Note flash SIES

Publication de la note de synthèse "Une meilleure insertion sur le marché du travail pour les diplômés par la voie de l'alternance"

Communiqué de presse

Le service statistique du ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation (SIES) publie ce jour une note de synthèse présentant les résultats issus d'un dispositif d'enquêtes annuelles sur l'insertion des diplômés de master, de licence professionnelle et de D.U.T. à l'université, coordonné par le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, et administré par les universités.

Les résultats positifs présentés dans cette note confortent l'engagement de Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, en lien avec la démarche interministérielle et les conférences de l'enseignement supérieur, pour promouvoir le développement de l'apprentissage au service de la diversification de l'accès au diplôme, de l'insertion professionnelle et de l'égalité des chances.

Le soutien apporté par le Gouvernement à la promotion de l'apprentissage a permis de renforcer l'attractivité de cette voie de formation, dont se sont emparées les établissements de l'enseignement supérieur pour répondre aux attentes des étudiants, diversifier et soutenir les parcours des jeunes et satisfaire les besoins en qualification et en emploi des territoires.

Les principaux enseignements

La note signale que 33 % des diplômés de licence professionnelle de nationalité française et de moins de 30 ans (champ de l'enquête d'insertion professionnelle) ont obtenu leur diplôme en apprentissage et 24 % en contrat de professionnalisation. En master, ces parts de diplômés sont moindres, respectivement 15 % et 6 %.

En décembre 2019, les diplômés par la voie de l'alternance (formation initiale en apprentissage ou formation continue sous contrat de professionnalisation) bénéficient de meilleures conditions d'insertion que les diplômés en formation initiale sous statut étudiant : les diplômés de licence professionnelle (L.P.) et de master L.M.D. (hors master enseignement) qui ont obtenu leur diplôme par la voie de l'alternance en 2017 bénéficient de taux d'insertion à 30 mois supérieurs de 4 à 6 points à ceux des diplômés en formation initiale sous statut étudiant.

Non seulement leur taux d'insertion sont supérieurs, mais les emplois qu'ils occupent sont en moyenne plus stables, plus qualifiés et plus rémunérateurs. Ainsi, les diplômés de licence professionnelle et master L.M.D. par la voie de l'alternance occupent des emplois de meilleure qualité que les diplômés sous statut étudiant, quel que soit l'indicateur considéré. À 30 mois, le taux d'emploi stable des alternants est supérieur de 10 points en licence professionnelle et d'environ 15 points en master. Leur taux d'emploi de niveau cadre ou professions intermédiaires est également plus élevé mais dans de moindres proportions.

Les diplômés par la voie de l'alternance perçoivent un salaire net mensuel médian d'environ 1 800 euros en L.P. et entre 2 220 et 2 310 euros en master L.M.D., soit un surplus salarial de 200 à 300 euros nets mensuels par rapport aux diplômés en formation initiale sous statut étudiant. En master, le niveau de rémunération est en moyenne plus élevé pour les apprentis que pour les contrats de professionnalisation, alors qu'il est équivalent en licence professionnelle.

L'adéquation ressentie entre l'emploi occupé et le niveau de formation ou le domaine de spécialité du diplôme est toujours supérieure pour les apprentis ou les contrats de professionnalisation par rapport aux diplômés sous statut étudiant. Le niveau de satisfaction à l'égard des missions dans l'emploi ou des responsabilités est également légèrement plus élevé pour les alternants (de + 2 points à + 3 points selon l'indicateur et le type d'alternance). La satisfaction exprimée en regard du niveau de rémunération est nettement moindre que pour les missions et responsabilités, mais toujours supérieure à celle des diplômés sous statut étudiant.

Enfin, les diplômés de L.P. et master par la voie de l'alternance restent plus souvent travailler dans leur région de formation que leurs homologues en formation initiale sous statut étudiant, en particulier les apprentis. Pour ces derniers, seulement 31 % en L.P. et 33 % en master ont quitté leur région de formation pour travailler contre respectivement 43 % et 46 % des diplômés en formation initiale sous statut étudiant.