programmation pour la recherche : sécurisation des parcours, augmentation des CRCT, des délégations C.N.R.S., des capacités d'accueil de l'I.U.F., création des chaires de professeurs juniors, rôle du H.C.E.R.E.S., renforcement des missions des présidents d'université en matière d'égalité femmes-hommes, etc ;
  • La mise en œuvre de la loi de transformation de la fonction publique avec pour tous les établissements d'enseignement supérieur, l'élaboration d'un plan d'action égalité, autour de 4 axes : le calcul et le traitement des écarts de rémunération, l'égal accès aux corps et grades d'emplois et aux responsabilités, l'articulation des temps de vie personnels et professionnels, la prévention, le traitement des discriminations, des actes de violences, de harcèlement moral ou sexuel ainsi que des agissements sexistes.

La ministre salue également le travail parlementaire qui permet à ces sujets de diffuser largement dans notre société : le rapport d'information sur les femmes et les sciences de la députée Céline Calvez et du député Stéphane Viry, qui constitue un véritable point d'appui pour le ministère sur ce sujet. La proposition de loi qui doit être déposée ce jour à l'Assemblée nationale par la députée Marie-Pierre Rixain « visant à parachever l'émancipation économique des femmes », aborde la question de la formation et de la parité dans l'enseignement supérieur. Sur l'ensemble de ces sujets, la ministre est convaincue que c'est collectivement, femmes et hommes, gouvernement, parlementaires, associations, élus de terrain, que nous avancerons.

Publication : 8.03.2021
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