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Inauguration du Centre de Recherche de l'Hôpital européen Georges Pompidou

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Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot ont inauguré le centre de recherche de l'Hôpital européen Georges Pompidou, qui accueillera quelques uns des meilleurs spécialistes des maladies cardio-vasculaires. La ministre a salué une collaboration exemplaire entre l'assistance publique-hôpitaux de Paris, l'Inserm et l'université Paris V qui ont mis en commun leurs forces pour créer ce nouveau centre de recherche de pointe.

Discours - 1ère publication : 8.09.2009 - Mise à jour : 8.09.0009
Valérie Pécresse

Intervention de Valérie Pécresse

Madame la Ministre, chère Roselyne,
Monsieur le Président du Conseil régional (Jean-Paul Huchon)
Monsieur le Président de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (Jean-Marie Le Guen)
Mesdames et Messieurs les élus,
Monsieur le Président de l’Université Paris Descartes (Axel Kahn)
Monsieur le Président de l’Inserm (André Syrota)
Mesdames et Messieurs les Professeurs
Mesdames et Messieurs les Directeurs,
Mesdames et Messieurs,

Je suis particulièrement heureuse d’être à vos côtés ce matin. C’est en effet un magnifique centre de recherches dont nous célébrons aujourd’hui la naissance, un centre qui a toute sa place au sein de ce fleuron de notre système de recherche et de soin qu’est l’Hôpital Européen Georges Pompidou.

Fidèle à sa vocation, celui-ci comptera désormais dans ses rangs quelques-uns des meilleurs spécialistes des maladies cardio-vasculaires, qui pourront se consacrer pleinement à leur étude et, bien sûr, à la découverte de nouveaux traitements préventifs et curatifs.

D’emblée, je veux souligner l’importance de leurs travaux. Chacun le sait, ces pathologies ne cessent de gagner du terrain. L’évolution des modes de vie l’explique. Bien sûr, nous avons fait des progrès considérables en quelques années ; les techniques de transplantation en évolution constante ont permis de sauver ou de prolonger la vie de nombre de patients tandis que la chirurgie réparatrice apporte chaque jour son lot de nouvelles techniques. Nous pouvons également compter sur l’essor de la prévention, dont tu as très justement souligné, chère Roselyne, l’absolue nécessité.

Mais il nous faut aller plus loin encore. Et c’est une nouvelle fois sur la recherche que nous comptons. C’est d’elle que viendront de nouvelles manières de prévenir ces maladies et c’est d’elle aussi que sortiront les nouveaux traitements dont nous avons besoin.

Et pour y parvenir, il faudra faire le pari qui est à l’origine même du centre qui voit aujourd’hui le jour : celui de constituer autour des patients un front commun réunissant médecins et chercheurs. Et c’est à l’hôpital que ce front commun trouve naturellement sa place.

L’environnement hospitalier permet en effet aux chercheurs et aux médecins de se côtoyer jour après jour. Par la force des choses, les chercheurs sont ainsi confrontés en permanence aux préoccupations des médecins. Quant à ces derniers, ils baignent dans les dernières avancées de la recherche.

Permettez-moi d’y insister : ce contact entre médecins et chercheurs est bénéfique non seulement aux travaux de recherche appliquée, mais aussi aux projets les plus fondamentaux.

Car la réunion en un même lieu de différentes équipes a toujours un effet sur leurs pratiques quotidiennes. C’est pourquoi, chaque fois que cela est possible, je crois nécessaire de reconstituer ce continuum qui conduit naturellement de la recherche la plus fondamentale au chevet du patient.

Je le sais, cette démarche se heurte parfois à des habitudes bien ancrées. Mais chaque nouvelle expérience en démontre les bienfaits et prépare ainsi la suivante. Par nature, la recherche médicale, singulièrement en matière cardiologique, a toujours été pionnière en la matière et je suis très heureuse qu’elle offre ici un nouvel exemple de la fécondité de ce travail commun.

Au sein de centre, ce sont deux équipes qui travailleront à proximité l’une de l’autre. La première, sous la direction du Professeur Alain Tedgui, s’efforcera de comprendre les mécanismes de développement des maladies cardio-vasculaires ; la seconde, sous la houlette du Professeur Alain Carpentier, se concentrera sur les thérapies réparatrices, en explorant toutes les pistes possibles : utilisation des cellules souches, organes artificiels, robotique, toutes les innovations seront ici à l’honneur.

Et votre simple présence au sein de ce projet, Messieurs les Professeurs, justifie les espoirs que nous fondons sur lui. Car nul ne l’ignore, vous faites partie des meilleurs spécialistes au monde des maladies cardio-vasculaires et de la chirurgie cardiaque. Et je sais l’énergie que vous avez déployée pour rendre possible la création de ce centre : je tenais à vous en remercier, car j’en suis certaine, sa naissance ne tardera pas à se traduire par des avancées considérable au bénéfice du patient.

Car c’est lui qui sera au cœur de vos travaux. Dans un cas, il s’agira d’améliorer sa prise en charge, et singulièrement sa prise en charge préventive ; dans l’autre, de réparer aussi rapidement que possible les lésions causées par un accident cardio-vasculaire. Avec pour chacun de vos projets, un seul souci, celui de faire bénéficier au plus vite le patient des dernières avancées de la recherche. Nous avons ainsi la garantie que toutes les données collectées seront utilisées pour améliorer leur sort.

Mais ce front commun n’unit pas simplement les médecins et les chercheurs. Il rassemble également tous les acteurs de notre système hospitalo-universitaire. Car c’est aujourd’hui une collaboration exemplaire qui trouve son aboutissement : l’assistance publique – hôpitaux de Paris, l’INSERM et l’université Paris-V ont en effet mis en commun leurs forces pour créer ce nouveau centre de recherches de pointe. Et je tiens ce matin à saluer leur engagement, en leur adressant mes plus vives félicitations: Messieurs les Présidents, vous pouvez être très fiers de ce projet.

Je tenais également à vous le dire, Mesdames et Messieurs, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche est à vos côtés pour vous aider à constituer ce front commun au service des patients. Et il l’est non seulement sur le plan financier, mais également en matière administrative.

Le développement de la recherche translationnelle se heurtait en effet parfois à des lourdeurs administratives. Il en allait ainsi en matière de brevet et c’est pourquoi j’ai souhaité que la propriété industrielle relève désormais d’un gestionnaire unique pour les établissements publics de recherche opérant sur un même site. Avec un seul objectif : celui d’accélérer le passage de la recherche fondamentale aux applications.

De même, j’ai souhaité que soit rendue possible la délégation de gestion au sein des unités mixtes de recherche. Là encore, cela permettra d’alléger les formalités administratives auxquelles les scientifiques étaient confrontés et de leur rendre ainsi du temps de recherche. Pour être mise en œuvre, cette délégation doit faire l’objet d’accords entre les universités et les organismes. Je souhaite que ceux-ci puissent être signés le plus rapidement possible. Et je sais que l’Inserm et Paris V sont pionniers dans ce domaine.

Il serait en effet regrettable que la culture du front commun, qui ne cesse de gagner du terrain, puisse se heurter à des obstacles purement administratifs. Ce serait en effet perdre de vue l’esprit même qui nous rassemble aujourd’hui : celui de la mobilisation générale au service du patient !

Car c’est cette mobilisation qui fait tout le prix de votre projet. Aux équipes qui seront bientôt chez elles dans ce nouveau centre, j’adresse donc tous mes vœux de succès. Je sais que, grâce à vous, la recherche sur les maladies cardio-vasculaires connaîtra bientôt de nouvelles avancées. 

Je vous remercie.

 

 

 

1ère publication : 8.09.2009 - Mise à jour : 8.09.0009
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