Choose France for Science

La France, terre d’accueil pour les chercheurs du monde entier

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Une initiative pour renforcer l’attractivité scientifique de la France

Lancée le 18 avril 2025, l’initiative Choose France For Science vise à accueillir et attirer en France des chercheurs de très haut niveau. Elle leur offre la possibilité de poursuivre librement leurs travaux aux côtés de leurs collègues établis en France, en bénéficiant du dynamisme scientifique national et de moyens dédiés pour accompagner cette transition. Elle vient prolonger l’effort engagé avec la loi de programmation de la recherche, promulguée en 2020 et destinée à renforcer substantiellement les moyens des laboratoires.

Portée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, et opérée par l’Agence nationale de la recherche (ANR) dans le cadre de France 2030, cette initiative s’inscrit au cœur de la stratégie d’attractivité et de diplomatie scientifique de la France.

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Choisir la recherche en France

Parcours de lauréats

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Légende : Vidéo : Alka Patel, chercheuse américaine accueillie à Aix-Marseille Université

Transcription

Alka Patel : C'était vraiment la première opportunité d'envisager que je peux travailler, enseigner et avoir une autre équipe de recherche en France.

Je m'appelle Alka Patel, je fais de la recherche sur l'architecture et l'histoire de l'architecture en Asie du Sud, c'est-à-dire le sous-continent indien. Cela va de l'Afghanistan jusqu'au Bangladesh et aussi au Sri Lanka. C'est quelque chose que je savais depuis longtemps, qu'il y a des problèmes pour la recherche, surtout pour voyager. Par exemple, c'était pratiquement impossible de voyager à Cuba ou en Iran, et c'était vraiment un obstacle important, parce que pour moi, le plus intéressant, ce sont les connexions entre les traditions architecturales, à travers les régions de l'Eurasie, c'est-à-dire le monde iranien bien sûr, avec l'Inde. Et il faut aller dans les régions avec les restes architecturaux pour documenter et étudier. Mais c'était toujours difficile, et pour tous les chercheurs qui travaillent sur le monde islamique, par exemple, c'est pratiquement impossible. Il y a un contraste entre le monde scientifique aux États-Unis et en France.

Je dirais qu'actuellement, c'est aussi une manière d'ouvrir les horizons pour mes étudiants qui ont fini très récemment leur doctorat, et pour eux, ça ouvre des opportunités. Maintenant, ils regardent sérieusement les post-doctorats et les autres dispositifs ici en Europe, et surtout en France. Bien sûr, pour ma carrière, c'est aussi une opportunité de fortifier les liens avec les collègues ici en France.

La recherche est vraiment faite dans un autre esprit ici en France, c'est plus collectif. Pour les projets, on pense toujours en termes d'équipe, et j'apprécie l'esprit de communauté.

Cela fait longtemps que je n'avais pas beaucoup de lumière, et je n'avais pas beaucoup d'optimisme aux États-Unis. J'avais la chance d'avoir fait beaucoup de recherche, d'avoir eu des opportunités, je le reconnais. Mais ce n'était pas un futur avec beaucoup de lumière. Et ici, je vois des horizons plus vastes, c'est positif.

  • Remerciements : Centre Dominique-Vivant Denon et Musée du Louvre.
  • Réalisation vidéo : DELCOM 1 - Bureau de la communication de l’enseignement supérieur et de la recherche 
  • Photos additionnelles : Alka Patel Archive. Afghanistan and Iran, Art and Architecture
  • Musique : Back to history, Roman SENYK
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Légende : Kartik Sheth, de la NASA à Marseille

Transcription

Kartik Sheth : L’histoire commence le 10 mars 2025, tout à fait par surprise. J’étais directeur scientifique adjoint à la NASA, quand nous avons reçu un message nous annonçant que notre service entier, celui du directeur scientifique et celui de la technologie, des politiques et de la stratégie, étaient supprimés. Ces deux structures majeures avaient pour mission
de conseiller l’administrateur sur tous les aspects de la science et de la technologie. Recevoir une telle annonce a été un vrai choc. La plus grande difficulté, c’est que du jour au lendemain, sans emploi, je ne savais plus comment j’allais pouvoir poursuivre mon travail. Le programme Choose France for Science et le programme Safe Place for Science à Marseille, sont deux formidables opportunités pour continuer mes recherches.

Je m’appelle Kartik Sheth. Jusqu’à récemment, j’étais directeur scientifique adjoint à la NASA, où je travaillais sur l’astrophysique et les sciences de la Terre. Avant de rejoindre le gouvernement, il y a dix ans, j’ai eu une longue carrière académique qui a duré près de vingt ans. J’étais astrophysicien et ma grande passion était l’étude de l’évolution des galaxies.

Les galaxies sont les briques fondamentales de l’Univers. Nous vivons dans la galaxie de la Voie lactée. La question, c’est : comment cette galaxie est-elle née ? Quand les premières galaxies se sont-elles formées ? Comment ont-elles changé au fil du temps, et comment en sommes-nous arrivés là ? Pour étudier tout cela, je travaille sur les galaxies spirales barrées. Je ne sais pas si vous connaissez Star Wars, mais imaginez le chasseur TIE. Une galaxie à spirale barrée ressemble à un chasseur TIE. Il y a une barre d’étoiles au centre et des bras spiraux à chaque extrémité. Aujourd’hui, on sait que les deux tiers des galaxies connues sont des galaxies spirales barrées.

Mais à quoi ressemblaient-elles dans le passé ? C’est important, car la présence ou non de cette barre indique la maturité ou l’âge d’une galaxie. Nous avons donc beaucoup travaillé avec le télescope spatial Hubble, le télescope Spitzer et des télescopes terrestres. En 2008, j’ai dû arrêter mes recherches, car c’était la limite de ce que Hubble pouvait observer. Puis, il y a deux ans, la fusée Ariane a lancé le télescope spatial James Webb. C’est un moment extraordinaire pour remonter 7 milliards d’années en arrière, jusqu’aux débuts du temps, et comprendre comment les premières galaxies se sont formées. Le deuxième volet de mes recherches porte sur la formation des étoiles. L’un des processus les plus fondamentaux dans l’évolution de l’univers, c’est la transformation du gaz en étoiles. Pour observer ce phénomène, nous utilisons des radiotélescopes comme l’Atacama Large Millimeter Array et le Square Kilometer Array. La France participe à ces deux projets. Grâce à ces télescopes, nous étudions le gaz et la poussière dont naissent les étoiles et les planètes. C’est une grande partie de mes recherches passées et que j’espère poursuivre
en arrivant en France.

Il m’offre un formidable soutien de départ, qui va me permettre de constituer une équipe avec des étudiants et postdoctorants. Il offre aussi les moyens
d’organiser des rencontres scientifiques entre les États-Unis, la France, l’Europe, l’Asie et l’Afrique, afin que nous puissions nous réunir et faire avancer la science internationale. Je suis aussi très enthousiaste à l’idée de vivre dans un autre pays. Faire des allers-retours, apprendre le français, découvrir la culture française
et m’en inspirer, c’est passionnant.

Quand je parle avec mes collègues français, j’apprécie vraiment leur rapport à l’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. À mon âge, la famille a une place essentielle. J’apprécie donc la flexibilité des systèmes français et européens. Enfin, ce que j’admire tout particulièrement dans ces systèmes, c’est leur esprit de collaboration. Aujourd’hui, à un moment de ma carrière où je dois réfléchir autrement, je veux vraiment me demander comment renforcer les partenariats entre les États-Unis, la France et l’Europe, pour faire de la science comme le font déjà les Européens et les Français. C’est quelque chose qui me motive.

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Légende : Comprendre l'océan français avec Stephen Griffies du programme Choose France for Science

Transcription

Stephen Griffies : La science en France est de renommée mondiale. L’offre faite via le programme Choose France for Science est vraiment formidable. Cela offre une immense liberté pour faire la science que je souhaite, que je trouve importante. et me permet de collaborer avec de nombreuses personnes ici en France et ailleurs. Je m’appelle Stephen Griffies Je travaille en physique océanique théorique et numérique, c’est-à-dire l’étude des mouvements de l’océan, comment il circule et ses interactions avec le système climatique mondial. Le premier endroit où j’ai travaillé pendant environ 30 ans, était un laboratoire appelé le Geophysical Fluid Dynamics Laboratory à Princeton, dans le New Jersey. Selon moi, ce laboratoire est le meilleur au monde dans ce qu’il fait. Mais hélàs, je pense que la plupart des gens ont vu les infos... Ces derniers temps, il a été plutôt difficile de mener des recherches créatives, motivées par la curiosité, et même des missions recherche scientifique aux États-Unis. Surtout en ce qui concerne le climat et le réchauffement planétaire, qui ne sont plus vraiment des questions, en soi, on sait que c’est en train d’arriver. Les vraies questions, sont : dans quelle mesure, jusqu’à quel point, et où exactement ? Et d’autres points qu’on essaie de comprendre de la planète et du réchauffement. Alors j’ai quitté le gouvernement et décidé de chercher ailleurs. Des collègues en France m’ont contacté et m’ont encouragé à postuler au programme Choose France for Science, ce que j’ai fait. J’ai eu la chance d’être accepté. L’une de mes convictions en tant que scientifique, c’est que la meilleure façon de faire de la science, c’est de laisser les scientifiques s’auto-organiser, avec un certain encadrement, des orientations, mais en choisissant eux-mêmes les problématiques. Et inévitablement, les prix Nobel, les meilleures découvertes, toutes les plus grandes avancées, je crois, sont nées de la science motivée par la curiosité L’étude de la Terre, des océans, de l’atmosphère et du climat, il reste encore tant de questions fondamentales à résoudre pour comprendre ce qui se passe sur notre planète, comment et où les changements pourraient survenir, leur ampleur, leur chronologie. Toutes ces questions sont incroyablement complexes à aborder. Il nous faut donc plus de science. Il faut soutenir la science. C’est pourquoi je me sens extrêmement privilégié de pouvoir y contribuer ici, en France.

Informations pratiques

Comment candidater à Choose France for science ?

Les candidatures se déposent sur la plateforme Choose France for Science, gérée par l’ANR. Deux cas de figure sont possibles.

Premiers lauréats accueillis

119

dossiers de candidature déposés

+ 2 000

dossiers créés au 19 janvier 2026

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